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Chitine

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Tout petit déjà, Chitine démontrait des prédispositions à l’autobiographie.

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    Chitine Chitine 10 avril 2014 15:52

    (à lire avec ton péremptoire)
    (je suis désolé pour le manque de clarté probable de certains passages ou de l’ensemble ; je prétendrai que cela vient d’un manque de compréhension. Ou que tout ceci ne constitue qu’un très court essai. Imparable)
    (ces remarques préalables ne peuvent être désignés comme des manœuvres faciles d’évitement de critiques futures)
    (cette dernière remarque non plus)
    .
    Il n’y a que de la nature.
    Ou il n’y a que de la culture.
    .
    La distinction nature/culture est le produit de l’expérience des choses et du temps à l’échelle humaine. Un temps court, sociologique et historique. Nous en avons besoin pour réfléchir et comprendre ce sur quoi on pourrait ou non avoir prise sur un temps court, comprendre la force d’inertie relative de ce qui prédétermine l’état actuel des choses.
    Sur un temps long, anthropologique et biologique, cette distinction n’a plus de sens.
    En tous cas si on accorde du crédit à la théorie évolutionniste en biologie.
    Par exemple, caricaturalement, le coup long de la girafe n’est qu’une culture de la pratique de manger des feuilles d’arbre inscrite génétiquement en nature biologique de la girafe. Mais le moment ou s’arrête la culture pour entrer en nature est ici un moment impossible à distinguer. C’est qu’il n’y en aurait pas.
    .
    Du coup parler d’"ordre naturel" pour justifier un ordre actuel n’a pas de sens.
    La nature sera tout ce qui aura été, inscrit au cours du temps.
    Il y a des ordres antécédents, des normes, des institutions qui orientent fortement, prédéterminent une façon d’être, mais aucune n’est par essence, donc aucune façon d’être n’est pas essence.
    .
    Nature et culture ne sont pas des concepts politiques mais épistémologiques, relatif à des cadres, à des séquences, à des états donnés d’un objet scientifique.
    Employés en politique pour argumenter la légitimité d’une orientation sociétale (c-à-d l’objet exclusif des débats politiques actuels), la distinction nature/culture est forcément foireuse car indéfiniment sujette à interprétation sans possibilité de résolution. La distinction N/C y constitue un problème en soi, inutile, dont on doit se passer...
    .
    ... en préférant le concept de "tradition".
    En désignant cette mémoire collective qui se transmet et s’enrichit en évoluant, un institué s’instituant sur une durée, un temps historique, la notion de tradition constitue l’alternative raisonnable à la stérile distinction N/C en politique.

    "La tradition" peut expliquer l’état donné des choses, l’inertie des choses, la résistance des choses, sans fermer la voie à l’évolution des choses.



  • 1 vote
    Chitine Chitine 10 avril 2014 11:39

    "@ Chitine
    Réfléchis un peu. S’ils ne mettaient que des vidéos du FN ou liée à la thèse du complot judéo maçonique, comment ils pourraient entuber l’écervelé comme toi pour le rabattre ensuite dans les nasses de son gourou ?
    Faut bien qu’ils alimentent un minimum les apparences.
    Pourquoi tu crois que Soral s’intéresse à l’UPR ? Soral fait déjà la même chose sur son site égalité et réconciliation. Son travail c’est de faire de la récupération. En postant une vidéo d’Asselineau, tu vas te dire en fait il est sympa et ouvert d’esprit, il va te séduire par ce biais, et après tu goberas toutes les conneries qu’il va te raconter et c’est comme ça qu’il va te retourner le cerveau. Et au final, soit tu t’abstiendras lors des élections, soit il réussira à te rabattre sur le vote FN."
    .
    Logan,
    L’"écervelé" te demande de démontrer ce qui est la base de ta super théorie selon laquelle l’Agence Info Libre est d’extrême droite, c’est-à-dire (je te cite)
    "vous donnez tribune à des personnalités / intellectuels d’extrême droite. Ce contenu occupant 75% voir plus de vos productions,"
    .
    Alors, comme je t’ai invité à le faire plus haut, balance.
    Vas-y, balance qui est d’extrême-droite dans le panel d’interviewés, selon les critères qui qualifient l’extrême-droite (ordre fort centralisé et hyper hiérarchisé, ultralibéralisme économique, suprémacisme de la raçe blanche, culte de la puissance du corps et de sa pureté...).
    .
    Si tu parviens à démontrer que les interviewés sont de ce bord, alors ce que tu dis est vrai et l’AIL fait de la propagande d’extrême-droite. Sinon ce que tu dis est faux, toi et ta théorie, c’est bidon.
    .
    Comme il t’est difficile de pouvoir me répondre en me citant quelqu’un d’interviewé par l’AIL correspondant aux critères le qualifiant d’extrême-droite,
    tu me répond en biais que Soral ne fait pas dans le frontal, il utilise les interviews de gens plus respectables comme Asselineau, (des interviews notamment faites par AIL, je suppose, sinon je ne vois pas le rapport).

    .

    Donc, selon toi, L’AIL fait des interviews de gens respectables.
    .
    Merci pour cette précision.

    C’est un brin contradictoire avec ce que tu penses soutenir par cet argument, mais bon, t’as le droit de ne pas être toujours d’accord avec toi même après tout.

    .

    Par contre, si tu veux être convaincant lorsque tu donnes ce que tu penses être des conseils de contre-propagande, de contre-influence, il va falloir que tu te mettes d’accord avec toi-même, parce qu’autrement ça passe mal.

    Disons que ça ne te donne pas vraiment l’air d’un spécialiste crédible, si tu vois ce que je veux dire.



  • 4 votes
    Chitine Chitine 9 avril 2014 16:47

    Logan,
    tout ton raisonnement tient sur le fait que les personnes interviewées par AIL seraient d’extrême droite.
    Si ce n’est pas le cas, tout ton raisonnement s’écroule et AIL ne peut pas être considéré d’extrême droite.
    Donc maintenant il te faut démontrer que toutes ces personnes interviewées sont effectivement d’extrême droite selon les critères qui qualifient cette extrême
    (ordre fort centralisé et hyper hiérarchisé, ultralibéralisme économique, suprémacisme de la raçe blanche, culte de la puissance du corps et de sa pureté,
    ...).
    Allez, je ne vais pas être trop vache :
    démontrez seulement l’appartenance d’une seule de ces personnes interviewée à l’idéologie d’extrême droite...



  • 2 votes
    Chitine Chitine 9 avril 2014 16:22

    XD

    excellent !



  • vote
    Chitine Chitine 9 avril 2014 15:28

    Bonjour L’argentin.
    Et merci pour le débat passionnant que tu as provoqué :)

    .

    Je trouve que le dispositif que constitue cette mise en scène filmée est en lui-même paternaliste et socialement raciste.

    .
    Les présupposés de l’émission - qu’il y a priori une bonne manière de réagir et une mauvaise manière de réagir, que des gens de la caste médiatique peuvent se permettre de juger cela, que ceux-ci détiennent de fait le pouvoir pédagogue d’exemplariser publiquement en décernant des prix de bonne conduite

    (alors que tout le débat que tu as suscité prouve qu’en matière d’interprétation du fait raciste les choses sont tout sauf simples et univoques ; on peut très bien par exemple interpréter la réaction de la provocatrice comme une réaction à un racisme qu’elle a subit, elle-même, ou par l’assimilation de ce qu’a subit ce qu’elle estime être son peuple...)

    - tous ces principes sont paternalistes et socialement racistes.
    .

    Et je partage ton avis, sur lequel tu es revenu, que la réaction du type en dernière partie de la vidéo, qui explique la situation de faiblesse des populations afroaméricaine par la pauvreté et la drogue, est ambigüe. Je pense que ce qu’il dit pourrait être interprété uniquement comme Joe Chip l’interprète (l’expression spontanée et bienveillante d’un raz-le-bol d’une position victimaire systématique et anti-constructive) si, justement, ce discours n’était pas exprimé dans le cadre de ce dispositif, avec une telle mise en scène et cette personne qui vient récompenser ou donner des conseils de bonne conduite en fin de séquence - les donner à la fois à la personne protagoniste et au public qui regarde.
    .
    A l’intérieur de ce cadre, cet avis selon lequel la détermination de la situation de faiblesse de la population afro-amércaine est due - essentiellement, puisque le type n’a pas le temps d’apporter de nuance - à la pauvreté et à la drogue est sujet aux interprétations les plus foireuses.
    .
    "Bah, oui,
    c’est pas structurellement le fait que les afroaméricains ne représentent qu’une toute petite minorité ayant subie particulièrement la stigmatisation caricaturale de la ségrégation raciale - ce qui n’a probablement pas du les mettre sur les mêmes cables d’ascension sociale que les autres -,
    c’est pas le fait qu’ils aient du, après avoir été déraciné, se recréer un tissu social et culturel avec un énorme retard sur les autres populations d’origine européennes et d’amérique latine, déjà bien plus homogènes au moment où la ségrégation a pris fin,
    que tout cela a du un p’tit peu les plomber sur le terrain des rapports de forces sociaux, politiques, économiques et culturels, ce qui a pu un brin les freiner en terme de dynamique d’autodétermination et de prise en main de leur destinée communautaire,
    qu’ils sont par conséquent aujourd’hui citoyen et essentiellement main d’oeuvre d’un monde industriel et d’affaire fortement dominé par les wasp (les blacks intégrés cadre à Manhattan et les stars planétaires d’Mtv, c’est quand même un peu l’arbre qui cache la forêt)...
    Non. Leurs problèmes aux population afroam, ce sont justement des conséquences de tout cela : la pauvreté et la drogue."
    .
    Je suis volontairement caricatural mais le type aussi, au fond. Quand t’as dit ça ("la pauvreté et la drogue") t’as rien dit, ou alors vraiment pas assez...
    Et ça n’aurait pas du tout été un problème qu’il le soit, caricatural par raccourcis, si ça n’était resté qu’un simple échange entre cette homme et cette femme dans ce salon de coiffure. Parce qu’entre humain se côtoyant, on complète facilement les élipses. Le discours relayé par la télé, disséqué et monté, exprimé par des inconnus, lui, est reçu plus littéralement et fait vite "formule". Et c’est là pour moi le problème que pose cet extrait de cette émission pourrave.
    .
    Par ailleurs, si l’argument reste qu’au moins cela suscite le débat, alors pourquoi ne l’ont-ils pas orienté sur le terrain du racisme social, bien plus prépondérant en terme d’inégalité et lui même générateur de simplismes tels que l’argument raciste ?
    .
    Peut-etre ce type de racisme échappe-t-il complètement à ces paternalistes-racistes-qui s’ignorent ?
    Peut-être tout simplement parce qu’ils auraient alors, subitement, le mauvais rôle ?
    Boah.

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