Je sais que je n’ai pas besoin de le déclarer, car on finit toujours par le reconnaître. C’est une bonne
démarche scientifique de votre part, c’est bien.
.
et vous arrivez en prenant le problème à l’envers en me
demandant à moi de prouver en quoi ce que dit Horton est faux (c’est plutôt à
lui de donner des explications) et en faisant un appel grotesque à l’argument
d’autorité en expliquant à quel point Horton est plus compètent que moi, c’est
pas vraiment le sujet ni le problème en fait !
Parce que je pensais après notre échange sous l’article
précédant que vous aviez compris ce que Richard Horton et Macia Angell soulevaient
sur le problème des études cliniques dépendantes du système dans lesquelles
elles sont produites. J’étais triste de découvrir ici que vous n’avez toujours
pas compris. Gaspard a raison : j’aurais dû utiliser le lourd béton,
plutôt que l’alléchante pizza pour me faire mieux comprendre. Même si ce n’est
pas plus facile : il y a les gestes à connaître avec le béton pour qu’il
dure au-delà de 10 ans sans aucune dégradation (bullage, retraits, fissures,
effritement, fuites, lèpre), comme il y a des gestes à connaître pour que la
pizza soit bonne sans qu’on ait besoin de vous le dire avec le regard forcé de
la politesse (moelleux et craquant à gros reliefs dorés et brunis, avec une
garniture qui fasse la fête au palais).
Horton et Angell
ont des doctorats de médecine et ont été immergés plus de 20 ans dans les
études cliniques relatives leur profession et confrontés à celles-ci pour des
revues aux plus hautes réputations mondiales à entretenir. Peu de gens sur la
planète ont une telle expérience de la réalité de ces études (hormis les
grosses industries, bien sûr, juges et parties, qui ont développé une sur-expertise
à ce genre d’activité). Vous n’avez pas ça, vous n’y pouvez rien, moi non plus.
Si je regarde Thomas Pesquet à la tévé, je peux dire que je ne le trouve pas
assez ci ou trop comme ça. Mais si j’explique pourquoi c’est un branleur qui ne
sait pas s’y prendre dans l’espace, je ne serais pas surpris d’entendre autour
de moi « s’il te plait, arrête ».
.
c’est la votre erreur, toutes les études ne se valent pas, ce
n’est pas pour rien s’il y a une classification des études et qu’elles n’ont
pas toute le même niveau de preuve. Quand par exemple pour l’HCQ, vous n’avez
pas un RCT ou une meta-analyse qui montre l’efficacité du traitement, la
question est vite répondu.
Ce sont les industries pharma qui peuvent financer
généreusement et autant qu’elles veulent des études RCT, ou leurs intermédiaires,
dont ils sont principaux financeurs, comme l’OMS, pas les généralistes. Parmi ces derniers, il y a un petit consensus, une rumeur, une nébuleuse de fachos
complotistes charlatans, appelez ça comme vous voudrez, mais généralistes
diplômés quand même, qui revendiquent un traitement en précoce avec
HCQ+antibio+ionosphère+vitamine. Pour vérifier, des études RCT ont été menées :
avec de l’HCQ surdosé et/ou pour les malades graves en hôpital et/ou HCQ seuls
sans le combo. J’ai en mémoire aussi une étude à 3 bras : placebo, HCQ,
HCQ+ AZI, sans résultats significatifs avec les traitements, financée par B
& M Gates. Empilez toutes ces études et dites aux généralistes, avec le
barouf médiatico-sanitaire : "votre HCQ, ça ne donne rien". Bien sûr. Ajoutez : "vos petites études observationnelles qui ne coûtent rien : c’est du pipi de chat". Fastoche.
Factuellement, on a interdit aux généralistes d’essayer de
traiter leurs patients avec la pharmacie existante qu’ils connaissent bien, s’ils sont atteints d’une énième maladie respiratoire : le covid. Avec un
réservoir de 100000 généralistes et de millions de français qui ont appelé à
cause du nez qui coule, il est facile pour les praticiens qui ont tous des
ordinateurs de concerter des essais observationnels prudents, les confronter et les encadrer, y
compris avec des pro/anti HCQ, non seulement pour vérifier si ça marche, ou pas, mais
aussi avec quoi et même s’il n’y pas mieux derrière. C’est leur job. Ce que
fait FLCCC alliance, qui a dépassé le simple HCQ depuis longtemps, et même l’iver
(dont on découvre qu’elle soigne très bien la grippe) : ils observent la
mélatonine, la nigelle, le budesonide, la
fluvoxamine, etc… Mais pour laisser
travailler les généralistes, comme on laisse travailler les maçons et les
pizzaïolos, il faudrait que les autorités sanitaires, les ARS et le conseil de
l’ordre s’occupent de leurs oignons.
A la place, on a incité les généralistes, et payés pour ça, à
injecter des personnes saines et même trop jeunes pour risquer le covid avec de
nouveaux produits, "leaky vaccines" ou "qui n’empêchent pas
de transmette le virus’ pour lesquels j’ai fait un article il y a plus d’un
an.
Le HCQ, c’est votre roue de hamster : je m’en fous.
Raoult, c’est votre diable en boite : je ne suis pas psychorigide, comme
vous.
Je ne suis
pas juanyves. Je suis TchakTchak. C’est votre habitude de faire des amalgames
pour fausser ce qu’on vous écrit, et répondre sur des choses qu’on ne vous a
pas écrit : une variante de l’homme de paille. Juanyves, c’est plutôt le
ventilateur : disperser ce qu’on lui écrit en noyant de hors sujets.
.
Que des mauvaises études soient publiées cela ne fait aucun doute, est ce que cela représente 50% ? je ne sais pas, et si lui le sait c’est bien il faudrait peut être expliquer comment il en arrive à cette conclusion.
Les
50%, c’est une estimation qu’il a écrit avancer par défaut, une manière dire
que ce n’est pas anecdotique, dans un article qui a été tellement mis en lien
sur Avox que vous l’avez déjà lu.
.
De plus cela sous entend que l’autre moitié est
correct.
Si vous
mélangez de la farine avec du sable : vous ne pourrez pas faire de pizza.
C’était le début de notre échange précédant que
vous avez essayé de pourchasser par vos amalgames incessants : je peux
toujours trouver des études en faveur de traitements précoces et vous, trouver
des études qui disent l’inefficacité de ces mêmes traitements. Ce serait rendre le
match idiot qui se limiterait au renforcement des idées préconçues antagonistes.
.
Le système
n’est pas parfait mais il a le mérite d’existé,
Si vous achetez à chaque fois de la farine qui
contient du sable, vous ne pourrez toujours pas faire de pizzas : c’est le
système qui ne vous permettra plus d’en faire. Ce n’est pas votre
compétence à faire des pizzas qui est détruite, mais votre refus d’interroger
ou dénoncer le magasin qui vous empêchera d’en faire car "le magasin a le mérite d’exister".
L’accumulation des études, réduit les approximations inévitables de chacune d’elles, et rassemble des mise en situations
différentes finissant par évacuer les particularités et dégager le paysage :
si tel traitement agit et au besoin dans quelles conditions. Sauf si dans le
foisonnement est toujours introduit du sable, des études volontairement faussées par les expérimentateurs, ou bien par les commanditaires ou encore par les relecteurs pour validation : alors
le paysage d’ensemble ne pourra jamais être dégagé. La perversion aura gagné dans le système et rendu les gens idiots à se disputer chacun avec ses études choisies.
Richard
Horton est toujours directeur du The Lancet. Marcia Angell a travaillé 21 ans au
NEJM. Ils ont donc témoigné de leur expérience. Sans compter qu’il est peu
commun de tenir des propos publics qui détériorent la notoriété d’une société
que l’on dirige : cela traduit un trouble de conscience et une recherche d’honnêteté
professionnelle.
Vous vous n’avez jamais travaillé pour un journal
scientifique. Je crois que vous n’avez pas réalisé de thèse pour un doctorat,
encore moins d’étude scientifique et encore encore moins de relecture
d’une étude clinique présentée pour en peser sa qualité.
L’avis de
bubu vous semble-t-elle plus solide que ceux des dirigeants des journaux
scientifiques aux plus hautes notoriétés mondiales ?
Pouvez vous nous communiquer vos arguments pour contredire
les propos du directeur du "The Lancet", la plus haute notoriété au monde avec le
NEJM (dont l’ancienne rédactrice en chef a tenu des propos équivalents), et
démontrer que ce qu’il dit est forcément faux ?
Question complémentaire : pouvez-vous nous faire
connaître votre expérience d’un comité d’édition, ou d’un comité de lecture à
des études cliniques, qu’on puisse comparer à Richard Horton et Marcia Angell ?