La relativité, par exemple, qui sauve l’électro-magnétisme de Maxwell-Lorentz, pourtant contredit par l’expérience de Michelson-Morley, en dilatant le temps et contractant les longueurs...
Vous savez, avec quelques astuces algébriques, on arrive à tout.
Il vous faut comprendre que tout raisonnement s’appuie en définitive sur des jeux d’axiomes, lesquels sont indémontrables et non démontrés. Ces axiomes sont bien-sûr des opinions (grec : dogma) que l’on se tient pour vrai, sans preuve.
Bref, la raison se rapport toujours à une foi.
La foi légitime dans un lieu est la foi historique de ce lieu, c’est cela le critère de détermination en la matière.
Déjà, la question n’est pas tant de science naturelle (la divinité étant surnaturelle, la science naturelle ne peut pas la voir) : le débat concerne la religion à l’école en général, et l’école ne forme pas qu’à la science.
Mais vous avez une vision restrictive de la science. La science est l’art de trancher (latin : sciere = trancher).
Il faut savoir trancher de manière rationnelle, et dans ce cas, il faut pouvoir s’appuyer sur des preuves tangibles.
Mais cela n’est pas toujours possible, que l’on n’ait pas toujours les raisons qui permettent de trancher, ou que les axiomes à la base de nos raisonnements soient montrés contredits.
Dans ce dernier cas, il faut pouvoir trancher autrement que par la raison, et on tranchera par opinion, ce qui ne fait pas appel à des preuves, mais à des intuitions.
Or trancher par opinion n’est pas forcément se tromper, car parfois les intuitions sont justes. On a vu parfois des gens extrêmement savants se tromper avec insistance, quand leur axiomes était faux (exemple : les alchimistes cherchant la pierre philosophale), cependant que les gens disposant du simple bon sens faisaient les bons choix.
Ce qui est affirmé sans preuve est une intuition, et ne peut donc pas être réfuté. Réfuter ce qui n’est pas réfutable serait idiot. Tout juste peut-on faire part de son intuition alternative.
Personne n’a rien à prouver à personne. Depuis quand faut-il se justifier de ses opinions devant autrui ? Seriez-vous juge des pensées d’autrui ?
La seul instance envers laquelle nous devons nous justifier, c’est le Tout auquel l’on participe, et c’est en vertu des avantages qu’il nous procure que l’on consent à faire quelques efforts pour s’y accorder. Ce Tout regroupe les générations actuelles, mais aussi les générations antérieures et encore les générations postérieures.
Si la génération actuelle ne maintient pas de liens avec les générations antérieures, pourquoi les générations postérieures maintiendraient-elles des liens avec la génération actuelle ?
Pas le choix : si nous voulons faire partie du Tout, nous avons à respecter les axiomes de nos aïeux.
Regardez-donc notre patrimoine. En quoi aurions-nous à justifier les merveilles de notre patrimoine religieux ? Elles parlent d’elles-mêmes.
Maintenant regardez-donc le patrimoine légué par les athées et comparez.
On reconnaît l’arbre à ses fruits. C’est ça le critère. Et pour moi, il n’y a pas photo.
On peut voir aussi en science un problème de la multiplication des dogmes tout azimut. La prétention à l’a-dogmatisme, comme dans le protestantisme, a aboutit au contraire à la multiplication des dogmes !
Par exemple, pour les algèbres qui veulent représenter la géométrie, l’on a (non exhaustif) : - la géométrie des coordonnées. - l’analyse complexe. - l’analyse vectorielle. - l’analyse tensorielle. - les algèbres de Lie. - les algèbres de Clifford. - le calcul spinoriel. - l’algèbre de Grassman. - les formes différentielles. - les twisteurs. ...etc