Quoi qu’il en soit de la bêtise du chef, on voit bien que même dans notre démocratie, le peuple ne peut pas gouverner effectivement : il faut donc une classe intermédiaire qui y soit dévolue.
Tout le problème est donc : qui accède à cette classe intermédiaire ? Quels en sont les critères ?
Dans notre démocratie, le critère est la victoire par un vote. Je ne vois là aucune assurance que le chef ainsi désigné ne soit pas un gros con.
En effet, un vote, sur un pays entier, met à égalité ceux qui connaissent effectivement le candidat, donc saurait juger s’il est effectivement con ou bête, avec ceux qui ne connaissent le candidat que de manière indirecte, par le reflet qu’en donne une presse écrite ou télévisuelle. La majorité suivra les opinions de presse.
Le système demande aux gens de faire des choix tout en contrôlant l’information qui sert de support à ces choix...
Il faut admettre que c’est une exposition qui est franchement de mauvais goût...
La gauche se fracasse encore sur les réalités : l’homme a des sentiments, l’homme a une dignité, dont il convient de tenir compte. La tactique de la provocation a ses limites. Cela montre, s’il le fallait encore, que l’anti-racisme de gauche ne fut qu’une façade pour capter une clientèle, et que dans le fond, ce ne fut qu’un froid calcul : la gauche n’a aucune compassion, aucune sensibilité pour les émotions de ses "clients". Ils ne sont pas un sujet d’intérêt pour elle, ils ne sont que des objets à froidement manipuler pour servir à son intérêt.