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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 19 avril 2016 10:56

    *quand, dans le Fordisme, un homme est pris pour une machine, c’est évidemment une atteinte à son humanité. Ce genre de métier devrait donc être illégal, selon moi.



  • vote
    ffi 19 avril 2016 10:52

    @Qaspard Delanuit

    Merci pour la réponse, même si je ne comprends ce que vous entendez par « Heiddeger à la Française »...

    Mais je ne me dédis pas : le terme « état » vient du verbe latin « stare », qui a donné le verbe « ester » (ex : en justice), ou « estar » en espagnol, ce qui signifie « se tenir, comparaître ». Cela correspond à « stand » (3) en anglais. L’état social de quelqu’un, c’est sa position sociale, ça correspond à son rôle dans la société, donc c’est une question d’avoir.

    Mais je suis bien d’accord avec vous : on devrait avoir une égale considération pour toutes les fonctions sociales. Par exemple, dans mon corps, le rôle de rectum est éminemment important, bien qu’il ne consiste qu’à contenir des excréments. Si mon rectum voulait jouer au cerveau, je n’en aurais plus pour longtemps à vivre.

    Maintenant, remarquez que les productions de toute société ne sont que de trois genres : assembler des choses pour faire des Biens matériels, assembler des idées pour faire des Biens intellectuels, assembler des gens pour faire des Biens sociaux. Or, pour assembler des gens, il faut pouvoir commander aux gens : De là vient une certaine hiérarchie des dignités sociales. L’absence de cette hiérarchie impliquerait l’absence de Bien social, donc l’absence de société, ce qui ne serait pas bon.

    Cela dit, au sujet des métiers « quels qu’ils soient », il y a aussi matière à penser. Un « chef », comme Ford, qui inventa ces faux métiers, à la chaine, où l’ouvrage se réduit à une unique opération répétitive, a fait une très mauvaise invention, car le rôle assigné à l’opérateur est vraiment dégradant, puisqu’il est pris comme une machine. On peut dire que Ford est un mauvais chef car il n’a pas produit du « Bien social », mais plutôt un « Mal social », en systématisant le recours à des métiers dégradants.

    Il faudrait mieux penser les rôles sociaux dans la société. Il faudrait aussi penser à la manière dont le rôle de quelqu’un peut évoluer à mesure qu’il prend de l’expérience.



  • 2 votes
    ffi 17 avril 2016 14:11

    @Qaspard Delanuit
    Vous faites confusion, mais, à votre décharge, c’est largement à cause de l’ambigüité de la langue française sur ce point, qui a d’ailleurs repris une confusion latine, ayant fait fusionner deux notions en une seule : le verbe esse (-> essence), le verbe stare ((pré)...*stance).

    La Noblesse, par exemple, a toujours été un état. Le terme « état » découle du verbe latin stare (plus exactement de son supin status). C’est-à-dire que il s’agit ici d’une position, d’une situation. En l’occurrence, c’est ici, en droit, la situation, la position sociale, le rôle, le statut que quelqu’un a dans la société. Ce statut n’a rien à voir avec une essence (qui est l’humanité dans tous les cas). Cet état, ce statut, on peut l’avoir, l’acquérir, le perdre.

    Aujourd’hui encore, pour prendre une analogie professionnelle, bien peu penseraient ni que l’ouvrier, ni que le patron ne sont ontologiquement ouvrier et patron. Sauf à gauche, peut-être (c’était d’ailleurs souvent la pensée de certains connards des « lumières » comme Voltaire)... Un ouvrier peut devenir patron, un patron peut devenir ouvrier.

    On peut donc évidemment contester la possibilité d’hériter de l’état social de ses parents : Précisément, c’est bien la preuve que l’état est du genre « avoir », et c’est donc bien la démonstration que l’aspiration à égalité des conditions revient à une considération sur l’avoir.

    Maintenant, si on se penche sur la notion d’être, au sens ontologique, on peut prendre une analogie organique : Un organisme, dans son unité, est composée de diverses parties, des organes, qui concourent de concert à l’existence de l’ensemble.

    Supposons que, dans l’organisme d’un homme, toutes ses cellules, qui partagent il est certain la même essence, l’ADN, toutes attirées par le prestige de la situation, toutes aspirant à l’égalité des conditions, veuillent tenir chacune le même rôle, celui du neurone. Un tel homme ne pourrait plus exister, son être ne pourrait plus subsister, puisqu’il aurait alors perdu la variété des organes qui lui sont essentiels.

    D’ailleurs, les tumeurs cancéreuses sont de ce type, ce sont des amas de cellules indifférenciées. Ainsi, dans une société naturelle, c’est-à-dire organique, l’aspiration à l’égalité des conditions est comme un genre de cancer, qui finit par tuer ladite société.



  • 4 votes
    ffi 17 avril 2016 10:28

    Cambadélis dit « La France, c’est la révolution française ».
     
    Euh ? Mais comment peut-on alors qualifier la révolution de française, si la France n’existait pas avant ?



  • 4 votes
    ffi 17 avril 2016 09:53

    Cambadélis dit : « la fragmentation de la gauche a permis à ces idéologies de devenir majoritaire ». Pipo : Cambadélis, en tant qu’ancien trotskiste, le sait bien : La scission, la fragmentation des organisations de gauche en une multitudes d’entités, en une nébuleuse de micro-partis, est la stratégie classique de la gauche, idéologie dominante, pour rester majoritaire et tenir l’opinion, ceci en maximisant la propagande. On compta parfois jusqu’à 3 candidats Trotskystes à la présidentielle...

    Ça eut marché. Mais ça ne marche plus.

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