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@Olivier Perriet
soit il garde ses amis gauchistes de la 1ere heure qui lui ont permis de faire 12% en 2012, mais ça restera minoritaire, communautariste et con.
Non, c’est exactement l’inverse, le succès de la FI à la Présidentielle s’explique par l’ouverture idéologique du parti et le ralliement au premier tour d’une partie des "bobos" — attirés par les discours de Mélenchon sur l’écologie — et de la gauche souverainiste et "laïciste".
Les bobos sont depuis repartis, retournés chez Macron ou les Verts, ou effrayés par la personnalité "autoritaire" de Mélenchon et ses penchants égocentriques.
Les sociaux-souverainistes et les républicains laïcs ont été mis en minorité et ostracisés au sein du parti. Ils se sont probablement dispersés dans la nature (RN, abstentionnisme, éventuellement Philippot ou UPR).
Ce témoignage interne corrobore ce que j’avais écrit il y a quelques semaines au sujet de Mélenchon et de l’évolution politique de la FI :
Aussitôt ce succès acquis, Mélenchon, en bon idéologue, a réouvert la porte aux militants indigénistes, décoloniaux, islamo-gauchistes & cie tenus à l’écart ou mis en veilleuse durant la campagne (présidentielle). Il a mis au rancart les thèmes industrialistes, maritimes et écologiques portés avec coeur et intelligence durant la campagne pour revenir aux discours bornés de l’extrême-gauche en réaffirmant à chaque occasion possible son anticléricalisme. Il n’a rien fait pour s’opposer à la montée en puissance dans son parti des discours différencialistes et parfois ethnicistes, désormais relayés dans les facs de sciences humaines par des militants de la FI.
La vague provincialisation du mouvement amorcée durant la campagne a pris fin et la logique partisane et parisianiste a repris tous ses droits dans l’organisation du parti. Les souverainistes et les "laïcards" ont été l’objet d’une véritable purge interne à laquelle Mélenchon n’a pas pris part mais sans pour autant avoir le courage ou la volonté de s’y opposer, ce qui revient de fait à la cautionner, rappelant ainsi l’ADN trotskyste de son parti.
Résultat, une perte de 10 points dans les sondages. La FI tente aujourd’hui de raccrocher le "peuple" en accaparant le mouvement des GJ, et on nous balance pour les Européennes une gentille petite Manon sortie de sa province qui s’efforce de montrer un visage aimable et d’évacuer les thèmes embarrassants (migrations) sous l’angle de la critique exclusive du capitalisme et des inégalités qu’il génère.
(...)
Il est pratiquement acquis que la minorité indigéniste/différencialiste/gauchiste a pris le pouvoir au sein des structures militantes et dirigeantes du parti mais que cette mue idéologique en cours ne peut pas encore être assumée sur le plan politique ni portée auprès de l’électorat de gauche — plutôt "blanc", grisonnant et attaché à la laïcité —, donc on envoie en attendant des figures médiatiques lissées mais peu représentatives de l’évolution interne du parti, comme la petite Manon venue de l’associatif humanitaire ou un Corbière, que l’on voit partout mais qui est en fait le dernier représentant un peu déprimé de la ligne républicaine et souverainiste au sein du parti, le seul dont les gauchistes n’ont pas pu obtenir la démission en raison de sa proximité avec Mélenchon.
Mélenchon me paraît usé politiquement, il semble moins s’intéresser à l’avenir du pays ou de son parti qu’à se venger de la gauche et des socialistes qui, à ses yeux au moins, l’auront sans doute empêché de réaliser ses ambitions et privé d’un destin politique national de premier plan.
J’ajoute à la lecture de ce témoignage édifiant que la FI a aujourd’hui clairement un double agenda politique. Le premier (républicain et souverainiste) est celui qu’on voit ou qu’on entend sur les plateaux télé ou en marge des manifestations. Le second (gauchiste et indigéniste) est celui qui prévaut en interne mais qui (pour l’instant) ne sort pas des réunions militantes et des facs de sciences humaines, attendant que l’opinion soit mûre et suffisamment réceptive aux théories du genre, "cultural studies" et autres "identity politics" importée des Etats-Unis.
Mélenchon, par égocentrisme et goût de la revanche, peut-être aussi par aveuglement et par haine d’une certaine majorité ethno-culturelle, a visiblement décidé de laisser cette évolution suivre son cours ("après moi le déluge") ; pire, il lui sert maintenant d’homme de paille, de caution intellectuelle et politique, de visage bonhomme réagissant avec émotion à l’incendie de Notre-Dame ou se réclamant de l’héritage politique de Jaurès.
@l’argentin
Arrêtez avec votre faux-combat hypocrite contre l’extrême-droite et les "identitaires", une bonne partie de vos militants défendent des idées que d’aucuns qualifieraient d’extrême-droite voire de pétainistes (dénonciation obsessionnelle du complot (judéo)maçonnique, chasse à l’"antifrance", défense de la "vraie France catholique", haine obsessionnelle de la République", il suffit de lire les propos tenus ici par les chauds partisans d’Asselineau).
Parti de tartuffes ("cachez cet identitaire que je ne saurais voir") qui a honte de ce qu’il est en réalité et qui n’a pas confiance dans ses propres membres, d’où cette obsession d’Asselineau (qui sait ce qu’il en est) de se distinguer à tout prix de l’extrême-droite en verrouillant la communication et en prétendant s’offrir en alternative aux "identitaires" (subtile manière aussi d’appeler les électeurs d’extrême-droite à voter pour l’UPR tout en prétendant n’avoir rien à faire avec les "nazis" pestiférés dans les médias).
Si on ne rejoint pas l’UPR, la France implosera ? Outre le caractère ridicule d’une telle affirmation ("après moi le déluge"), en quoi alors vous différenciez-vous des "prophètes de malheur d’extrême-droite" qui utilisent exactement le même type d’argument ?
Et cette tendance à dénoncer, à calomnier et à salir tous les gens que vous percevez le plus souvent de manière gratuite comme des concurrents ou des ennemis, c’est pas une vieille ficelle d’extrême droite ? Et qui sont "nos ennemis" ?
Je m’en fous complètement des ex-FI et des ex-FN qui se roulent des pelles à l’UPR (alliance des rouges-bruns tiens
Pourquoi vous en prendre ainsi à ce type, est-ce qu’il critique Asselineau, est-ce qu’il empêche les militants UPR de faire leur propagande sur les forums ? Toute la dissidence à deux balles s’excite sur Branco car il vient marcher sur vos platebandes et produit une critique systémique sans pour autant tomber dans les pièges de la pensée obsessionnelle et systématique. Sa connaissance des réseaux de cooptation au sein de l’élite française lui permet de parler de manière argumentée et semble-t-il rationnelle de pratiques et de mécanismes que les Soral & cie ne peuvent décrire que de manière obscure et fantasmée en recyclant les vieux poncifs de la pensée antisémite et antimaçonnique du XIXème siècle.
Pour ces derniers, il est essentiel de maintenir leur auditoire dans un ghetto idéologique étroitement surveillé et de traiter toute parole concurrente "d’imposture".
@l’argentin
Il faut croire que ça vous fait tous baver la "guerre civile" que vous voyez venir dans vos boules de cristal aussi enfumées que vos cerveaux. CNR 2.0 non mais n’importe quoi, on entend d’ici l’enthousiasme des jeunes qui savent à peine ce qu’est le CNR... la seule alternative c’est Asselineau ou la guerre de civilisation, t’as pas trouvé plus ridicule comme alternative ? Ah ouais là on est vraiment mal barré
@joelim
Le mot "ridicule" est excessif. Je veux dire que faire 1 ou 2% à ce type d’élection n’ouvre aucune perspective politique. Une abstention massive a plus d’impact politique.
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