Par exemple : Jacques Testard, pour sa découverte de la fécondation in vitro et ses autres réflexions éthiques, comme Etienne Chouard, pour les capacités qu’il a montré lors du référendum de 2005, sa gentillesse, son souci de la vérité, pourraient être anoblis.
Si j’étais Roi, je mettrais Testard « Duc de la Sécu », et Chouard « Duc de la constitution ». Bref : Qui fait des réalisation hors-norme, qui agit positivement pour tous = personne noble.
Supposons une période d’anarchie. Il n’y a pas de classe politique. Il n’y a pas de gouverné, ni de gouvernant. Tout le monde vit ensemble. La distinction des meilleurs est alors aisée, puisque l’on peut comparer des gens qui partagent une même situation : on verra assez facilement qui s’en sort le mieux.
Prenons alors de cet ensemble les plus vertueux, et produisons un système politique. La production de ce système politique implique une scission dans le peuple : certains deviennent des gouvernés, les autres, les meilleurs, c’est-à-dire les aristocrates, des gouvernants. Il est clair que le peuple, pour échapper à l’anarchie, voudra une pérennisation de l’organisation politique. Mais, ce faisant, cela introduira une séparation pérenne entre gouvernés et gouvernants. Les aristocrates, promus à la génération précédente, commenceront à vivre hors du peuple. Dès lors, il deviendra impossible de choisir les meilleurs, puisqu’on ne peut comparer des gens qui vivent dans des situations trop différentes : l’aristocratie dégénèrera en oligarchie.
Notre société actuelle a produit une oligarchie politique, qui vit hors du peuple, et dont la présélection par les partis ne se fondent pas sur la qualité de leur action dans la vie commune, mais sur la qualité de leur action dans l’oligarchie en place, au sein du parti.
Quant à l’idée que l’ENA pourrait produire une aristocratie, c’est illusoire. La réussite scolaire implique surtout du bachotage et une faculté de répéter sans erreur les enseignement reçus. Cela n’a rien à voir avec les qualités exigées par la vie réelle, où il faut aussi « avoir du nez », ni ne craindre de remettre en cause des conceptions erronées. Encore une fois, c’est sélectionner les meilleurs dans des conditions artificielles, dans un milieu coupé de la société, à l’éducation Nationale.
Il convient donc de promouvoir périodiquement, au sein de la classe politique, et avec un rôle éminent, des personnes, qui, en vivant la vie du peuple, ont montré leur qualité dans des conditions d’existence réelles. Il faut « anoblir » les meilleurs.
@maQiavel Pour moi, le changement d’institutions
est un préalable obligatoire à l’objectif fixé c.à.d. résoudre le problème de l’impuissance politique des gouvernés.
L’impuissance politique des gouvernés n’est pas le problème. Plus, les gouvernés doivent être impuissants politiquement. La politique consiste à résoudre les contradictions qui traversent le peuple. Mais pour que cette résolution des problèmes politiques fonctionne, il faut déjà que le peuple y obéisse...
Autrement dit, la puissance politique ne peut jamais appartenir aux gouvernés, mais toujours aux gouvernants. Eux seuls ont l’usage de la puissance de la loi.
Le système actuel donne une certaine puissance politique au peuple. En contradiction d’avec vos supputations, les choses vont de mal en pis.
En quelque sorte, le gouvernant est un médecin, et le peuple un patient. L’automédication du patient par lui-même ne lui rend pas toujours la santé.
Attention : je ne dis pas que le peuple ne doit pas s’exprimer, au contraire. Pour résoudre les contradictions politiques, encore faut-il que les diverses parties du peuple exprime le plus distinctement possible leur doléances particulières.
Mais le système actuel est à l’envers : le peuple n’est jamais invité à exprimer ses doléances. Au contraire, on lui prêtre une fausse puissance politique, ce qui lui fait sélectionner des gouvernants, lesquels n’ont alors nullement besoin d’écouter le peuple, puisqu’ils sont tout auréolés de leur légitimité élective.
@cccrakc Les représentants tirés au sort prendront leurs décisions à pile ou face !
Réflexion pleine d’esprit.
Puisque le peuple ne parvient pas à déterminer ses meilleurs représentants par la raison, admettons de les tirer au sort.
Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?
En effet, ces représentant doivent déterminer les meilleures lois par la raison. Si c’est impossible, puisqu’il y a de la corruption, autant tirer les lois au sort. Du coup, aucun représentant n’est plus nécessaire. Que chacun propose une loi, puis que la loi soit tirée au sort parmi toutes celles proposées.
@FifiBrind_acier Cela montre bien qu’ils n’ont en définitive que peu d’esprit critique, puisqu’ils semblent prendre pour argent content ce qu’en ont relaté les médias.
Ma religion est faite sur ce mouvement : il fut initié par les agitateurs d’extrême-gauche, toujours les mêmes, ceux-ci qui enfourchent les causes à mode en prenant insuffisamment de recul, ceux-là même pour qui l’agitation politique est d’abord une raison d’exister aux yeux d’autrui, d’où leur conformisme.
En tout cas, dans ma ville, c’est très clair. La faune que j’y ai vu est celle qui bouffe à tous les rateliers de l’agitation politique. Quant aux interventions que j’y ai entendu, c’était le grand flou : du genre « décidons ensemble ce pourquoi nous devons nous révolter »...
Ils veulent se révolter, mais ne savent pas pourquoi : ils cherchent donc toutes les raisons possibles inimaginables, tous les prétextes. Mais ils sont ainsi voué à être des révolutionnaires apathiques : toute volonté, pour durer, nécessite un But affirmé et tenu. Or, là, ils n’ont pas de but clairement définis.
C’est juste les mouvements de gauche, cocus, qui cherchent un saint auquel se vouer.