J’ai un peu de peine avec votre façon de dialoguer : vous contestez ce que dis pour finir par me le réexpliquer. Ici, vous reprenez ce que j’ai expliqué à zz999 et sans doute aussi ce que JL avait évoqué avec son couple entropie/néguentropie et yin/yang. C’est malcommode pour moi.
SI l’on
retient la thèse du multivers et du big bang comme l’explosion d’un trou noir d’un
univers précédant, alors ce qui n’était au premier instant qu’une masse d’énergie
avec une température et une gravité extrêmement élevées s’est relâchée pour
progressivement reconstituer sa matière à des niveaux de plus en plus en
organisés au fur et à mesure des stases néguentropiques.
Alors, ce ne
serait pas des états de matières nouveaux, mais retrouvés tels qu’ils avaient déjà
existé dans l’univers précédant : d’où ce sentiment que tout cela suit une
certaine logique.
Avec sans
doute des innovations : on ne peut pas imaginer que tous les évènements se
reproduisent à l’identique entre l’ancien univers et celui actuel. Le carbone,
qui est la brique fondamentale à la fabrication de la biologie et, par extension,
de la vie, est de chiralité levogyre. C’est-à-dire que les constructions
moléculaires biologiques, à partir de cet atome, se font toujours dans le sens gauche. Alors
que les réactions physico-chimiques peuvent tout aussi bien déclencher un
développement moléculaire dextrogyre, vers la droite. Mais toute la chiralité
des molécules biologiques est levogyre, gauchère : on constate, sans savoir
pourquoi, qu’elle ne peut pas de faire dans l’autre sens (y compris sur des
météorites où l’on trouve des traces d’acides aminées : elles sont
levogyres).
On peut
imaginer que l’univers précédant a déjà été confronté à ce problème, avec sur
les planètes et astéroides favorables une chiralité ambidextre et ne donnant jamais rien quand elle était
dextrogyre. Alors, notre univers, qui aurait gardé une mémoire de celle passée,
susciterait de façon plus automatisée une chiralité levogyre quand l’occasion
se présente.
Et d’accord
avec vous : le ying/yang est un principe dont on n’a pas encore exploré
toute a portée.
Ainsi, que peut vouloir dire "matière réelle" ? C’est totalement absurde,
Je l’ai montré avec mon développement. La particule élémentaire est, pour l’instant le plus petit élément de matière que l’on ait isolé, elle est constitutive même de l’atome. A moins que ce soit le quark, c’est n’est pas non plus complètement arrêté. Après, si un noyau atomique avait la taille d’une balle de tennis, l’électron serait à trois kilomètres. Un couche de carbone, le graphite (ou nanographène, puisque c’est la mode) intercale les atomes de carbones en octogone, comme un grille de jardin. Cela place alors les atomes, toujours si les noyaux avaient la taille d’une balle de tennis, à plusieurs centaines de kilomètres les uns des autres. Et il n’y pas de mouvements gravitationnels : c’est rigide, même ce qu’il y a de plus rigide dans la matière que l’on connait, comme le diamant, qui est carbone pur. Comment ça tient ? Champ de force ? Beuh , c’est de la formulation par défaut. Donc c’est la matière qui délimite un vaste domaine de vide. Et c’est ce vide structuré par la matière qui construit une réalité, comme le diamant. Ce n’est pas la matière, mais la structure de cette matière qui fait une réalité. Et ce qui fait cette structure est un code, qui est advenu un jour à un certain état de l’univers que les atomes de carbone devaient se placer en octogone. Et le "message" a été transmis à tout le carbone de l’univers (il y a plein de carbone sur Mars). Puis le mouvement de l’univers a continué et il est passé à autre chose. C’est que des physiciens sont en train d’explorer. C’est une aventure phénoménologique déroutante, mais qui m’intéresse.
Je ne sais pas. Pour le quelque chose : pouvez-vous me dire en quoi sont faites les lettres de caractères de ce message que vous êtes en train de lire ? Et accessoirement : comment je vous les ai fabriquées ?
De toute façon je ne cherche pas à vous convertir ou à vous déconvertir. Je viens ici pour discuter, confronter, c’est tout. Rien que ça, c’est un sport difficile entre les humains.
Ce qui ne me convient pas, dans le monothéisme est la solitude spirituelle dans laquelle s’installe les croyants. Ils cherchent un Absolu, alors que tout montre dans l’univers qu’il est construit par le relatif : une chose existe car il y a un contraire, comme la matière ou l’anti-matière, l’énergie est possible car il y a un + et un -, ou un sens contre un autre, ou la création de la cellule qui invente un "intérieur" car cela fait un "extérieur". De même, ils cherchent un Ailleurs, sans chercher à appréhender déjà ce que nous sommes et comment nous sommes. C’est ce que j’essayais de faire entrevoir avec mon développement. La matière biologique est intelligente, l’univers est intelligent. L’intelligence cherche toujours à construire quand c’est possible. Nous sommes construits de cette intelligence et nous avons de l’intelligence pour participer à toute cette intelligence. Même si, malheureusement, je trouve que l’aventure humaine tourne en eau de boudin. Mais est-ce qu’il y a un dieu dans cette intelligence ? Pour ma part, je n’en sais rien, et je m’en fous. Déjà prendre conscience que nous faisons partie de cette intelligence globale, cela permettrait de mieux comprendre notre place, et pas "à vide", mais dans tout ce qui existe. Cela devrait être notre responsabilité et on se sentirait bien mieux spirituellement, au lieu d’être ces spiritualités aveugles les uns aux autres car solitaires, isolés de ce que nous sommes.
Les grandes questions, le nez en l’air, si dieu organise l’univers
ou si c’est le hasard qui joue aux dés, ça commence à être has been.
La chute thermique consécutive au big bang a fait passer une
partie de l’énergie en matière, par étapes. L’onde et le corpuscule (sa peau)
se sont rencontrés, la matière et l’anti-matière se sont séparées, les particules élémentaires sont nées et
certaines ont formé des premiers atomes.
Le réacteur thermique secondaire, l’étoile, a étendu la
famille des atomes (tableau de Mendeleïev).
Le troisième réacteur, la Terre, plus stable et tempéré a continué la course universelle vers les occasions de
montées en complexité. Ainsi la soupe primitive de matières organiques qui
ont polymérisé sous les incessantes réactions physico-chimiques (orages,
pluies, volcans, atmosphère épaisse, etc…). Cette polymérisation a aussi
fabriqué des protéines.
- Autopoïèse : une membrane a enfermé dans en milieu
intérieur un agrégat organique isolant d’un milieu extérieur pour choisir ses
échanges avec l’environnement. La naissance de la cellule. C’est une
organisation créée d’elle-même en rassemblant des organisations infras qui
interagissent entre elles en se déterminant des fonctions.
- Endosymbiose :
la cellule humaine a capturé d’autres cellules (ou ce sont elles qui se sont
faites copines, on ne sait pas). La mitochondrie est en fait une bactérie qui a été capturée. Le
chloroplaste est une cyanobactérie. Il y a même un retrovirus, dedans. Notre
cellule humaine est un espèce de truc tératogène, ou à différents petits trucs
qui vivent.
Après, vous pouvez
continuer de vous-même en montée d’orgnisations et fonctions : organes,
fibres, tuyaux, liquides, os, kératine.
On a même deux
kilos de microbiotes, de la tête aux pieds : champignons, bactéries,
archées, virus, bacilles. Des corps étrangers sans lesquels on ne pourrait pas
vivre, car notre anatomie propre n’est pas tout à fait autosuffisante.
Donc, pour
votre question, il y a aussi un parcours à étapes : polymères, acides
aminées, protéines, oses, riboses, ribosomes (ARN) désoxyribose (ADN). <== Ce que j’ai écrit ici n’est
pas forcément juste, c’est de mémoire, il faut retenir le principe du cheminement
vers la complexité : des organisations inférieures vers celles
supérieures. Dont nous êtres vivants humains.
Autre chose :
la phrase : "La matière est faite vide". On sait que si on
rassemblait toutes les particules élémentaires de la planète à touche-touche,
la matière tiendrait dans un dé à coudre (moins de 2cm3). Alors notre propre corps :
il faudrait un bon microscope pour le voir encore. Pourtant, notre main gauche
ne peut pas traverser le bras droit, c’est "plein". Il y a un truc.
L’univers est fait d’énergie et de matière.
Et peut-être de vide, on ne sait pas encore : si c’est vraiment "rien" ou quand même quelque chose. Les physiciens se penchent de plus sur l’évolution de l’informatique pour s’interroger sur une composante supplémentaire de l’univers : l’information.
Atari a inventé le jeu pong dans les années 90. C’était de la programmation pas à pas, en 0 et 1 sur 4 barrettes de mémoire. Maintenant, on a le jeu Doom, et même de la réalité virtuelle en 3 D. On est passé d’une scène fixe entre deux traits mobiles avec un point à déplacement constant, à de milliers de scènes de grande ville, animées avec un des milliers de situation possibles. Cela ne demande pas plus de quantité de matières que les barrettes d’Atari (hardware). Par contre, ce sont les algorithmes qui se sont étendus de façon gigantesque, arborés, avec un empilement ahurissant de programmes les uns dans les autres. La matière n’a guère été augmentée en volume, mais ce sont les programmes, l’empilement d’infos qui ont fait exploser cette réalité virtuelle démentielle.
Il en serait peut-être de même avec notre univers, comme notre corps : une architecture d’informations, encodées les unes les autres (particules, atomes, molécules ,etc...), qui demandent très peu de "matière réelle". 2cm3 de "matière" suffisent pour fabriquer toute la réalité de la planète Terre qui a encodé un nombre ahurissant d’informations.
Le code phi, par exemple, très connu, qui est la proportion 1,618 constante, advenue un jour, pour fabriquer toute matière.
Encore une fois, je décris une hypothèse flottante parmi des physiciens.
Donc on commence à avoir à manger pour comprendre notre univers, qui dépasse la question de dieu ou du hasard : on n’en a plus besoin.
La question de dieu est juste une question individuelle ; si vous irez au paradis ou pas.