La première manière c’est de vous demander à vous
3 ainsi qu’à plusieurs autres personnes de définir ce qu’est la spiritualité.
Oui, ça fait 260 commentaires qu’on cherche…
Mais :
Ce qui en ressort, la définition actuelle
consensuelle c’est : cultiver le lien à soi, ou autres, ou à un Dieu ou
autre chose.
Il y a bien des réminiscences de la spiritualité.
Nos actes ont une action dans le concret comme dans le spirituel, qui a une
portée sur soi, sur les autres et sur l’ordre du monde (Dieu…). La prière ou le
moment du culte n’est pas le seul temps spirituel. Et récupérer le sens du
spirituel dans le quotidien, ce serait déjà énorme.
Exemple : j’ai toujours aimé la cuisine, ça
me lave la tête, c’est mon truc. Maintenant, c’est ma
prière, je fais mon Cosmos (antonyme de Chaos). On mange de plus en plus ce qui
vient du jardin, est cueilli des arbres, est échangé et surplus avec les
voisins, et les conserves vendues pour les plus lointains. Il y a aussi la mer (
je redeviens carnivore, on pige pas bien, ici, le vegan, on nous demande si on est
malades). C’est organique, vivant et c’est des liens, bons moments, échanges, nouveaux
trucs à faire. Marre de prendre le caddy sous les néons, d’y faire tomber des
trucs carrés, en plastocs, de chépaoù. Vade rétro ! C’est sordide, je
mange pas la mort ! La cuisine, c’est
la transformation de la matière, en plus on a la cuisine de dedans et celle de
dehors, les maisons sont comme ça ici, et c’est bien. Et les repas, la famille,
les amis, retrouvailles, la communion, les échanges de moments de vie, etc…
Voilà ma prière, je participe et contribue au
Grand Cosmos autour de moi (en tout cas à sa petite fille Gaïa).
.
Tu peux avoir une spiritualité tournée vers la
nature.
Bah, oui, parce qu’elle est vivante, de partout.
Et je ne comprends pas bien les zumains vivants eux-mêmes qui ne comprennent
pas ça. Et c’est pour ça que j’étais anti-OGM (et pareil ces brins d’ARNm), j’étais
déjà spirituel sans le savoir. On ne tripote pas la biologie, on ne brevète pas le vivant, ça ne s’achète pas. C’est le patrimoine commun, la chair de Pachamama (elle
aime qu’on lui change de nom), de la matière magique qui fait les êtres vivants,
ixe milliards de fois plus rare dans le Cosmos que le diamant sur Terre. Ledit
Cosmos que nous les humains rendons à son existence car nous sommes capable de le
nommer, de le connaître, de commencer à l’expliquer. La matière divine, on l’a
déjà putain ! On cherche quoi avec la branlette spirituelle ? Si c’est un problème de coït, y’a des femmes pour
ça en plus (et vice et versa) on a tout ! Bon, je m’échauffe un peu, ça va
devenir voyant, mais je laisse, car c’est de bon cœur.
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La 2ème manière de répondre, c’est de parler de
la spiritualité naturaliste (sans surnaturel) qui se développe actuellement.
Je ne vois pas trop ce que ça veut dire. Les
Verts, par exemple ? Sardine Ruisseau ?
.
Si ma spiritualité c’est d’aider les pauvres,
sans que je ne crois en Dieu ou transcendant, juste parce que c’est raisonnable
et que ça me grandit itnérieurement, je vois pas au nom de quoi toi ou moi on
irait dire au gus "non, c’est pas ma spiritualité, donc c’est pas de la
spiritualité".
Dans l’absolu, c’était la question de Jean
Tarroux, athée, dans La peste de Camus, avec sa "morale de Croix
Rouge" : "Peut-on être saint sans Dieu ?"
Là, c’était bien encore cette époque où le
monothéisme avait le monopole de la spiritualité : c’est ça ou rien. Le monde est enchanté et ébloui car
il y a Dieu pour ça, sinon le monde est éteint et fait de cendre. Jean avait
envie de spiritualité, mais il lui manquait des billes pour concevoir la sienne
ou en récupérer une autre.
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Troisième réponse, très personnelle : selon
moi, ce n’est la raison ou la laïcité qui fait la pathologie, mais l’équilibre
avec le matériel.
Bon, j’ai vu ça : "La fête des mères
est la seule fête laïque qui soit aussi spirituelle". C’est de Gastalsi, j’ignore
qui c’est. Vu comme ça, ça va. En fait la laïcité, c’est une définition
en creux pour désigner ce qui n’est pas du clergé. On ne fait que dire ici
qu’il existe de la spiritualité hors du clergé catho. Je ne revendique pas une spiritualité laïque,
je n’ai pas besoin de me situer, par rapport aux cathos. Je peux même discuter
avec eux, ils ne sont pas très méchants (à part un problème avec les gosses
pour les prêtres). Après il y a la laïcité qu’on enseigne à l’école, qu’on
débatte à la tévé, avec les grands principes éthérés. Il s’agit de lois civiles, que les
citoyens se donnent pour vivre ensemble. C’est ça le sujet. Je trouve ce mantra
laïcité malsain. Mais c’est normal dans un pays malade.
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Je sais que VOUS TOUS ne serez pas d’accord, car
pour vous la spiritualité c’EST l’équilibre en question.
Ben l’équilibre matière/esprit, on ne réfléchit
qu’à ca ici, non ? (en tout cas pour moi).C’est ce que semble suggérer
aussi diplomatiquement Gaspard en prenant l’anthroposophie comme exemple parmi
d’autres ? (Gaspard est parfois diplomate, parfois rentre dedans, selon,
il a un côté Janus, peut-être…).
Dieu a-t-il préexisté à l’Univers qu’il a créé, ou s’est-il
auto-généré avec ?
———— - Guillemant, je laisse. J’ai papillonné sur des articles et des vidéos, il me faudrait approfondir pour comprendre ce qui m’intéresse. Si j’entame ici, je risque d’être filandreux.
Oui, il y a pas
mal de choses intéressantes, en tout cas pour moi. Je n’ai pas le temps pour
une réponse qui ne soit pas trop dispersée. Sans doute dans une bonne quinzaine
d’heures.
Alors si vous rejetez l’existence d’un dieu monothéiste, quel dieu il y a-t-il ? Il ne semble que la transcendance est liée à un dieu préexistant à l’univers non ? Sinon, on joue avec les mots.
Rien d’original là-dedans c’est la vision d’Einstein. L’espace-temps existe d’un seul bloc, passé, présent et futur.. Autrement dit le passé est encore là, là-bas, et le futur est déjà là quelque part, de l’autre côté
Oui, ça d’accord, mais c’est juste expliqué mathématiquement. Philippe Guillement explique les incidences phénoménologiques concrètes, y compris dans son existence, que cela pourrait supposer.
Sauf erreur, les lumières sont une spiritualité immanente, la raison vient de l’homme lui même. Les spiritualités laîques sont immanentes.
Je vais être brutal en le disant, mais pas pour l’être, pour essayer de débroussailler. Non, la raison, ni la laïcité ne sont pas des spiritualités. Penser ainsi, c’est fabriquer de la pathologie. La raison c’est un procédé : il n’y a pas de spiritualité à savoir comment raisonner, réfléchir. J’avais repris Aristote qui avait inventorié différentes façon de développer la connaissance : c’est intéressant, c’est utile le but est de développer des capacités, de outils intellectuels, mais la connaissance n’est pas un choix éthique ou moral d’ajustement au divin ou à l’ordre du monde (même si ça peut aider évidemment). Le Culte de la raison, "croire en la science" : c’est de la pathologie. Le mot laïcité est devenu un mantra sans plus savoir de quoi ça parle, ça me fatigue. C’est comme Méluche : "la république !", qui devient une quasi religion. Bien non : respublica veut dire gérer les affaires de la ville, ou de la nation. Il n(y a rien de spirituel à ça : cela demande de la probité, de la gestion, de la compta. Toute choses qui ont disparu. A la place on nous chante tous les 4 matins : "La république est en danger : religion = imposture. Laïcité : c’est un pays qui se gouverne par des lois civiles, ça n’a rien de plus mystérieux que ça.
La transcendance est la question s’il y a du divin dans le monde. Il n’y a aucune divinité dans la raison. Ce n’est pas immanent non plus : la raison n’est pas un principe de création et organisation du cosmos : c’est juste un instrument de compréhension.