PS : Cette uniformité imposée produit un appauvrissement culturel. La richesse culturelle viendrait de la variété. Mais il restera le problème de faire tenir ensemble toute cette variété, afin que règne la paix. C’est l’éternel problème d’engendrer la plus grande variété qui se puisse sans nuire à l’unité de l’ensemble. Tel est le problème politique par excellence. La réponse à ce problème ne peut être de donner le pouvoir politique à une partie de l’ensemble de ces variétés, puisque celle-ci voudra obtenir le monopole. Telle est l’erreur républicaine.
@Bainville Effectivement. En fait je parlais de la forme d’État seulement.
Pour ça, je suis bien d’accord, la forme de l’Etat est bien trop centralisée, bien trop pyramidale, une toute petite tête trônant sur une administration tentaculaire, un microcosme régnant sur tout un univers. On peut dire, de ce point de vue, que la révolution républicaine a repris sans discernement la pire des dérives de la monarchie, qu’elle l’a mené à son terme. Toutes les coutumes furent abolies. Aucune loi particulière n’est tolérée.
Or, plus d’autonomie données aux provinces se traduirait par une plus grande variété dans les résolutions données aux problèmes, c’est-à-dire que la créativité, au lieu qu’il n’y aurait qu’une seule, à Paris, il y en aurait autant qu’il y a de provinces distinctes. Du coup, on pourrait comparer entre diverses alternatives politiques et opter pour les plus pertinentes.
On peut visualiser cette variété historique en considérant l’architecture du bâti ancien, qui a sa spécificité selon chaque province. Il en serait de même pour la gastronomie.
On peut visualiser cette uniformité moderne en considérant l’architecture moderne, qui est partout identique. Il en est de même pour la gastronomie, dont les concurrents (Mac Do / Quick / King Burger ; Pepsi / Coca) proposent en fait souvent exactement la même chose.
@Qaspard Delanuit Je vous le dis franchement, pour moi, il est impossible d’obéir. Je suis
un adulte et je ne peux pas redevenir un enfant sous tutelle.
S’il vous est impossible d’obéir, c’est que vous n’êtes pas un adulte, mais un adolescent non conscient de ses propres limitations.
Pour ma part, si j’ai quelque chose à faire, mais que ma compétence est limitée, j’obérais sans peine à celui qui est plus qualifié que moi. Par exemple, si je devais peindre un tableau, j’obéirais à Léonard de Vinci ; si je devais composer une musique, j’obéirais à Vivaldi.
On peut même réfléchir au concept plus profondément. Obéir vient du latin obaudire, qui signifie, littéralement "(être) à entendre". L’obéissance est une faculté d’écoute. Ainsi, même le patron d’une entreprise, qui opère sur un plan politique et stratégique, s’il est sensé, se mettra à l’écoute de ses experts en terme de faisabilité, qui sont ses ouvriers. Autrement dit, même un patron doit obéir à ses ouvriers.
Chacun son métier, chacun son empire : que le plus qualifié dans un domaine soit obéit, que le moins qualifié dans un domaine obéisse, peu importe les niveaux hiérarchiques dans l’organisation.
Personnellement, je suis un adulte. Je connais mes limitations, comme je connais mes atouts : je peux être parfaitement obéissant et soumis, comme je peux être parfaitement désobéissant et insoumis.
Mais tout ces réflexions touchent à la question de la légitimité du chef.
La désignation des valeureux ne serait pas une élection. On ne pourrait pas être candidat.
Tu
connais l’histoire du mec qui cherche ses clés sous le réverbère, non
pas parce qu’il les a perdu à cet endroit, mais parce que c’est
l’endroit où il y a de la lumière ?
Et bien, le peuple, c’est
un peu pareil. Il cherche là où est braqué le projecteur, non pas parce
qu’il s’y trouve ce qui lui manque, mais parce que c’est là qu’il peut trouver.