Donc, il faudrait un filtre cérébral pour tous ce qui est susceptible de
nous influencer ? à la Ghost in The Shell, passé en mode autistique ?
Oui, j’essaye d’élargir un peu. Mais ce n’est pas tant question de faire un filtre, il est surtout question de populariser les antidotes. La laïcité, au sens vide spirituel, laisse un boulevard à certaines influences détournées. Moi non plus, je n’ai plus la télévision depuis 2007. Mais je la vois chez d’autres, et il est illusoire de croire qu’on puisse ne rien ramasser. Donc autant avoir le pouvoir d’extirper.
Par exemple, as-tu vu comment le gouvernement (l’organe politique du grand-orient) essaye d’avancer vers la légalisation du Cannabis ? Il a fait une opération coup de poing à Saint-Ouen, d’une manière spectaculaire et surtout excessive, s’en prenant aux simples consommateurs. Aussitôt, les débats sur la légalisation ont fleuri... Décryptage : Le gouvernement est méchant, s’il était gentil, il légaliserait, donc légaliser est bien... Sauf bien-sûr pour ceux qui ont 10 fois plus de chance de faire une schizophrénie à cause du produit.
Mais, la laïcité, au sens vide spirituel, a d’ailleurs aussi pour conséquence l’accroissement vertigineux des addictions dans la jeunesse. Bref, la République Française laisse ses citoyens en pleine misère spirituelle, ce qui se traduit en vices addictifs, lesquels vices finit-elle par légaliser...
@popov Je crois tout-à-fait que notre intellect fonctionne de manière plutôt ondulatoire.
En gros, je le verrais comme une balle de plasma.
L’idée de l’interférence est très intéressante. Peut-être justement que l’affect ne prend que la figure d’interférence entre les objets de notre perception : en terme mathématique, il ferait donc un produit de convolution. Cela expliquerait qu’une perception présente, si elle fut préalablement liée à un mauvais souvenir, puisse redéclancher l’émotion négative.
Cela me fait penser à l’hologramme aussi. L’hologramme permet de reproduire une image en 3 dimensions d’un objet en enregistrant la figure d’interférence de cet objet soumis à une lumière monochromatique.
On comprend bien avec ce concept d’interférence le sens de la métaphore : si l’on suppose une chose perçue comme une lumière pure, plusieurs chose perçues interfèrent, et la métaphore, qui est une énonciation bigarrée, revient alors à produire une figure d’interférence entre ces diverses lumières, ce qui va chercher plus profondément dans les affects.
@Gollum Car légiférer peut facilement dégénérer vers des abus.
Théoriquement, c’est pour éviter les abus qu’on légifère. Après, tout dépend de la manière de légiférer...
Mais, justement, à propos de le publicité, si l’on s’apercevait que celle-ci engendre des personnalités compulsives, avec des difficultés à se maîtriser, ce qui n’est pas désirable, je serais tout-à-fait d’accord pour légiférer sur ce point.
Pour des critères, je pensais surtout à celles parmi les métaphores, qui incitent à des comportement inciviques, qui induisent des mauvais penchants, qui suscitent des incapacités.
Bref, vu les évolutions actuelles, la laïcité ne me semble pas adaptée. Il faut un dispositif qui puisse veiller sur les stratégies d’influence subliminale sur l’esprit, ce qui ne concerne pas que les religions, mais aussi le monde politique et le monde économique. Éventuellement avoir des critères pour pénaliser certains types d’influences et autoriser d’autres.
@zatara Avant même d’introduire des cours à ce sujet dans les écoles, il faudrait déjà qu’il y ait quelques réflexions de qualité sur le sujet chez nos "élites", ce qui n’est pas le cas : tout débat à cet endroit engendre une sorte de guerre de religion verbale, où fleurissent les stéréotypes. C’est pourquoi j’ai voulu poser ce débat à partir de cet exemple de l’hypnose (dont la pratique récurrente peut être vue objectivement comme un culte), car elle illustre bien l’effet de l’illusion sur la physiologie, donc merveilleusement bien ce qu’est la spiritualité en pratique.
Prendre les choses sous l’angle de la spiritualité, permet de changer les termes du débat. Cela permet d’embrasser d’un coup religion, psychologie, psychanalyse, psychiatrie, propagande politique, publicité, neuro-marketing, bref tout ce qui influence de manière détournée, car hors d’un discours logique, les finalités des personnes.
Le rationalisme à la racine de nos principes politiques tend à récuser, en principe, tout recours à des discours non-logiques, d’où l’exclusion des religions du domaine politique. Pourtant, on voit bien que les transformations et autres soins de la partie affective de notre âme ne sont possibles qu’en-dehors des discours rationnels. De plus, l’on voit bien que cette partie affective de notre âme est devenu la cible d’un nombre de plus en plus grand d’acteurs, qu’ils soient politiques (propagande), économiques (publicité), et religieux (prosélytisme).