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Je ne sais pas s’il est important de répondre à une question qui est dépassée. Pour moi la période n’est plus du tout favorable au souverainisme classique, en tout cas sur le plan de la conquête électorale. Les souverainistes français ont eu 25 ans pour s’organiser depuis le traité de maastricht puis le référendum de 2005. Les Anglais y sont arrivés en 4 ans à peine. Je sais que les situations sont différentes, mais quand même, il y a un apragmatisme évident (éternelle et futile désunion entre les "souverainistes de gauche" et "souverainistes de droite") et une usure idéologique manifeste dans ce courant.
Je crois avoir suffisamment essayé de distiller critiques et conseils (à ma modeste échelle) mais l’UPR n’est qu’une chambre d’écho. De plus, je ne me sens plus assez proche idéologiquement ou intellectuellement des milieux souverainistes, comme je pouvais l’être il y a quelques années, pour dire quoi faire, si tant est que cela soit bien la question à poser.
Je pense que la question à poser c’est plutôt "quoi penser ?" La première chose serait d’admettre que cette famille politique est désormais minoritaire, voire marginale dans l’opinion, d’adapter la communication en fonction de ce constat (arrêter la technique du paon électoral, consistant à vouloir faire croire que l’UPR est un "grand parti" à l’ancienne) et surtout consacrer quelques mois à s’accorder au moins sur la définition de ce qu’on entend par "défendre la souveraineté française". Même si je ne partage pas l’opinion de Zemmour, il a sans doute raison quand il explique que les questions culturelles et identitaires vont prendre le pas à l’avenir sur les questions économiques et politiques. Sans parler de la passion écologique qui est assez éloignée des préoccupations des souverainistes.
De toute façon, le prochain pion qui risque de tomber n’est pas la France, mais l’Allemagne, car en Allemagne, tout comme en Angleterre, il y a une partie de l’élite financière et politique qui considère que l’Euro et l’Europe sont devenus des boulets pour l’Allemagne qui après tout a atteint son objectif avec la réunification. Et le gouvernement allemand a de plus en plus de mal à cacher son peu d’entrain à poursuivre l’intégration de l’Europe, répondant aux propositions fédéralistes françaises par des propositions absurdes, comme par exemple quand ils nous demandent de céder notre siège de l’ONU à l’Europe ou de transférer la dissuasion nucléaire à l’OTAN (gros foutage de gueule censé répondre à ce qui constitue à leurs yeux un gros foutage de gueule : l’intégration et les transferts budgétaires).
C’est un peu tard pour la jouer l’union fait la force, pour deux raisons :
1) Tous ces courants souverainistes sont ultra-minoritaires dans l’opinion (UPR) ou moribonds (NDA, Philippot) et je ne compte pas les farfelus. Même en se réunissant, le potentiel électoral est faible.
2) Le Brexit paradoxalement ne fait pas du tout le jeu du Frexit et des mouvements voulant rompre avec l’Europe. Les partis eurosceptiques ont même été contraints de mettre en veilleuse leur critique de l’UE depuis le Brexit.
@yoananda2
C’est effectivement un gros problème. Ces types devraient être ou auraient dû être considérés comme relevant du droit de la guerre, mais une telle décision n’aurait jamais pu être acceptée par une partie de l’opinion.
En réalité, le gouvernement français a tenté pendant un temps de tenir cette ligne, sans l’assumer politiquement, de deux manières :
1) en proposant de rétablir en 2015 la peine d’indignité nationale pour les citoyens français ayant contribué à une entreprise terroriste. Mais Hollande, sous la pression de la gauche, n’a pas voulu aller dans cette voie, et les terroristes ont donc été considérés comme des voyous de droit commun.
2) en laissant les combattants être jugés sur place.
On voit ici l’incohérence et le côté velléitaire des autorités françaises, puisqu’à partir du moment où l’on considérait que les terroristes de Daesh étaient des délinquants devant être présentés devant la justice française, il devenait impossible de s’opposer légalement à leur rapatriement. Or, c’est ce qu’ont fait les gouvernements de Hollande et de Macron, conscients de l’impact politique de ces rapatriements sur la population française, jusqu’à ce que la pression des ONG mais surtout celle des USA deviennent trop forte, contraignant l’état français à rapatrier les djihadistes.
Le langage tenu par Trump à Macron n’était pas "récupérez vos merdes chez vous" mais pas très loin.
@yoananda2
Le problème c’est qu’il y a différences statistiques significatives entre les races. (pas de hiérarchie hein).
La race n’est pas un concept scientifique mais culturel. Les différences génétiques moyennes constatées entre groupes humains anciens sont beaucoup moins importantes que la variabilité génétique constatée entre individus. En gros on a plus de chances de trouver des différences significatives entre deux individus issus d’un même groupe qu’entre deux individus issus de groupes différents. Ca ne veut pas dire qu’il est inutile de rechercher les "différences" entre groupes humains au sens large (particulièrement dans le cadre de la recherche médicale) mais que chercher à théoriser des "races" distinctes à partir de ces différences liées à des influences environnementales n’est pas une démarche scientifique. On sait très bien que la peau des populations européennes a blanchi pour permettre une meilleure absorption de la vitamine D dans un climat qui était beaucoup plus froid à l’époque.
Les scientifiques du 19ème qui avait l’obsession de la taxinomie ont cru que ces différences minimes traduisaient une différence génétique fondamentale entre les différents groupes humains. A l’époque, ils n’avaient pas les moyens de savoir que c’était faux car ils se basaient uniquement sur des critères anthropométriques auxquels ils prêtaient des caractéristiques arbitraires visant à rationaliser la domination et les préjugés sociaux de la nouvelle classe de grands propriétaires capitalistes, qui ne pouvaient plus en appeler à Dieu ou à la religion pour naturaliser sa "supériorité". Il fallait donc produire des "preuves matérielles" ou à défaut des indices de la supériorité de l’européen sur le noir, du riche sur le pauvre, de l’homme sur la femme, etc... et ces preuves, on alla les trouver dans les sciences naturelles en formation, en les sortant de leur cadre théorique pour les appliquer aux sociétés historiques.
Les pauvres qui s’accumulaient dans les villes n’étaient pas des gens chassés de leur campagne par des propriétaires avides mais des idiots congénitaux, bourrés de maladies et de tares ; les noirs que l’on avait réduit en esclavage avaient peut-être une âme mais enfin, tout le monde voyait bien qu’ils ressemblaient davantage à des singes qu’à des hommes ; la femme vouée à l’enfantement était inférieure à l’homme en tout point, il fallait donc la reléguer dans le foyer et en faire une citoyenne passive, etc.
Cette théorie raciste ou racialiste était tellement absurde et irrationnelle que les racistes confrontés aux différences entre blancs ont élaboré une sorte de hiérarchie interne à la race blanche distinguant une race nordique (grand blond aux yeux bleus), une race alpine (tête ronde) et une race méditerranéenne (brun crépu) correspondant, là encore, à un schéma social bien établi : le blond aux yeux bleus est entreprenant et intelligent, c’est le type aristocratique ; le blanc petit à tête ronde appartient déjà à la classe inférieure (ouvriers) ; quant aux crépus, c’est la lie de la race blanche, indolent, entièrement sous l’emprise de ses pulsions, donc incapable de contribuer à la société.
Mieux, ou pire, les racialistes ne parviennent pas à s’accorder entre eux sur les caractéristiques qu’ils attribuent respectivement à chaque race ou sous-race. Ainsi le nordiciste Madison Grant explique que la race méditerranéenne est en fait supérieure à la race alpine puisqu’elle a visiblement fondé Athènes et Rome. Les nazis confrontés au même dilemme, mais ne pouvant reconnaître aucun mérite à tous ces dégénérés orientaux, reprennent cette idée mais se basent sur de vagues indices archéologiques pour affirmer que les Aryens ont migré vers le sud où ils ont fondé la civilisation occidentale. Et ils expliquent que les invasions de "barbares" germains auraient en fait régénéré la Rome impériale, abâtardie, affaiblie et corrompue par les afflux d’orientaux.
Bref, tout ça pour dire que la race n’est pas un concept scientifique mais un support pour raconter des histoires.
L’autre problème c’est la tendance du vivant à se regrouper avec ça quoi qui lui ressemble, et donc, la tendance à se regrouper par race
Tu confonds deux choses qui n’ont rien à voir. La tendance culturelle "à se regrouper avec ce qui nous ressemble" n’est pas induite par ni réductible au concept de "race".
Sinon l’anti-racisme si c’est pour dire qu’on est tous "humain" bah oui, lol ... la belle affaire. Mais l’humanité n’est pas constituée d’individus selon moi mais de groupes.
D’individus et de groupes. Le groupe n’est pas une notion raciale.
C’est un peu comme l’anti-spécisme : je suis pour : on ne doit pas faire comme les autres êtres conscient ne souffraient pas. Une vache est un être sensible. Qu’on la bouffe c’est un chose, qu’on fasse des vaches à hublot ou des fermes usines et les conditions d’abattage, c’en est une autre.
L’espèce est une catégorie scientifique, pas la race. Confondre les deux est encore une fois un artifice de la pensée raciste du 19ème. J’essaie de rester mesuré dans les termes pour ne pas donner l’impression de tomber dans l’antiracisme et l’indignation morale, mais tu tiens réellement des propos déplacés, dépravés même. Tu es en train de dire que les hommes de différentes couleur ou de différents "groupes" sont comme des espèces différentes, et qu’il appartiendrait aux espèces dominantes de se montrer magnanimes envers les espèces dominés... c’est du racisme, pas du racialisme.
@Serge ULESKI
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