Riton : vous affirmez que la raison vous permet de découvrir le vrai. Prouvez-le, alors !
Dans le christianisme, Dieu, créateur du monde, esprit logique, a créé l’homme a son image, il est donc assuré que l’homme puisse comprendre la création de son créateur... La rationalité est fondée sur du dur.
Dans les sciences modernes, je n’ai pas trop compris de quoi il s’agit : la fonction d’onde de l’électron engendrerait la conscience ou un truc comme ça. Disons que c’est un peu flou. La rationalité n’a pas l’air au rendez-vous.
Demandez-vous : la raison peut-elle se prouver par elle-même ?
En effet, les trous noirs n’ont jamais été observés. Faites attention à ces "vues d’artistes" qui illustrent les revues et qui sont totalement factices...
Tout ce que l’on observe, à distance, ce sont des lumières dans le ciel, et tous les discours que l’on tient dessus sont parfaitement hypothétiques. Tel jour, une revue va écrire : un trou noir a été observé au centre de telle galaxie. Mais que fut-il observé en vérité ? Une "bouffée" de rayon X. C’est parce que cette bouffée de rayon X est interprétée comme causée par la chute de matière dans un trou noir que la revue va écrire "on a observé un trou noir". Mais, en vérité, ils n’ont pas vu de trou noir à cet endroit, au contraire, ils ont vu plein de lumière...
A vrai dire, on n’observe jamais que l’univers est en expansion. Ce que l’on observe, c’est un "décalage vers le rouge" de la lumière des astres lointains, ce qui suppose déjà une opinion sur la lumière qu’ils émettent et que pourtant l’on n’a jamais vu.
Mais ce décalage vers le rouge, qui souffre de quelques défauts, comme relevés par Hannes Alfven, n’est pas forcément révélateur d’une expansion, il peut aussi être révélateur d’autres phénomènes (ex : théorie de la lumière fatiguée).
Bref, l’expérimentation ne donnera jamais que des résultats actuels.
Toute théorie sur le passé a nécessairement des indéterminations, qui sont comme autant de trous dans la connaissance : il faut combler ces trous par l’imagination, la spéculation et l’intuition, selon ce qui paraît le plus "raisonnable" à priori : c’est le royaume de l’hypothétique.
Je maintiens : la raison (latin ratio = rapport) se rapporte toujours à des prémisses que l’on juge digne de foi, c’est-à-dire auxquelles on se fie.
Quand on déduit : "Tout les hommes sont mortels Or Socrates est un homme donc Socrate est mortel."
On se fie entièrement à la prémisse que tous les hommes sont mortels, et il est vrai qu’on en a jamais vu d’immortels, cependant, il n’est pas dit qu’il ne puisse pas exister d’hommes immortels hors de notre vue quelque part.
Donc la raison se rapporte toujours à une foi, indémontrable, non démontrée, dont le fondement est une sorte d’intuition, opinion inexplicable.
Bref, la raison met en rapport des prémisses qui sont des opinions, donc les dogmes d’une foi.
Cela dit, les scientifiques évolutionnistes, à coup de nombreuses hypothèses, en sont arrivés au big-bang, mais là ça coince aussi pour remonter plus avant...
En fait, la recherche des causes premières, c’est de la métaphysique. Donc le darwinisme, c’est de la métaphysique.
La science naturelle devrait se réserver à décrire les faits actuels, car n’importe quelle expérience scientifique ne nous donnera jamais plus que ce qui existe aujourd’hui.
Les mêmes faits actuels peuvent être issus de plusieurs passés potentiels, nous sommes donc en matière de métaphysique dans le royaume de l’hypothétique (modalité logique du contingent), et non dans celui de la certitude (modalité logique de la nécessité).
Le darwinisme pirate l’appartenance aux sciences dites exactes, qui suivent la modalité de la nécessité, pour imposer une certaine métaphysique, dont la vérité n’est que contingente. C’est évidemment une imposture. Le Darwinisme doit s’assumer comme une mythologie, car c’est ce qu’il est.