Maîtresse de conférence et fondatrice de l’association Black History Month, Maboula Soumahoro est une spécialiste de la civilisation américaine et de la diaspora africaine.
Sans préjuger de ce qu’elle raconte, cette volonté de vouloir à tout prix importer en France des concepts issus de l’histoire américaine, particulièrement singulière quant à l’histoire de l’esclavage ou au traitement des minorités autochtones, est réellement problématique.
Ca me rappelle une vidéo qui doit traîner encore sur youtube ou un militant noir américain interpelle des noirs et des arabes dans la rue à Paris en leur demandant s’ils se sentent français ou "noir" ou "arabe, et en fait il n’arrive jamais vraiment à obtenir la réponse qu’il souhaite et finit par perdre patience et par se montrer assez odieux avec un noir qu’il appelle "nigger" quand ce dernier lui répond qu’il se sent français avant d’être noir, et se lance ensuite dans une leçon de conscience raciale, avec une familiarité presque insultante alors que l’on voit que le noir américain est en fait un métisse qui a sans doute de sérieux problème d’identité. A un moment le noir français lui dit qu’il n’a jamais vraiment subi de racisme à titre individuel même s’il sait qu’il y a du racisme en France, et l’autre refuse tout simplement de l’entendre, pour lui français = blanc = raciste.
Bref, c’était un beau concentré d’impérialisme culturel US drapé d’antiracisme, et une illustration des différences entre la France et les Etats-Unis autour des questions identitaires... enfin c’était il y a quelques années donc ça a dû changer...
Je ne suis nullement raciste ou racialiste et je trouve que votre texte dégouline de paternalisme condescendant et de bonne conscience, et est tout à fait dans la lignée de ce que pouvait dire et écrire les cadres de SOS racisme il y a 20 ou 30 ans au sujet des "minorités visibles", ou en remontant encore plus loin, les membres de la "sociétés des amis des noirs". Au passage, il est curieux de faire une relation d’office entre l’Islam et ces minorités dont une large partie n’est d’ailleurs pas issue de "l’empire colonial" et vit en très bonne relation avec le reste de la population française.
Attention, Uleski préconise aux "minorités" visibles de s’organiser de manière autonome afin de pouvoir "revenir vers nous", on ne sait pas trop ce que ça veut dire concrètement, qui sont ces "minorités" au juste et qui est ce "nous", mais c’est beau, c’est de l’identitarisme de gauche.
Il est pour le moins paradoxal d’appeler des gens à s’autonomiser tout en leur répétant "il faudra que". Comment appelle-t-on cela ? Une injonction contradictoire je crois. Incorrigible blanc, ils ne peuvent pas s’empêcher de donner des ordres.
Et tout en leur conseillant quand même, pas hypocrite pour un sou, de sortir rapidement de cet entre-soi ethnique qui ne serait "d’aucune utilité". Faut savoir mon "pote", soit c’est absolument inutile et donc non nécessaire, soit c’est utile et donc nécessaire, mais pas les deux à la fois.
Ce qui implique le choix d’un ton et d’un vocabulaire adéquats, tout en restant d’une fermeté totale sur les principes ; ceux d’une morale humaniste et soucieuse de la justice des conditions d’existence de nous tous, bien évidemment.
Ah bon ? Ils n’ont même pas le choix du vocabulaire ? Ben là encore, on dirait du SOS tant dans le fond que sur la forme ("fermeté totale sur les principes", quel socialiste n’a jamais dit cette formule au moins 10 fois en meeting ou à la télévision ?)
Médiatisé pour ses écrits et ses conférences sur l’économie de la connaissance et les neurosciences, il publie en 2016 un essai à succès, Libérez votre cerveau ! Il fait cependant l’objet de critiques, tant sur son CV, qu’il a artificiellement gonflé, que sur le fond de ses travaux.
Nassim Nicholas Taleb (né en 1960 à Amioun au Liban) est un écrivain, statisticien et essayiste spécialisé en épistémologie des probabilités1 et un praticien en mathématiques financières1 libano-américain. Il est actuellement professeur d’ingénierie du risque à l’Institut polytechnique de l’université de New York
Ses ouvrages sont controversés au sein de la communauté scientifique5,6. Ses écrits sont considérés comme « agressifs », « provocateurs » et « répétitifs »7. Taleb est même qualifié de « faussaire intellectuel » et est réputé pour traiter d’ « imbéciles » les personnes qui le contredisent sur Twitter8,9.
La vie en société n’est que celà : des interdépendances. La vie n’est que celà. Il n’y a rien dans l’univers connu qui soit pleinement autonome, càd ne dépendant pas d’autre chose. Si on commençait à remonter la chaîne de dépendances qui permet l’existence de la baguette vendue par le boulanger, on verrait vite que cette chaîne est "infinie". La baguette dépend du boulanger. Le boulanger dépend de ses clients, de ses fournisseurs, de la production d’énergie qui alimente son four, etc.
C’est exactement ce que je vous disais de manière ironique. Je ne pensais pas que vous alliez prendre cela au premier degré, je crois que vous devriez échanger avec Pégase.
Donc à vos yeux vous êtes "dépendante" de votre boulanger ou "dépendante" votre médecin sous prétexte que vous ne pouvez pas faire votre propre baguette ou vous soigner seule ? C’est une vision intéressante de la vie en société.
Vous préconisez donc l’autarcie. Mais comment alimenter vos appareils électriques, ordinateurs, etc. sachant que la France ne dispose pas de ressources naturelles en quantité importante ?