Je ne crois pas que les castes sacerdotales aient vraiment disparu. Aujourd’hui, elles se nomment journalistes et intellectuels.
Certes, niveau spirituel, ils sont incultes, mais bon... car ce n’est pas tant qu’ils n’aient pas de métaphysique (qui n’en a pas ?), mais qu’elle est que très sommaire.
Vous être trop sévère avec l’héritage chrétien. C’est une base métaphysique travaillée pendant deux millénaires, qui fait une synthèse entre au moins trois antiquités, parmi les plus éminentes : la philosophie grecque, le droit romain et la spiritualité juive. Partir de cela est déjà partir d’un niveau incommensurablement plus élevé que celui des naiseries enseignées à Sciences-po, par exemple. On aurait tout à y gagner.
@Éric Guéguen C’est Cousin qui vous contamine, ou bien ? Pourquoi ce néologisme "la quotidienneté" quand "le quotidien" suffit ?
Mais je ne crois pas qu’un amateur ne puisse vraiment développer une réelle expertise, si ce n’est au détriment de son quotidien. L’expertise vient forcément avec l’expérience (du latin expertus : « éprouvé, qui a fait ses preuves »)
La nullité des politiques menées par la France vient surtout à mon avis du manque d’expertise politique nos politiciens qui se font mener en bateau par des érudits surdiplômés, mais sans expérience. De fait, nos politiciens sont maîtres dans l’art de remporter des élections, pas dans celui de gouverner, les deux choses étant des métiers très distincts : l’un consiste à louvoyer, l’autre consiste à décider.
Un grand Pays a besoin d’un gouvernement de gens expérimentés, pas d’une politique d’amateur... Quand le président fait balancer des armes à l’État Islamique, puis vient pleurer que des milliers de jeunes sont partis faire le Djihad en Syrie, c’est franchement pathétique... Et puis, son quotidien semble surtout être de rechercher le contentement de son pénis avec sa maîtresse, ce qui est une activité très populaire finalement....
Pas de doute, avec 618.384 élus, soit un pour 100 habitant, et des gouvernements de parfaits amateurs, la France a accompli la démocratie autant qu’elle pouvait l’être. C’est juste que le résultat n’est pas fameux.
@borowic Tout est toujours possible, certainement.
C’est la réalisation des possibilités qui est incertaine.
La question est donc : la démocratie est-elle réalisable ?
La réponse est non : dès que l’action politique est dans les mains d’un gouvernement, ce n’est pas le peuple lui-même qui agit, il n’y a donc pas de démocratie.
@Éric Guéguen Merci. Je n’avais jamais su qu’Aristote concevait les causes finales comme la cause des causes efficientes. La fin justifie les moyens... Je me suis plus intéressé à l’histoire des sciences et à Leibniz en particulier, qui doit en faire une synthèse, je suppose, mais avec quelques amendements.
Je conçois tout-à-fait qu’on puisse modéliser une pierre comme une chose inerte, et donc décrire son mouvement sans recours à la finalité, par considération de son inertie. Je suis donc en accord avec Newton sur ce point (quoique des principes finalistes comme les principes de Fermat et de Maupertuis ont aussi leur pertinence). En revanche, il me semble franchement absurde d’évacuer toute notion de cause finale chez l’homme et même chez les animaux, étant donné qu’en ces âmes, le mouvement procède toujours d’une volonté.
Du coup, mon idée était de poser deux modèle de connaissance : l’un sur objet, inerte, qui se meut par cause efficiente, qui concerne sciences physiques, chimiques,..Etc. L’autre sur un sujet, qui se meut tant par cause efficiente que par cause finale, qui concerne donc les sciences morales et politiques.
C’est un petit peu différent de cette finalité originelle (préétablie ?) d’Aristote. Ma pensée était plus portée sur une finalité définie en l’âme par la personne elle-même, concevant donc un pluralisme irréductible des finalités, propre au sujet. Maintenant, c’est possible qu’il y ait une finalité originelle et générale pour tous les hommes puis que nos finalités propres et particulières, qui sont secondes, soient jugées à l’aune de cette finalité, qui est première.
-on ne peut pas assurer vrai en général
ni qu’un père aime ses enfants, ni qu’un roi n’aime pas son peuple.
------> C’est statistique , il suffit de lire
l’histoire et d’ observer autour de soi pour comprendre les relations entre les
princes et les peuples qu’ils gouvernent et celles du père et de son enfant.
Bien, vous me fournirez une référence à ces statistiques en question ... En espérant qu’elles définissent correctement ce qu’est l’amour et de la manière de le mesurer. Sur ce dernier point, Rousseau n’est d’aucune utilité : il a abandonné ses mômes à l’assistance publique et semble définir l’amour comme le service de tout caprice, comme dans son ouvrage l’Émile.
Bref, j’attends une référence précise à votre affirmation.