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@Jean Robin contre Fantômette
Les macronistes me paraissent plutôt correspondre au sociotype du yuppie survitaminé ou du banquier de la City. On ne les sent pas trop adeptes de la méditation pleine conscience, du bio et du commerce équitable quand même. Le supplément d’âme, la consommation éthique, tout ça, c’est pas trop leur truc, on voit bien d’ailleurs que l’écologie les laisse indifférent, c’est juste un support marketing pour vendre des réformes. Ils sont plutôt techno et stakhanovistes (tout le temps en train de parler de leur journée de travail de 12,15,18 heures) et du genre à finir en boîte avec des putes et de la coke, enfin bon, quand je vois Castaner et la galerie de petits clones de la garde rapprochée macronienne, ce sont les images qui me viennent naturellement à l’esprit.
Le problème de base l’UPR est qu’il est financé par ses membres et que leur budget de campagne (1,5 millions d’euro) est disproportionné par rapport à leur empreinte politique réelle. Evidemment, quand on est met autant d’argent de sa poche pour financer une cause, on attend inconsciemment un retour sur investissement, d’où cette incapacité à se remettre collectivement en cause.
Le fétichisme autour du nombre d’adhérents (compteur en temps réel) ne sert qu’à enfermer les gens dans une bulle cognitive et à créer une dynamique politique artificielle. L’UPR est dans un cercle vicieux où le parti doit gagner toujours plus de militants pour se convaincre que le résultat des élections ne dit pas la réalité et surtout pour amasser les fonds nécessaires afin de pouvoir continuer à faire campagne "comme les grands" et entretenir l’illusion auprès des militants.
Ils ne savent pas utiliser le net, enfin ils l’utilisent très mal pour faire du tapage publicitaire et du harcèlement en ligne, c’est à dire le degré 0 de la communication numérique.
Ils ne tirent même pas parti de le souplesse artisanale d’une petite structure qui fonctionne dans les faits comme le parti communiste des années 50.
Et puis ils ne comprennent pas ce qu’est une élection (un choix). La posture dialectique des militants de l’UPR est qu’il faut parvenir à priver les électeurs de leur capacité ou liberté de choisir, d’élire, qui serait en soi problématique (l’électeur étant forcément un con/mouton se contentant de remettre à chaque élection une pièce dans l’appareil). Cela passe par une volonté de verrouiller intégralement la réflexion tout en prétendant faire exactement le contraire.
"On leur a pourtant tout expliquer à ces débiles, pourquoi ils ne votent pas pour l’UPR ?"
"Toutes les informations sont sur le site de l’UPR, il vous suffit de lire"
A les écouter, voter serait un acte intégralement rationnel et impersonnel qui ne pourrait conduire qu’à un seul choix correct en faveur de l’UPR, toute autre option étant disqualifiée comme fasse ou inconséquente. Tout le monde aurait vocation à voter pour Asselineau puisque tous les Français seraient virtuellement d’accord avec lui, sans le savoir encore. Or, voter est un acte foncièrement subjectif. Même un Mélenchon ne va pas jusqu’à insulter ou nier la subjectivité de ses opposants politiques : il admet la contradiction et l’impossibilité de tout réconcilier au travers d’un seul choix pseudo-démocratique.
Bref, il y a là un paradoxe fondamental, ils sont dans une logique de parti unique et monocausal qui est déphasée par rapport à la logique électoraliste. Farrage n’a jamais défendu le Brexit ou l’article 50, il a fait en sorte d’être en mesure d’incarner les aspirations des europhobes britanniques et il est allé se battre pied à pied au sein même du parlement. Il n’a pas épluché le contenu des articles 22 et 24 alinéa 3b durant les débats télévisés, il n’a pas agité sa carte des euro-régions, il n’a jamais parlé de Walter Halstein, il a fait de la politique. Il est allé là-bas pour insulter les yeux dans les yeux le président du conseil (« Vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’aspect d’un petit guichetier de banque ») et en le traitant « d’assassin de la démocratie européenne et de toutes les nations européennes ».
Ca vous a quand même une autre gueule que nos Philippot et nos Asselineau avec leur ode au CNR et leur article 50. Nous on a des souverainistes qui ne composent même plus une force politique et qui réussissent l’exploit de se disputer des scores de 2 ou 3%.
@Sparker
Il n’y a aucun sondage qui donne 30 ou 40% de voix aux partis proposant le frexit, il y a juste un sondage qui a montré que 40% des gens se prononceraient en faveur d’une sortie de l’UE dans le cadre d’un RIC, ce qui politiquement ne veut pas dire grand-chose.
Il y aussi des sondages qui montrent que 60% des électeurs de Mélenchon pourraient voter pour MLP au second tour dee la prochaine présidentielle :
Ce qui est évidemment complètement bidon, le report des voix de "l’extrême-gauche" vers "l’extrême-droite" est marginal, en dépit des fantasmes d’alliance des rouge-bruns agités par les médias.
En une vidéo, un condensé de la bêtise et de l’arrogance sectaire des militants de l’UPR qui doivent être les seuls à traiter régulièrement les gens de crétins et de cons et à pouvoir s’étonner ensuite qu’ils ne votent pas pour eux (parmi d’autres raisons).
https://www.youtube.com/watch?v=LE0aehh52xU
Le soi-disant sondage qui donnait 40% de frexit est un exemple typique d’interprétation biaisée par la mauvaise foi militante :
https://www.ifop.com/wp-content/uploads/2019/02/116120-Résultats-Les-Français-et-le-RIC.pdf
1) Le sondage portait sur le RIC, pas directement sur le Frexit
2) La question posée portait d’abord sur la participation en cas de référendum :
Dans l’hypothèse où un référendum d’initiative citoyenne (RIC) était organisé sur les propositions suivantes, iriez-vous voter... la sortie de l’Union Européenne
D’autres items étaient testés (alignement du système des retraites, peine de mort, abrogation du mariage homosexuel...)
3) Le résultat est que le taux de participation s’élèverait à 57%, ce qui montre au passage que même sur le Frexit il ne faut pas trop compter sur les abstentionnistes.
4) Sur ce taux de participation, 40% s’exprimeraient en faveur d’une sortie de l’UE
Il ne s’agit donc pas de "40% de Français" mais de 40% de gens parmi ceux qui iraient voter...
En réalité, dans un autre sondage de la même IFOP réalisé début mai, le nombre de Français favorable à une sortie de l’UE était estimé à 23%
Evidemment, il faut encore passer ce chiffre à travers plusieurs filtres pour arriver à appréhender le poids électoral réel de partisans de sortie de l’UE comme le démontrent les résultats des Européennes où ces derniers ont obtenu 10% des voix sachant qu’elles ne se sont pas toutes reportées sur les partis défendant clairement le frexit qui ont obtenu entre 2 et 5% (selon qu’on ajoute NDA ou pas) pour la bonne et simple raison que le frexit n’est pas la préoccupation unique ou principale de nombre de "frexiters" potentiels, autant de subtilités dans l’analyse des données qui semblent avoir totalement échappé aux esprits supérieurs de l’UPR.
@ezechiel
C’est surtout qu’Asselineau essaie de capter (sans aucun succès) le vote communautaire musulman pour faire progresser son parti, alors que les musulmans majoritairement s’abstiennent ou votent en fonction d’intérêts locaux.
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