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tchakpoum

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  • Premier article le 13/02/2020
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    tchakpoum 4 octobre 2021 10:11

    @Ritonas 4

    Merci pour la video de Louapre (certainement le meilleur explicateur de la physique, en tout cas en France), je ne connaissais pas celle-ci. Comme je l’indiquais à Yoananda, le principe a été repris par Lovelock.

    Là aussi, en primaire, on nous a fait perdre notre temps avec "l’extraordinaire" nombre Pi.

    Alors que le nombre Phi, le 1,618, est plus fertile et rigolo. On aurait multiplié la taille de notre pouce pour vérifier celle de la paume, puis même opération pour mesure celle de la palme, de l’empan, du pied, puis du coude.

    Reporté sur un bâton, ces mesures auraient fait la pige (si vous pigez…), la canne d’architecte, ou coudée. Comme les coudées royales égyptiennes qui ont fait les grandes constructions. Cela permet de constater les proportions du corps, la distance des feuilles sur une tige de plante, etc… Si vous pliez les jonctions des segments de la pige, pour en faire une sorte de mètre pliant, vous avez les segments du pentacle https://compterlebeau.weebly.com/uploads/5/1/1/7/51178685/batisseurs_2_orig. jpg

    Et la suite qui vient tout seule : la rotation qui fait la spire du nautile, le cœur du tournesol, les fractales. La structuration de toute matière de l’univers.

    Là aussi, une aide à la compréhension holistique des phénomènes qui nous sort de la pensée par catégories qu’on nous a formatée.



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    tchakpoum 4 octobre 2021 10:02

    @yoananda2
    .

    Pas lu encore, ce bouquin de Damasio, vous en avez déjà parlé.

    « Je » est en effet impérieux : il faut une conscience fortement développée pour assurer les besoins de gestion de notre corps biologique, peu armé relativement aux autres animaux donc nécessitant d’autres stratégies, en plus en environnement culturel et social constitué par les générations précédentes, dans lesquelles s’intégrer. Ce « je » doit donc être puissant, même violent pour se préserver de tout. D’où ce sentiment irréductible de singularité du soi et l’instinct de conservation nécessaire. A-t-il été trop amplifié par les philosophies qui ont nourri nos apprentissages ? Les idéologies sont aussi très plastiques, au point de modifier, en tout cas pour une part, nos états de conscience.

    .

    La question ne me semble pas vite répondue. Mais elle est fascinante.

    C’est en tout cas un nouveau paradigme qui libère une capacité à découvrir. Je ne pense pas qu’une Suzanne Simard, sans cette disposition d’esprit, aurait été capable de voir ce qu’on a appelé « L’internet des arbres » : ces filaments de mycoses qui les relient pour échanger les infos et nutriments entre eux. Ces champignons sont donc les saprophytes premiers tueurs des arbres comme leur symbiotiques les plus indispensables. Maintenant, toute une génération d’écologues et scientifiques s’est engouffrée dans cette découverte et avance bien plus vite dans la compréhension des forêts.

     J’ai discuté l’an dernier en métropole avec un garde-forestier : ils font maintenant de l’abattage sélectif, évitant par exemple les arbres-mères utiles aux jeunes pousses. Mais l’ONF est toujours dans son  schéma classique : plan de gestion prévisionnel d’abattage complet dans une parcelle, et replantage, avant de continuer sur la parcelle voisine l’année suivante. Et l’ONF continue bureaucratiquement ses plans de gestion à l’identique, qui passent notamment par l’UE, tout en laissant faire les opérateurs forestiers, qui eux, appliquent les dernières découvertes scientifiques…

    Ça avance, mais si les évolutions doivent se faire en bottom-up, ça veut dire aussi que c’est tout le système qui freine, alors que sa fonction est de faire avancer la science…

    .

    Chez moi, quand la mer devient trop chaude, cela devient suffoquant pour tout le milieu marin vivant. Il se passe alors le grand aspirateur thermique depuis la mer vers le froid des hauteurs de l’air. L’ouragan d’eau froide qui va ramasser tout l’air chaud et rafraîchir l’espace local de la biosphère. Qques arbres et toits de maisons sont arrachés, mais bah, il faut ce qu’il faut, s’il n’y pas de morts, ça va. La fièvre est passée, la biosphère locale retrouve la santé. On le sent même d’instinct chez les humains : on nettoie les jardins et routes entre voisins de toutes les branches cassées et on est joyeux de savoir que la végétation va repartir de plus belle, ça donne une sorte d’euphorie, ou d’énergie.

    .

    Quaspard parlait d’immunité de la nature. Avec le dégel du permafrost, à cause du changement climatique peut-être que des virus vont se libérer pour nettoyer un peu tous ces humains qui désorganisent trop le climat et les écosystèmes.

    .

    Intention ou pas de la nature, finalement c’est kifkif bourricot. Mais si on avait tous les bonnes lunettes pour comprendre et percevoir cette homéostasie générale de la biosphère, nos comportements humains et nos pensées seraient poussés à mieux s’adapter à la nature. Bon, c’est sûr, on en est peu loin. Il n’y a pas que les tableaux et graphiques qui font comprendre, une spiritualité donne aussi des antennes qui peuvent causer à notre instinct, notre intuition.

     .

    Ici un dossier d’astrosurf sur le théorème Gaïa, avec les démonstrations qui la confortent. Les règles du jeu de la vie, de John Conway expliquées dans la vidéo mise en lien par Ritonas a été repris pour montrer comment les pâquerettes servent de régulateur thermique planétaire.

    http://www.astrosurf.com/luxorion/theorie-gaia.htm



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    tchakpoum 3 octobre 2021 15:11

    @yoananda2

    Parce que vous avez été fait comme ça. Vous avez appris que le monde naturel est fait des trois règnes : animal, végétal et minéral. Vous avez bien compris que c’est nul : devant un paysage vous yeux ne montrent pas trois tiroirs où tout est rangé dans ces trois catégories.
    Mais vous avez rien d’autre et vous êtes en panne.

    Prenez des gosses en primaire et montrez leur une mapemonde, google earth et des illustrations de la planète avec l’atmosphère. Et demandez leur "c’est quoi qu’il y a ? Il vont commencer par dire : des terres, de l’eau, de l’air. Puis vous les accompagnez en précisant les états de l’eau : salé, douce, stagnante, circulante en ajoutant toujours les "pourquoi" aux "quoi". et pareil avec les autres éléments, en subdivisant progressivement. Ils auront une perception innée ensuite de la biosphère avec les différents aspects et les raisons d’être.
    Si vous leur apprenez ensuite les 3 règnes de la nature, ils vont vous regarder comme un attardé, ou un abruti,parce qu’ils auront été faits différemment. Ils ont déjà compris que tout est corrélé, relié, homéostatique, organique, etc...

    Mais allez voir un biologiste ou un chimiste, diplômé, reconnu, qui a démontré des découvertes : si vous tentez de lui expliquer, il va vous répondre d’aller jouer ailleurs car il sait déjà et n’a pas besoin de retourner à l’école.

    Pour la conscience, on peut voir voir ça différemment : nous sommes l’égrégore ne notre matière biologique, constitué de milliards de cellules qui ont leur propre miniconscience et leur propre trucs à faire. 
    Eh bien, de même, la planète a son égrégore.



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    tchakpoum 3 octobre 2021 14:45

    @Ritonas 4

    C’est vrai que "scientiste" est un reproche. Un scientifique ne se revendique pas "scientiste".
    Les zététiciens qui ont les chaînes youtube sont souvent ces scientistes. D’ailleurs, pour la plupart ils n’ont pas d’activité scientifique eux même. Ils utilisent les productions scientifiques des autres pour se poser en magistère de la vérité.
    On est en plein dedans : refuser aux médecins généralistes le droit de soigner un patient du covid, c’est une attitude de construction scientiste.
    Sans compter que qqu’un qui vous dire qu"il faut "croire en la science" devrait vous déclencher le warning. C’est une question de démonstration, pas d’affirmation.

    Vous devriez lire "L’ile du docteur Moreau" de H.G. Wells, j’ai sentiment que ce romancier est le premier a avoir saisi ce qu’est un scientiste, comment est faite cette mentalité, même si le mot n’était pas encore dans ce roman.



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    tchakpoum 3 octobre 2021 14:33

    @yoananda2

    Ben Gaïa, c’est moi...

    C’est un paradigme : tout concept est une manière de penser qque chose. C’est celui qui a été posé par Lovelock, puis contesté par les scientifiques. Mais au fur et à mesure, ces scientifiques ont constaté qu’ils ne trouvaient pas de preuves pour contester, mais que celles qu’ils trouvaient ne faisaient qu’alimenter ce concept d’organisme vivant général de la planète. Sachant, évidemment, que "esprit", "conscience" sont impossible démontrer par la "preuve scientifique", mais que personne ne contestera que nous avons tous une conscience.

    L’eau et l’air ne sont pas des "vivants". Mais ils ne sont pas inertes non plus : l’air, comme l’eau circulent. L’eau stagnante s’évapore et alimente le cycle via l’atmosphère.
    L’eau et l’air ne sont jamais complètement purs. L’air est un composé de différents gaz. Il y a toujours un faible taux de sulfure dans l’air : sans celui-ci les nuages ne pourraient se former. On a constaté que les planctons fournissent ce sulfure et même en assurent la régulation, alors qu’un plancton fait sa vie, et évidemment, se fout de l’atmosphère.

    A partir Gulf Sream, on sait que différents courants marins traversent les océans, transportant de parts et d’autres les excès de chaud et de froid. Sans ces courants, les surfaces continentales seraient restées trop contrastées en températures à cause de la présence/absence du Soleil et les végétaux n’auraient pu s’étendre sur les terres.

    Il y a toutes sortes de phénomènes et mécanismes qui montrent que l’air et l’eau sont utilisés par la biosphère pour entretenir la matière organique. Vous disiez plus haut que tout est relié, corrélé. C’est le cas.

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