@La mouche du coche « on ne peut jamais avoir de preuve incontestable d’un passé irrémédiablement révolu » (Henri Poincaré). Autrement dit, on ne peut qu’imaginer le passé à partir des (maigres) indices qu’il a laissé. Mais les empreintes fossilisées d’homme emboitées dans des empreintes fossilisées de dinosaures, comme l’universalité des mythes évoquant les dragons sont des indices troublants.
@DJL 93VIDEO Sauf que, comme rappelé par Michéa, historiquement, le libéralisme est ... de gauche... La droite est plutôt caractérisée par le respect de l’autorité. Le libéralisme récuse à priori l’utilité d’une autorité. C’est tout l’art de la gauche que de canaliser, à gauche, la contestation de son propre camp, ceci pour monopoliser le pouvoir. Le socialisme fut une contestation, à gauche, de l’idéologie libérale, idéologie de gauche. Autant le libéralisme est excessif dans son laisser-faire individualiste, autant le socialisme est excessif dans la soumission de l’individu à la société, société que le socialisme définit très mal par ailleurs : sa définition se fonde sur l’appartenance à des structures de production, ce qui en exclut donc tous les chômeurs et autres inactifs, alors qu’il faut définir la société sur la famille, structure de base de la société.
@Qaspard Delanuit Votre usage du concept de sociabilité est totalement fantaisiste et vous conduit à dire des sottises. La sociabilité est l’aptitude à vivre, à évoluer en société, ce qui n’a rien à voir avec le fait de dire oui à tout ou d’être servile.
Considérez donc des insectes sociaux, comme les abeilles. Les ouvrières y sont parfaitement soumises et serviles, elles y sont esclaves.
Les gens, s’ils acceptent de vivre en société, c’est qu’ils en attendent des services. Quelqu’un qui se plieraient à toute les demandes de service serait parfaitement sociable, mais serait pris comme une bonne poire, considéré comme un esclave.
@Qaspard Delanuit La discussion avec ffi a glissé de la question de la
liberté politique à celle de la liberté au sens philosophique (la
liberté est-elle de l’ordre de l’essence ou de l’existence).
C’est parce que tu as mis des conditions à l’humanité, comme le fait d’être libre et d’être sociable, alors que, pour moi, l’essence d’une chose est, sans condition.
Puisque l’handicapé mental est sous tutelle, selon toi, il n’est pas humain : tu es donc pour l’eugénisme. Puisque l’homme dans le coma n’est pas libre, selon toi, il n’est pas humain : tu es donc pour l’euthanasie. Et si l’homme, augmenté par quelque artifice, était plus libre que l’homme naturel, tu récuserais alors à l’homme naturel son humanité : tu es donc pour le transhumanisme.
Cette conception philosophique est au fondement de tous les totalitarismes du XXeme siècle. L’essence humaine ne se modifie pas selon les conditions d’existence, c’est peine perdue d’y croire.