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    Joe Chip Joe Chip 28 mai 2019 18:39

    @PumTchak

    C’est facile à écrire, mais c’est autre chose d’avoir à démontrer ce qu’on affirme. Le CNR a été réuni le 27 mai 1943 par le franc-mac radsoc Jean Moulin, délégué depuis le 9 septembre 1941 de Charles de Gaulle, catho tradi au vieil arrière goût monarchique : difficile de trouver plus antinomiques comme pédigrées.

    Il est encore plus facile de lire et de ne pas croire avoir compris ce que je n’ai pas écrit. Je ne vois pas en quoi cela contredit mes propos. De Gaulle a aussi participé à des réunions et publiquement soutenu des opérations anglo-américaines qu’il n’approuvait pas, car en temps de guerre, c’est la nécessité qui dicte la politique à suivre. Est-ce que ça en faisait pour autant un "suppôt" des anglo-américains comme le décrivait la propagande de Vichy ? Evidemment non. 
    En outre, on ne peut pas comparer la situation politique en temps de guerre et en temps de paix, surtout quand on est exilé... CDG n’est pas dans le même état d’esprit en 1943 et 1945, ses déboires politiques avec la résistance et en particulier avec les communistes dès 1944 sont de notoriété publique, je ne vais pas me fatiguer à rappeler des évidences sous prétexte que le CNR est devenu dans l’esprit de certain un mythe politique alors qu’à l’époque ils étaient tous à couteaux tirés et que De Gaulle s’évertuait à éviter (sans succès) le retour de la politique des partis... Du reste le programme du CNR et celui de De Gaulle sont distincts ; ils se rejoignent évidemment sur certains points consensuels dans l’après-guerre (nationalisation, 
    sécurité sociale) ce qui ne veut pas dire pour autant que DG appréciait les communistes français dont il se méfiait en réalité en raison des liens politiques entre le parti communiste et Moscou. 

    Tout le reste est hors-sujet, merci pour cette récitation inutile et cette phrase qui vaut son pesant d’or :

    Les maquis disséminés dans les régions de France ont joué un peu le même rôle que les ronds-points des GJ.

    Bah voyons... il est vrai que les GJ risquaient jour et nuit les rafles et les exécution sommaires... d’ailleurs qu’est-ce que viennent foutre là les GJ surtout lorsque vous m’invitez à ne pas "réexpliquer les faits passés à partir de la médiocrité actuelle".

     

    Quant à dire que je n’apprécierais pas personnellement de Gaulle, ce n’est pas un argument (qu’est-ce que cela changerait si je ne l’appréciais pas, ce qui n’est pas le cas d’ailleurs ?) 



  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 28 mai 2019 18:03

    @Gollum

    Politiquement, on ne peut pas déplorer l’absence de guerre et de famine et encore moins expliquer "l’amollissement généralisé" par cet argument, sauf si on s’inscrit bien sûr dans une certaine école de pensée. L’argument est encore moins recevable dans un pays qui a subi plusieurs saignées démographiques, sauf à estimer que les Français devraient subir tous les 50 ans une "bonne guerre" sur leur territoire pour se ressaisir..

    Non, il y a heureusement d’autres moyens pour impliquer une population et lui redonner le sentiment de sa légitimité et de sa continuité historique.

    Pour le reste, tu as raison, je ne partage pas ton aversion primaire pour le christianisme ni tes analyses à ce sujet, donc je n’y reviens pas. L’histoire des mentalités est assez facile à faire, il faut donc résister à la tentation d’interpréter l’histoire exclusivement à travers ce prisme, en particulier l’histoire contemporaine. 

    Je vais juste commenter ce point :

    Sans doute, mais le surhomme ce n’est pas chrétien. L’idéal chrétien est le martyre. Donc d’en prendre plein la tronche. Et s’il n’y a pas assez de persécuteurs on se fait soi-même son propre persécuteur.

     

    Non, l’idéal chrétien n’est pas le martyr, c’est la charité. Il n’y a aucun texte chrétien qui commande le martyr aux croyants ni à rechercher les persécutions. Dans les Evangiles, Jésus conseille clairement aux apôtres de fuir les persécutions. Il faut être prudent avec les descriptions des martyrs en fous masochistes qui ont été faites par les Romains, peu réputés pour leur objectivité (cf. description des Gaulois en barbares hirsutes totalement réfutés par la recherche historique et les données de l’archéologie).
    Le comportement stoïque des chrétiens devant la mort a d’abord amusé et diverti les Romains, puis il les a horrifié (on rapporte le cas d’une jeune femme qui n’émit pas un bruit alors que les lions féroces la dévoraient) avant de les livrer à des interrogations dérangeantes et des doutes sur leur propre "foi" et leurs propres valeurs. A Rome, la religion était devenue purement civique et formaliste, les gens n’y adhéraient plus que par convention ou tradition ("religion des ancêtres") et le monde gréco-romain, malgré son avancement dans la philosophie, n’était pas encore mûr pour un système de pensée rationaliste et "moderne" avant l’heure. Par conséquent il y avait un vide spirituel dans lequel la religion chrétienne a pu prospérer. Le pouvoir romain a rapidement compris la nature subversive du martyr chrétien et d’une religion personnelle basée sur l’adhésion volontaire. Certains historiens n’hésitent pas d’ailleurs à assimiler le martyr à une forme de terrorisme politique. Je n’irai pas jusque là mais c’est beaucoup plus complexe en tout cas qu’un simple complexe de persécution lié à la mentalité chrétienne qui permettrait de tout expliquer, des martyrs à Rome jusqu’à la culpabilité des Français autour de la collaboration. 

    Sur la fin de ton post tu verse dans la caricature quelque peu. Le faible score de l’UPR vient de la peur du risque.

     
    A mon avis c’est ça la caricature même si j’ai lu bien pire sur les vidéos de l’UPR où la dissonance cognitive va encore une fois empêcher toute forme de remise en question. C’est la faute du système, des médias qui n’invitent pas Asselineau ou jamais assez ni comme il faudrait, et en dernière analyse des "moutons" et des Français qui sont trop cons... Il ne faut pas jouer le jeu des élections si vous ne voulez pas vous frotter à un corps électoral qui n’est pas composé uniquement de forumeurs et d’internautes par ailleurs enfermés dans leur propre bulle cognitive.



  • 2 votes
    Joe Chip Joe Chip 28 mai 2019 14:22

    @Gollum

    Donc c’est bien la pétoche qui prime. Pétoche qui vient de l’ultra confort dans lequel on baigne aujourd’hui et que l’on a peur de perdre..

    Les français sont devenus collectivement de gros bourgeois (même si modestes) qui n’aspirent qu’à une chose : vivre tranquilles et dormir tranquilles... Avoir le max de loisirs...

    Les "trouilles" dont tu parles ne sont pas spécifiquement françaises et sont agitées aussi dans les autres pays. Par ailleurs, les pays du nord de l’Europe, les Suisses, les Australiens, etc. sont plus riches que nous, consomment et épargnent davantage sans avoir développé cette mentalité de petits rentiers angoissés par tout et accrochés qui à son statut, qui à sa retraite... d’ailleurs un Asselineau qui prétend rompre avec ce système ne tient que ce discours infantilisant aux Français : et on va vous sauver vos retraites, et on va vous sauver vos emplois de fonctionnaires, bien payés et avec la sécurité de l’emploi, et on va vous sauver vos industries, on va ressusciter votre CNR, votre franc (dévalué), votre sécu, les colonies, etc, etc, etc... 

    C’est ce qu’en psychologie on appelle le confort débilitant, le fait de toujours privilégier la sécurité qui conduit à refuser de manière obstinée le changement par crainte des effets négatifs (souvent provisoires) produits par une salutaire remise en question. Quand De Gaulle fustigeait les "veaux", il ne disait pas autre chose, les Français aspirent paradoxalement à être conduit par un chef tout en refusant de se laisser entraîner en avant... le résultat on le voit tous les jours dans l’actualité ou presque.

    A mon avis l’origine du mal remonte justement à la seconde guerre mondiale et au CNR, que De Gaulle n’appréciait pas du tout par ailleurs, y-voyant un attelage de résistants réfractaires refusant de restituer toutes ses prérogatives légales à l’Etat, d’opportunistes et de communistes cherchant avant tout à étendre leur influence dans la vie publique. D’ailleurs, De Gaulle n’a fini par approuver ce programme qu’en 1945, et pour des raisons purement politiciennes... avant de quitter le pouvoir.

    Sous Pétain, les Français avaient subi au quotidien une propagande pernicieuse et démoralisante attribuant les causes de la défaite à une faillite morale de la nation (qui disculpait évidemment les élites de toute responsabilité). Puis à la libération, le pays a pris conscience de l’ampleur de la collaboration. Au discours sur la faillite morale de la droite s’est substitué un discours de la gauche sur la culpabilité collective qui a entretenu la mauvaise conscience des Français malgré le retour de la prospérité économique. Le pays avait failli avant la guerre, il avait fauté pendant. A partir des années 70, la gauche en perte de vitesse sur le plan social a commencé à exploiter ce ressentiment pour faire passer les lois pleven (ancien du CNR) et justifier l’immigration massive et le regroupement familial par des arguments moraux. Accepter cette immigration était le seul moyen de racheter la dette morale collective des Français.  

    Après la guerre, les élites auraient dû au contraire chercher à restaurer avant tout le sentiment de dignité et de fierté du peuple, un peu comme un psy va chercher à restaurer l’estime de soi d’un dépressif, sans laquelle celui-ci ne pourra jamais se sortir de son état d’accablement et de prostration et commencer à se reconstruire. 
    Or, qu’on fait les élites ? Ils ont renforcé le sentiment d’illégitimité et de haine de soi des Français. Au lieu de proposer au pays des défis collectifs, ils l’ont progressivement installé dans la médiocrité comme on installe une personne fragilisée dans un doux fauteuil moelleux. Au lieu de redonner le goût de la marche au peuple Français, on l’a allongé et plongé dans une psychanalyse collective infernale et débilitante sans fin ni autre objet que raviver des blessures anciennes ou les réouvrir, afin que cela ne cicatrise jamais, et toujours avec le prétexte de soigner le présent. 
    On a fait comprendre aux Français qu’ils ne valaient collectivement plus
    rien mais que l’Etat allait bien prendre soin d’eux individuellement. Personne ne serait heureux, mais personne n’aurait de raison de se plaindre puisque chacun aurait son emploi, sa maison, ses possibilités de consommation, etc. 
    Tout ça a duré grosso modo jusqu’au début des années 80. Et puis la crise économique s’est installée, et la mondialisation a fait soufflé les vents du néolibéralisme. La psychanalyse se poursuivait mais l’Etat n’avait plus les moyens d’assurer à chacun le bonheur et la sécurité matérielle. On (la gauche) commença à expliquer aux Français qu’ils avaient trop compté sur l’Etat et qu’il leur fallait commencer à réapprendre à vivre debout sur leurs jambes. Et les Français découvrirent alors que leurs jambes ne pouvaient plus les porter, sans compter tous ceux qui se disaient "A quoi bon avancer, après tout, puisque nous sommes des merdes de collabo antisémite qui n’avons fait que du mal à travers l’histoire".

    Quand on renonce totalement au surhomme, c’est le dernier homme qui advient. Et le dernier homme ne peut aspirer qu’au repos et à une vie relativement préservée du mal de vivre jusqu’à la mort, ou plutôt la disparition.

    Même si toutes les sociétés occidentales ont connu ce mouvement, il n’y a qu’en France qu’il a pris une telle dimension existentielle, dont nous ne parvenons pas collectivement à nous sortir. Macron et une partie des élites ont pris conscience du problème, mais leur solution reste uniquement valide dans le cadre de la société néolibérale et de l’individualisme. Sur le plan culturel, on continue contre toute raison à charger la mémoire des Français et à entretenir le masochisme de la population.   

    Les Allemands ont été confrontés à des problématiques similaires mais contrairement à nous, ils ont trouvé la solution en répondant à de grands défis collectifs dont les élites allemandes ont eu l’intelligence de ne pas protéger la population. Ces défis relevés avec un succès relatif ont été successivement :
    la reconstitution d’une industrie puissante et d’une économie productive donc chacun puisse être fier
     la réunification 
    — la restauration de l’image du pays
    — la prise de contrôle des institutions européennes

    Résultat, si les Allemands ont eux aussi des réflexes masochistes liés à la culpabilité collective, ils ont recouvré l’estime d’eux-mêmes et la confiance dans leur capacité sans laquelle un peuple ne plus exister et ne peut que logiquement s’enfoncer dans la rumination historique (fournie par Zemmour) et le ressentiment.

    Donc il ne faut pas s’étonner de voir les Français se détourner massivement des souverainistes et des anti-UE, qui au lieu de proposer des défis et des changements difficiles, parlent aux Français comme à des grabataires, sans pour autant pouvoir leur apporter les garanties matérielles que les autres leur promettent à l’intérieur du système. Donc la formule est douublement perdante sur le plan politique. Ne prétends pas protéger les gens et en même temps être en dehors du système, ça n’a aucun sens ! Les Français ne sont pas idiots, ils comprennent que tu n’as pas les moyens de ta politique.
    Philippot c’est une caricature de souverainiste social, je crois qu’il doit dire au moins 10 fois par minute le mot "social" ou "protection". Asselineau, c’est guère mieux, lui c’est l’obsession étatiste et l’illusion providentielle Ne vous inquiétez pas, je vous conduirai, je vous protégerai, on va refaire le CNR et peut-être le baptème de Clovis, on va remplacer les hauts-fonctionnaires européistes qui vous dirigent par des hauts-fonctionnaires opposés à l’UE...

    Bref... 



  • 1 vote
    Joe Chip Joe Chip 28 mai 2019 12:12

    Il est clair que le bataillon des jeunes écolos urbains d’EELV a vocation à constituer la réserve électorale de Macron, à l’instar du PC qui sous-traitait la question de la justice sociale pour le compte du PS durant les années 80-90. Rajoutons le PS moribond et Macron est déjà bien au chaud dans la perspective de l’élection de 2022, avec un matelas confortable de voix le portant à plus de 40%. On ajoute les anti-RN de droite et les conservateurs, et hop, emballé c’est pesé.

    Et chose qui a été peu notée, le parti EELV a fait un gros score en Corse et en Bretagne en raison des prises de positions pro-indépendantistes de Jadot qui a salué le positionnement (parfaitement hypocrite) des régionalistes sur l’immigration et la prise en charge des migrants.

    Le fait qu’aucun représentant de LREM ne l’ait attaqué sur ce point (alors que Macron a régulièrement des crises d’autoritarisme jacobin) montre qu’il y a un rapprochement électoraliste et idéologique en cours entre les libéraux, les écologistes urbains, les immigrationnistes et les régionalistes, qui va sans doute se concrétiser au sein du parlement européen où le groupe de Macron et les écologistes ont intérêt à se coordonner contrer le PPE. 
      



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 24 mai 2019 22:31

    D’ailleurs on constate que chez l’homme les seules parties encore couvertes par une importante pilosité sont les parties génitales, en particulier chez la femme, alors que chez les espèces de singes qui nous sont génétiquement les plus proches, les organes sexuels sont généralement les parties les plus visibles, souvent dénudées et rougies pour attirer l’attention du sexe opposé.

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