De plus, les cathares furent pris en protection par Pierre II d’Aragon, dit le catholique, signe que le conflit ne peut pas être pris sous un angle exclusivement religieux. L’Église a tout d’abord prôné l’évangélisation par le verbe, jusqu’à l’assassinat d’un des émissaires du pape, Pierre de Castelneau, ce qui est un fait de guerre. Lorsque la guerre se déclenche, elle s’entretient, les armées se répondant mutuellement, jusqu’à la victoire de l’une d’entre elle.
Quand l’héritier de l’empereur d’Autriche est assassiné, ce qui déclenche la première guerre mondiale, cela ne permet pas de faire porter la responsabilité de tous les morts de cette guerre sur l’empire d’Autriche, n’est-ce pas ? Un "casus belli" entraine souvent des conséquences qui le dépasse, car des alliances politiques entrent alors en action.
On voit bien qu’en arrière-plan il y avait l’indépendance du comté de Toulouse et du royaume d’Aragon qui entrait en ligne de compte, puisque le comte de Toulouse et le Roi d’Aragon étaient soutiens des cathares, bien qu’ils furent catholiques.
Ils ne font pas vraiment de la science, mais de la métaphysique.
D’ailleurs beaucoup de chose qui sont désignées aujourd’hui sous le terme de science sont en fait de la métaphysique [métaphyisque = recherche des premiers principes].
L’univers est par définition ce qui est "uni vers" (Dieu). Donc l’univers va vers Dieu, de même qu’il en vient.
De toute façon, pour définir une intériorité ou une extériorité, il faut que la notion de Lieu soit définie. Or c’est Dieu qui crée cette notion de Lieu, de même que celle de temps, et il n’y est donc pas lui-même soumis : Dieu est non-local et intemporel, il peut se localiser partout et en tous temps.
Je ne vois aucune raison d’interdire le "Je" (ego en latin, c’est "je"). La théorie des péchés capitaux commente les penchants du "Je", dont les mauvais sont les vices.
On peut voir le "Je" comme une entité spirituelle. Le penchant moral d’un "Je" est une attirance de celui-ci vers quelque chose.
Comme une charge électrique n’est attirée que par une autre charge électrique, on peut dire que le "Je", entité spirituelle, s’il est attiré par quelque chose, c’est nécessairement par une autre entité spirituelle.
Le penchant de "Je", c’est donc une attirance du "Je" vers une entité spirituelle qu’il estime supérieure à lui. Si le penchant est mauvais, c’est un vice, et l’entité spirituelle qui attire est donc un esprit mauvais, que l’on désignera par le diable ou Satan, qui est l’ennemi du "Je". Le père de tout les vices, c’est l’orgueil, et c’est le péché de Satan.