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Walid Haïdar

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  • 3 votes
    Walid Haïdar 1er novembre 2011 17:37

    logan, 

    il ne s’agit pas de siéger tous les jours à l’assemblée. Même à athènes ce n’était qu’une partie chaque jour, qui siégeait.

    Mais de toutes façons, je ne sais pas si t’en rends compte, mais pour vivre dix fois plus dignement qu’aujourd’hui ont pourrait travailler au moins 2 fois moins, et donc seulement 2 ou 3 jours par semaines.

    C’est pour ça que je dis qu’en vérité, cela n’a pas de sens de chercher "comment concrètement ça va se goupiller". La question c’est :
    1/ le système d’élection dégénère-t-il dans la grande majorité des cas en oligarchie ?
    2/ voulons-nous une oligarchie ou voulons-nous être des acteurs directs de l’organisation de notre société ?

    Et en fait c’est à partir des objectifs qu’il faut raisonner. Et je pense très profondément que cette aspiration d’assemblée générale permanente (je dis ça pour simplifier, en vérité il ne s’agit pas de ça), et de relocalisation du pouvoir, correspond, converge avec l’aspiration de relocalisation de l’économie, de renforcement des rapports humains, du lien social.

    Par conséquent, que ce soit sur le plan social, économique, institutionnel, il faut militer et penser selon des objectifs, des rêves, des aspirations élevées et agir en conséquence, de sorte que la forme sera la conséquence d’un processus complexe de convergences d’objectifs de nature différentes.

    Cette forme ne sera pas un modèle idéal descendu du ciel ou d’une tête bien faite, mais le résultats de luttes et de renversements d’ordres et de pouvoirs établis.

    Pour moi l’idée de Chouard n’est pas une alternative au vote, au syndicalisme, au militantisme associatif : c’est une idée-force qui ajoute des milliers, et j’espère bientôt des millions de consciences, dans le combat pour renverser l’ordre oligarchique qui nous oppresse.

    C’est pour ça que je vote front de gauche, que je cautionnerais une grève générale, que je débat de politique et fait passer des informations qui me paraissent importantes, et en particulier l’idée que chacun doit se réinvestir en politique s’il veut vraiment être libre, et que la complexité et la diversité moderne impose que chacun mette au service de l’ordre commun l’expertise de sa propre expérience, car tout modèle idéal ou abstrait sorti d’un cerveau ou d’un think-Tank, aussi éclairant qu’il puisse être, est largement insuffisant pour faire fonctionner correctement et durablement une société : la paix ne sera possible que quand chacun sortira de devant sa télé pour dialoguer avec son voisin de "comment on s’organise ?".


  • 1 vote
    Walid Haïdar 1er novembre 2011 17:05

    " Toute monnaie ex nihilo contrevient à ce principe de base puisqu’il n’en coûte rien pour l’émettre et donc aucun effort"


    Oulala malheureux, que dis-tu ?

    Qu’est-ce qu’une monnaie ex-nihilo ? Moi je connais un truc qui s’appelle le crédit, c’est à dire que l’acteur économique chargé d’évaluer la capacité de l’emprunteur à créer la valeur qu’on lui prête, échelonnée sur un certain temps, cette acteur, qui s’appelle la banque (privée chez nous, public en d’autres temps ou sous d’autres latitudes), accorde un crédit d’un certain montant à quelqu’un qui va pouvoir utiliser ce crédit pour ensuite le compenser par une création de valeur correspondante (+ les intérêts).

    A partir du moment où on considère que le système économique crée de la valeur, il est normal de créer de l’argent en plus de celle qui existe déjà, et qui correspond à la valeur ajoutée en cours de production.

    Le monde des hommes n’est pas un truc stérile a toujours la même valeur globale.

    Supposons que le crédit ne s’effectue que sur fond propres et considérons un entrepreneur qui veut monter un projet pour lequel il a besoin de 500 pièces d’or, et moi qui ai 1000 pièces d’or. Supposons que la masse monétaire du monde soit fixée à 5000 pièces d’or (je détiens donc 1/5 de la richesse mondiale mais on s’en fout, c’est pas le problème).
    Je lui prête 50, et avec il monte son projet, qui lui permet de transformer des pommes à 1/100 de pièces d’or le kilo, en jus de pommes à 1/10 de pièces d’or le kilo (peu importe le réalisme de l’exemple), donc son projet, après investissement, permet de multiplier par 10 la valeur de sa matière première, et on suppose pour simplifier que ses machines sont éternelles, donc que 50 pièces d’or lui permettent de multiplier par 10 la valeur des pommes de façon pérenne.
    Question à 10000 pièces d’or : avec quoi on va lui payer son jus de pommes si la masse monétaire globale est fixe ?
    Réponse : c’est pas possible.
    Conclusion : a une valeur en cours de création, on est bien obligé de faire correspondre une création monétaire. Ca s’appelle le crédit.


  • vote
    Walid Haïdar 31 octobre 2011 14:28

    Ok, donc en fait, pour empêcher que les gens se fassent manipuler, il faut leur interdire de prendre des décisions concertées.


    Vous avez raison, ça tombe sous le sens.


  • vote
    Walid Haïdar 30 octobre 2011 11:07

    corset abject



  • 4 votes
    Walid Haïdar 30 octobre 2011 11:06

    Mais vous dites vraiment n’importe quoi !


    Vous avez déjà conçu une pétition ?

    Vous décidez vous-même, n’importe quel citoyen, ou association, ou n’importe quoi, formule une question.

    Ensuite il se démerde (comme pour une pétition) pour obtenir les signatures de X% des électeurs. Ces signatures sont ensuite validées par l’autorité compétente (comme cela se passe en Italie ou en suisse par exemple), puis si telle qu’elle a été formulée, la question a obtenu assez de signatures, cette question est posée lors d’un référendum, telle qu’elle a été formulée. Rien de compliqué là-dedans, et en Suisse comme en Italie X=2.

    La campagne, comme en 2005, verra chacun s’exprimer comme il peut, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Cela s’inscrit de toutes façons dans une refonte profonde du système médiatique.

    Vous parlez d’extrême droite. Bon, là encore, vous racontez strictement n’importe quoi. C’est incroyable comme chaque bord est incapable de penser autrement que sous le prisme de la manoeuvre et du complot. Si vous regardez l’interview faite pas enquête et débats sur Chouard, vous y apprendrez qu’il est surtout proche du philosophe Michel Onfray et de Frédéric Lordon, les étant radicalement de gauche. Vous y apprendrez qu’il a une immense estime pour Jacques Généreux, l’économiste du Front de Gauche, et ex PS. Vous apprendrez qu’il aime beaucoup ce que fait Mélenchon. Vous apprendrez qu’il considère que les étrangers devraient avoir le droit de participer aux décisions qui concernent leur vie, politiquement, et qu’il considère le contraire comme une forme de xénophobie.

    Alors certes, il dit aussi qu’il ne diabolise pas Alain Soral, qu’il considère que celui-ci dit des choses intéressantes sur certains sujets, mais qu’il n’est pas d’accord avec lui sur plains d’autres sujets (typiquement, sur le front de gauche par exemple). Vous y prendrez qu’il considèrent qu’en démocratie, on DOIT discuter avec les gens avec lesquels on est pas du tout d’accord.

    Il dit : "Je ne m’améliore jamais autant que lorsque je suis contre dit. En écoutant celui avec lequel je ne suis pas du tout d’accord, je vais être écoeuré pendant une demi-heure, mais peut-être qu’il y aura un moment où je vais me dire "ah, tiens, là il a raison", et rien que pour cela ça vaut le coup de se faire violence"

    Si c’est ça que vous appelez le populisme, et le fricotage avec le fascisme... Personnellement, je n’ai plus la patience d’écouter des gens comme Soral, et je supporte difficilement l’écoeurement quand j’entend des âneries réactionnaires que je considère comme malhonnêtes, mais je pense que c’est une faiblesse, et que Chouard a raison.

    Au lieu de juger par procuration, vous devriez écouter Chouard, ou alors vous abstrenir de dire n’importe quoi.
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