Attention, si chez Spinoza l’essence de l’homme est son désir, cette notion a dans sa philosophie une définition bien différente de ce à quoi on pense de prime abord : en particulier, le désir chez Spinoza n’est pas du tout confondu avec les pulsions ou les désirs charnels (d’ailleurs, Spinoza vivait assez humblement de son travail de polisseur de verres).
Le désir d’un homme est chez Spinoza ce qui le définit, son essence, par conséquent le désir est le produit de tout ce qui constitue l’homme, ses pulsions combinées à sa conscience, sa raison, sa culture... et surtout sa position particulière dans le système social, ses rapports de dépendance/domination vis à vis des autres, et enfin l’intégration à sa conscience de sa propre réalité (les bouddhistes parleront du niveau de plénitude de la conscience de soi)
Donc lorsqu’on affirme que le désir est l’essence de l’homme, il ne s’agit pas de dire que l’homme est forcément esclave de l’argent (ou de son pénis), mais qu’en connaissance de cette identité homme-désir, il faut prévoir que telle configuration socio-culturelle induit plutôt telle configuration des désirs que telle autre.
Et en particulier dans ce livre que je recommande, Lordon défend l’idée corollaire, que notre société a tendance à aligner nos désirs sur ceux des capitalistes (c’est pourquoi on dit qu’on vit dans une société capitaliste...), et qu’il faudrait essayer de faire en sorte de se libérer de cet alignement aliénant, mais cela ne peut se faire qu’en se libérant de grands pans de la structure de notre société, obsessionnellement tournée vers la production de dividendes. Il serait donc vain de faire voeux d’abstinence, et indispensable de modifier aussi concrètement que radicalement les rapports de pouvoirs qui enchaînent nos consciences, et en particulier notre rapport à la propriété.
Rien de bien nouveau sous le soleil direz-vous, mais comme disait Goethe il y a déjà deux siècles, tout a déjà été pensé. L’essentiel est donc de se rafraîchir les idées avec des reformulations pertinentes à un instant t, et ce "capitalisme, désir et serviture" en est une très bonne à mon goût.
Je répond à ta diarrhée de niaiseries par de l’exaspération, et je ne suis pas marxiste, mais bon, confondre Marxisme et matérialisme, t’es plus à une approximation près.
Tu ne me pousse pas dans mes retranchements, tu ne comprends rien, tu réponds à côté, et comme je n’ai pas autant de temps que toi pour tartiner toutes les pages de ce site, il s’avère que je ne peux pas répondre à tes inepties jusqu’au bout.
Je vais être plus explicite : quand on fait un ensemble de constats pour conclure "il faut lire entre les lignes", et que par dessus le marché on se prend pour un connaisseur, lucide, c’est que vraiment, on a un sérieux problème. Mon pauvre, lire entre les lignes c’est la base de l’analyse politique, et ton message ci-dessus est donc désespérément creux.
Mais les faits sont pratiques pour démasquer les idiots du village qui jouent les Paco Rabane de la politique et de la géopolitique. Et sur tes prédictions, tu es à côté de la plaque (ah oui, j’oubliais pardon, tu n’émets "que des hypothèses".
C’est vrai que je devrais plus souvent lire les réponses remplies de soit-disant quenelles que tu me fais. Mais tu ne me donnes pas très envie vu qu’à chaque fois que je prend la peine de te lire, je ne vois que contresens qui prouvent encore, si besoin était, que tu ne comprends rien à rien.
j’ajoute enfin que moi aussi je suis pour le dépassement du gouvernement représentatif, mais chacun a le droit d’avoir sa propre conception de la méthode.
Le boycott en est une, le calcul de trajectoires en est une autre.
Ah, il aurait du négocier le vote contre des engagements budgétaires du PS ! Bah dis-donc, tu te reposes jamais toi hein ?
Je viens de t’expliquer que personne de sérieux n’a cru que le PS allait tenir quelques engagements que ce soit sur ce plan. Que dans les médias Mélenchon et les communistes font comme si le gouvernement ou le président pouvait changer fondamentalement, c’est une chose, qu’ils soient dupes en est une autre. Mais comme tu dis avec tant de fulgurence intellectuelle : "il faut lire entre les lignes".
La stratégie, c’est de faire battre la droite, pour que le PS se crashe pendant que le Front de Gauche se renforce dans les luttes sociales, et assainisse ses rapports de forces internes (plus de poids aux indépendantistes, moins aux sous-fifres du PS, à mesure que celui-ci s’enfonce dans la crise). Est-ce que tu peux comprendre ça ?
"Vous ne prendrez jamais le pouvoir". Alors d’abord je ne suis que sympathisant, pas militant, et toi tu devrais changer de boule de cristal. Le fait que Syriza a failli gagner, tu en conclues qu’ils ne gagneront jamais ou que c’est possible ?
J’adore les néo rebelles qui passent leur temps à expliquer que rien n’est possible, et que le mieux à faire pour renverser le système est de coller des tartines de nullités sur Agoravox.