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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 19 mai 2015 11:22

    @maQiavel
    Je ne pense pas que tu aies lu Aristote, n’est-ce pas ? Il me semblait que, chez Aristote, les familles se réunissent en village, puis que les villages se réunissent en cités (polis), par une alliance, en vue d’être auto-suffisant.

    D’autre part, Rousseau en reste à des généralités : on ne peut pas assurer vrai en général ni qu’un père aime ses enfants, ni qu’un roi n’aime pas son peuple. Il existe aussi des pères qui n’aiment pas leurs enfants et des rois qui aiment leur peuple.

     

    Pour la distinction naturelle/artificielle, il s’agit d’une drôle de formulation. En effet, l’artiste met ensemble des choses préalablement séparées pour faire son artifice. Mais dans les alliances évoquée par Aristote se sont les choses elles-même qui s’agrègent, qui sont le moteur même de l’agrégation : il n’y a pas un grand architecte par-dessus des marionnettes pour en tirer les ficelles...

     

    Ce qu’il faut distinguer dans les raisons de ces agrégats politiques, c’est la cause efficiente et la cause finale.

    La cause efficiente, c’est une cause du passée, une cause originelle, laquelle est responsable de l’agrégation en famille : de fait, l’enfant, issus de ses parents, a besoin d’eux bien plus que n’importe quel animal aurait besoin de ses parents.

    La seconde cause, c’est la cause finale, c’est-à-dire l’objectif commun, la volonté commune qui est la raison de l’alliance entre les familles, ces communautés originelles. Selon Aristote et c’est aussi mon avis, c’est là qu’émerge le politique, par la possibilité de l’alliance. C’est d’ailleurs au sens propre la notion d’universel, ce fait d’être unis vers (...un objectif commun).

     

    En fait, chez Aristote, la reine de toute les causes est la cause finale. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que la science cherche à ne faire découler la nature exclusivement de la cause efficiente (originelle) - c’est le Newtonisme.

     

    Du coup, la déclaration universelle des droits de l’homme, qui veut faire découler l’alliance politique de la nature des hommes (tous les hommes naissent...) est en pleine contradiction avec sa propre philosophie. Si le politique ne découle pas de la nature et que la cause finale n’est pas moteur de la nature, pourquoi donc ainsi chercher à tirer un universel politique de la nature ?



  • vote
    ffi 19 mai 2015 07:58

    @Éric Guéguen
    Mais tu n’as pas défini la communauté en question.



  • vote
    ffi 18 mai 2015 21:25

    @Éric Guéguen
    Mais vous feriez quoi de ceux qui le refusent ? Vous leur retireriez la nationalité ?

    En fait, l’État s’est plutôt fondé sur l’hommage, qui est un serment réciproque.



  • 2 votes
    ffi 18 mai 2015 00:26

    @Éric Guéguen
    D’une, c’est soulant. De deux, cela montre un état extatique, hypnotique. L’affectif interfère manifestement trop dans ses réflexions, qu’ils présentent pourtant comme rationnelles : dans la même phrase, il saute du coq à l’âne, ça fait une grosse purée verbale.

    C’est exactement ce style de phrasé qui m’avait fait me désintéresser de Marx à 15 ans. Je préfère ceux qui s’expriment clairement et concisément à ceux qui s’expriment confusément et verbeusement.



  • vote
    ffi 18 mai 2015 00:14

    @Éric Guéguen
    Je l’admets. Mais l’entrée en communion est fondée sur un serment solennel envers la communauté.

    Or je ne vois nulle trace de serment solennel aujourd’hui envers la nation. Il y a longtemps, au moyen-âge, il y avait les serments communaux, dans les bourgs, et les serments professionnels, dans les corporations. La Révolution les a abolis.

    Pas de serment, pas de communion.

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