• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Slim GAIGI

Slim GAIGI

Homme qui cherche à comprendre le monde et à embrasser ce qui mérite de l’être.
Mon parcours est très varié et je revendique ma pluridisciplinarité comme une force ; j’ai une formation scientifique universitaire (Math, Physique) mais je me suis orienté vers les Arts vivants (Musique et Théâtre principalement).
Mon parcours professionnel est à l’avenant puisque j’ai touché à la communication, au développement informatique en passant par le commercial et bien sûr à l’enseignement (artistique notamment).

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 120 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Derniers commentaires




  • 13 votes
    Slim GAIGI Slimounet 10 février 2011 13:08

    Entarter ça n’a plus aucun sens si ce n’est de tenter de ridiculiser quelqu’un.

    Mais comme chaque entarté représente plusieurs positions, à force d’entarter différentes personnalités on tente de ridiculiser tout et son contraire...

    Donc trop d’entartage tue l’entartage !



  • 5 votes
    Slim GAIGI Slimounet 8 février 2011 15:52

    Pour autant, à partir du moment où l’on accepte de se savoir vecteur d’un système de pensées et/ou de croyances, nous pouvons dire si le bilan est positif ou négatif au regard de nos valeurs.
    On ne peut donc pas vraiment reprocher à Tasin qu’elle pense que son système de pensée soit supérieur à un autre système (en l’occurrence l’Islam). C’est juste que le terme "supérieur" est connoté négativement. Et Dieudonné, à mon sens, perd des points en rebondissant sur ce point car il n’existe qu’une seule position intellectuelle qui permette de souligner à un débatteur qu’il tente d’imposer ses idées, c’est la position de celui qui s’abstient de juger quoique ce soit or Dieudonné émet des jugements sur de multiples sujets (parfois à raison à mon avis). Il n’est donc pas à même de reprocher à l’autre de défendre la suprématie de son système de valeurs sur d’autres ; et en poussant l’analyse on pourrait même lui reprocher, ce faisant, un procès d’intention puisque in fine ce que l’on pourrait craindre n’est pas la défense de la suprématie de ses idées mais la tentative de les imposer physiquement, ce que ne prétend pas Tasin ici.

    Pour être clair, mon système de valeurs est basé sur l’idée que ce qui doit primer est un équilibre écologique entre les aspirations de l’humanité et son environnement, basé sur une pensée rationnelle, une approche scientifique. Cette approche est celle qui permet et dans la théorie et dans la pratique une grande souplesse dans le système de pensée (je sais bien qu’il y aura un débat sur la prétendue rigidité de la Science, mais je prétends que c’est un mauvais procès fait à la Science). Et c’est surtout un système de pensée qui s’affranchit de dire toute vérité absolue par principe. Ceux qui disent le contraire ne savent pas ce qu’est la Science en théorie et en pratique ; tout est affaire de modèle de compréhension du monde qui à tout moment peut être remis en cause et l’histoire de la pratique scientifique l’a démontré. Et cette pensée fait en outre la preuve d’un progrès, celui de la connaissance, là où le progrès d’une religion est particulièrement discutable et lent si progrès est constaté.

    Et donc pour conclure, je suis honnête avec moi-même et mes valeurs lorsque je prétends que le bilan des religions est souvent nul. Religion vient du latin "religare", çàd "relier", mais en regardant la planète si bien divisée par ses croyances si différentes en théorie et en pratique, qui peut continuer à dire que les religions portent bien leur nom ?
    Autant d’exactions, de crimes, peuvent être imputés à la pratique de l’Islam que celle de la religion chrétienne ou juive. Toutes sont aussi à créditer de choses positives comme l’entraide et (pendant un moment) de lien social fort. Donc à mon sens, les religions par essence sont des systèmes de croyances et de pratiques qui n’ont pas fait la preuve d’un bilan globalement positif.
    Nos descendants lointains pourront peut-être un jour regarder tout cela comme l’adolescence de l’humanité, adolescence de la pensée communautaire. C’est mon avis, je le défend et je pense qu’il est supérieur à d’autres avis, car il a le mérite d’être discutable et discuté et de pouvoir aisément changer s’il est correctement réfuté par la logique, pas par un décret, une vérité assommante.

    Zéro partout, balle au centre...
    Et si on grandissait un peu ?



  • 3 votes
    Slim GAIGI Slimounet 8 février 2011 15:52

    Passons au débat en pratique.
    Est-ce que la pratique de l’Islam, au delà de ce qui est prôné par le texte fondateur, est une pratique condamnable ?
    Là encore on va rapidement devoir se confronter à un système de valeurs mis en pratique ; quelle pratique de vie sociétale souhaitons-nous ?
    Car, à moins de vivre en ermite, nous sommes plongés dans une vie sociétale dont nous sommes l’un des maillons.
    Donc nous pouvons voir une pratique de cette religion. Parfois autour de nous, des amis, des collègues, de la famille... Et puis il y a ce que l’on nous en dit ; les faits divers, les débats, les essais, l’histoire...
    Alors pour faire le bilan d’une pratique religieuse, si l’on veut être juste, faire une comptabilité honnête, il nous faut des critères d’évaluation et ces critères sont fondés sur un système de valeurs et d’idées.
    Et c’est donc là tout le nœud du problème  : est-ce qu’un bouddhiste peut faire un jugement juste du bilan de l’Islam ? Est-ce qu’un juif peut faire un jugement juste du bilan de la chrétienté ? Est-ce qu’un athée peut faire un jugement juste du bilan d’un religieux ?
    En somme on se retrouve forcément à faire un bilan qui ne peut pas être juste par essence, car nous ne sommes jamais absolument libres de nos critères, qu’ils aient été choisis ou qu’ils soient hérités de notre éducation, de nos croyances.



  • 4 votes
    Slim GAIGI Slimounet 8 février 2011 15:51

    Sur le fond, voici mon point de vue...

    Pour la question théorique posée en début par Tasin, elle a raison de poser cette question mais elle est trop restrictive et je trouve pas aboutie : est-ce que par principe, une croyance qui prétend détenir la vérité, n’est pas en soi une idée à combattre car intrinsèquement hégémonique, dictatoriale ?
    Le piège de ce débat théorique c’est justement de bien mesurer ce que l’on fait lorsque l’on parle de combattre : combattre une idée n’est pas combattre physiquement. Si l’on se laisse aller dans l’amalgame du combat des idées qui serait finalement le combat physique, l’on peut se voir retourner l’argument de dictat.
    Donc ce qui doit primer, et c’est une valeur que je défends car je pense qu’elle est plus profitable à l’humain, c’est la possibilité de débattre, d’affronter les points de vue.
    A ce titre, toute loi qui impose des limites au débat me semble inacceptable et pourtant en France nous avons ce genre de loi. N’allez pas faire de procès d’intention sur ma pensée, vous ne pourrez pas déduire ce que je pense sur tel ou tel sujet ; ma position est une position de principe (ce qui va bien dans le débat théorique).

    Donc pour répondre correctement à la question où l’Islam est mis en cause, le sujet mérite d’être évoqué et ira effectivement à un moment donné vers une confrontation de valeurs et à admettre qu’il existe une concurrence évidente entre tous les systèmes (cohérents ou non) de valeurs, d’idées (Spinoza défend cette idée).
    Je pense que l’on est en droit de se méfier de tout texte qui prétend :
    - détenir la vérité absolue
    - interdire certaines pratiques au nom de cette vérité absolue
    - obliger à certaines pratiques toujours au nom de cette vérité absolue

    De fait cette critique peut et doit se porter sur tout texte qui porte ces caractéristiques et le Coran n’est donc pas le seul à devoir être incriminé. La Bible est critiquable, la Torah est critiquable, etc...
    Je ne suis pas suffisamment connaisseur du Coran pour juger ce texte en principe mais si ce qui est avancé est vrai (la hiérarchisation des relations homme-femme, l’interdiction de certaines pratiques et l’obligation d’autres...) je pense que l’on est sain d’esprit si on se méfie de cela.
    Je me méfie donc de l’Islam. Mais à ce titre je me méfie de la religion juive ou de la religion chrétienne car elles renferment aussi des écrits discutables.

    Bref, sur le débat théorique on est, à mon sens, tout à fait légitime à se méfier.



  • 4 votes
    Slim GAIGI Slimounet 8 février 2011 15:50

    Globalement le débat est intéressant.

    Mais pour ma part je reste sur ma faim car je relève des problématiques inhérentes au débat.

    Les deux débatteurs ne prennent pas conscience qu’il y a deux points à traiter et ils mélangent les arguments de ces deux points qui finalement brouillent la compréhension.
    Ces deux points sont tout simplement, la théorie et la pratique.

    L’une propose un débat théorique :
    "L’islam est basé sur un texte condamnable dans ce qu’il promeut".
    La plupart des réponses de Dieudonné se basent sur la pratique et il ne répond pas réellement sur la théorie.
    On peut bien entendu trouver quelques arguments au fil du débat qui montrent qu’il pense que cette affirmation est fausse et que donc le Coran n’est pas condamnable dans ce qu’il promeut.

    Cela étant, le débat dérive effectivement rapidement sur la pratique et là les deux camps s’affrontent à deux niveaux différents la plupart du temps ; Tasin prend des exemples tirés de faits divers là où Dieudonné tente de globaliser la vision de la pratique islamique.
    Ce qui en ressort est l’impression que Tasin a abandonné le terrain de la théorie, un point qui est pourtant, à mon sens, parfaitement défendable ou argumentable, pour s’empêtrer dans du fait divers qui est beaucoup plus discutable comme approche argumentaire.
    Dieudonné quant à lui paraît noyer le poisson sur le terrain théorique au début, mais semble prendre de la hauteur en ne restant pas sur le fait divers.

    Ces remarques portent sur la forme du débat.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité