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Slim GAIGI

Slim GAIGI

Homme qui cherche à comprendre le monde et à embrasser ce qui mérite de l’être.
Mon parcours est très varié et je revendique ma pluridisciplinarité comme une force ; j’ai une formation scientifique universitaire (Math, Physique) mais je me suis orienté vers les Arts vivants (Musique et Théâtre principalement).
Mon parcours professionnel est à l’avenant puisque j’ai touché à la communication, au développement informatique en passant par le commercial et bien sûr à l’enseignement (artistique notamment).

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  • 11 votes
    Slim GAIGI Slim GAIGI 25 février 2011 14:08

    J’ai aussi le même rejet des bondieuseries et de certaines valeurs qu’il défend (le droit constitutionnel d’avoir une arme, même si le débat sur le sujet est plus intéressant qu’il n’y paraît).

    Mais personnellement, je suis quasiment quotidiennement son émission et je pense que, malgré le show qu’il fait lorsqu’il arrive sur le terrain émotionnel, son propos reste très intéressant.

    De plus il faut être capable de replacer ce show dans un contexte : les américains ont une culture du show, de la dramatisation et Alex JONES est un américain qui parle aux américains.
    Donc il connaît son public et même s’il se laisse emporter par la dramatisation à outrance j’ai le sentiment qu’il est sincère sur le fond.

    Mais en fait peu importe la forme si l’on arrive à distinguer le fond. Un JUPPÉ ou un COPÉ qui ne se mettent jamais en colère m’exaspèrent beaucoup plus qu’un JONES qui en fait des caisses parce que ce qui m’intéresse avant tout c’est le fond, pas la forme.
    Enfin, il n’est pas certain qu’un Alex JONES qui parle avec une voix FIP intéresse autant de monde. N’oubliez pas que son émission est filmée et que par conséquent il se doit d’animer cette émission, de provoquer des vagues sans quoi ça devient chiant.

    Bref, oui il en fait des tonnes mais jugeons le fond : est-ce qu’il dit n’est pas vrai ? Est-ce que s’intéresser au monde, à la connaissance plutôt qu’à un jeune chanteur produit de supermarché n’est pas à encourager ?
    Il n’y a pas photo...



  • 3 votes
    Slim GAIGI Slim GAIGI 24 février 2011 14:13

    J’ai beau combattre idéologiquement ce gouvernement et les valeurs qu’il met en place (pas forcément celles qu’il annonce) je trouve que le procès est un peu facile.

    Oui ce ministre est probablement incompétent dans le domaine dont il est le représentant.
    Oui il tente de s’en sortir "comme si de rien n’était" avec de l’humour de salon feutré.
    Oui tout ça va avec le délitement de valeurs chères au commun des mortels.

    Mais ceci n’implique pas forcément cela...
    Si on pousse le raisonnement sous-jacent à cet article, il faudrait que le ministre de la recherche soit un prix nobel ou un chercheur en pointe, ce qui serait probablement incompatible avec la fonction de ministre.
    En fait, ce que l’on ne dit pas c’est à quoi sert un ministre et quelles sont les compétences qui en font un bon ministre de la république. On pourrait tout à fait nommer un agriculteur qui saurait répondre à tous les quizz posés par Ariane MASSENET mais cela ne prouverait pas pour autant qu’il serait un bon ministre.

    Donc avant de tirer sur tout ce qui bouge, il faudrait poser le vrai problème des fonctions et enfin des compétences. Et qu’après on exige qu’un ministre puisse répondre à des questions culturelles vastes liées à son domaine d’action, pourquoi pas, mais n’en faisons pas une condition sine qua non.

    Et d’ailleurs, quelles sont les questions que l’on pourrait poser au président de la République pour évaluer ses compétences...hein ?

    Tout ceci ne démontre qu’une chose dont il faut prendre réellement la mesure : les politiciens ne sont pas des techniciens, c’est à dire qu’ils n’ont pas la formation technique et psychologique pour tenter de résoudre des problèmes ! Un politicien est un homme ou (rarement) une femme qui développe les compétences pour se faire élire. Le reste c’est de l’histoire...



  • 11 votes
    Slim GAIGI Slim GAIGI 17 février 2011 13:40

    Vidéo intéressante et instructive en effet même si on pouvait s’en douter...

    Pour autant, je pense qu’il manque au moins une autre solution qui n’est pas proposée par l’auteur de la vidéo.
    En effet, les trois propositions sont encadrées par un présupposé : nous accepterions de ne traiter que le sujet de la dette en restant dans une économie de marché capitaliste.
    Mais une autre solution pourrait simplement dire qu’en changeant complètement de système économique nous nous affranchirions de cette dette tout simplement.

    Attention, je ne suis pas simpliste et je ne prétends pas que cela pourrait se faire aisément, mais c’est une solution qu’il faut envisager.
    Car finalement, l’auteur de la vidéo reproche, à juste titre, à François Hollande de ne pas aller au bout de la logique alors que lui-même n’y va pas (même s’il va un peu plus loin).
    Il n’est plus question de réformer le système de financement de la dette, ce serait efficace momentanément mais ça ne réglerait aucun problème à long terme.
    Le système économique actuel est par essence un système qui n’existe que par et pour la création de dette ; sans dette le système s’écroule. Avec il va dans le mur !

    Donc si la volonté de l’auteur de la vidéo est d’aller au bout de la cohérence et de la logique des idées, il doit accepter d’envisager un changement profond du système économique et se battre pour que ce changement soit global, pas uniquement français.

    Bienvenue dans le monde du changement !



  • 12 votes
    Slim GAIGI Slim GAIGI 15 février 2011 19:16

    Si le "triste crapau de benitier" (orthographe approximative inside) s’adresse à moi, je reste coi ; il n’y a qu’un dialogue argumenté qui m’intéresse. L’insulte est une arme forte lorsque la victime s’indigne. Si je ne m’indigne pas alors cette arme est d’une faiblesse rédhibitoire.
    Et donc sur le plan des arguments, des faits historiques, y a-t-il une proposition qui invalide mon discours ?
    Sans arguments c’est le fameux point Godwin dont parle Soral justement...



  • 18 votes
    Slim GAIGI Slim GAIGI 15 février 2011 16:22

    La thèse selon laquelle l’émergence du système actuel serait une forme d’héritage de l’évolution systémique et par conséquent que les hommes n’aient rien à y faire sinon qu’à le subir est une fraude intellectuelle.

    Je prétends que ce système est un système pensé et entretenu. Il est pensé par les économistes et banquiers du 18ème et 19ème siècle ainsi que par d’autres philosophes ; la preuve en est que Marx peut faire une sorte de "reverse engineering" de cette pensée. Et en admettant même que ce système ait été comme "autogénéré" innocemment, à partir de Marx, on ne peut plus dire qu’il y a de l’innocence à pratiquer ce système et à l’entretenir car la feuille de route est claire.
    Le système est entretenu par toutes les institutions politiques, sociales, économiques et financières qui acceptent le principe et la pratique du capital et du marché. L’utilisation de l’argent dette (monnaie fiduciaire) par rapport à l’étalon or n’est qu’un moyen accéléré d’entretien du système.

    Et s’il y a effectivement des tonnes de gens qui roulent pour le système en toute bonne foi, en croyant qu’il est bon globalement pour l’humanité, sans comprendre les conséquences de leur collaboration quotidienne à ce système malsain, il y a des gens qui ont le vrai pouvoir dans ce système (l’argent) qui eux savent pourquoi il existe et pensent savoir comment il faudrait qu’il soit dirigé. Les manipulations des QE de la FED ne sont pas décidées par une sorte de main de Dieu invisible mais par Ben BERNANKE, lui-même prenant ses directives de ses patrons, les banquiers propriétaires de la Banque Centrale, des banques privées, ayant donc pour intérêt leurs intérêts sur la dette des états (cf. situation de la Grèce qui dépend du même mécanisme et entériné par un organisme non démocratique, le FMI).

    Finalement, nous ne sommes pas tous des victimes du système. Victimes consentantes ou innocentes.
    Certains d’entre nous sont conscients de ce qu’ils font ou subissent. C’est seulement à ce moment que l’on choisit son camp et certains qui sont bénéficiaires, lorsqu’ils prennent conscience, cessent d’entretenir le système.
    D’autres l’encouragent et ont même une vision post-capitalisme qui est effrayante si l’on en croit ce qui se dessine.

    Pour résumer, entre Capitalisme et Capitaliste il n’y a qu’une lettre de différence ; avec le "m" on croit que l’homme est totalement victime. Avec le "t" on sait qu’il y a des penseurs et activistes du système.
    Qui prétendra encore que le "t" n’existe pas... ?

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