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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 20 mai 2015 18:42

    @Qaspard Delanuit
    En théorie, je te l’accorde. Mais le juste pour l’État ne l’est pas forcément pour moi. Par exemple, je trouve injuste d’avoir à payer le parcmètre pour me stationner juste en bas de chez moi, puisque je vis ici et que j’y paye des impôts locaux, et pourtant je le paye, par peur d’avoir une contravention.



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    ffi 20 mai 2015 18:25

    @Éric Guéguen
    Auriez-vous repris mon analogie :

    mettre un bulletin dans l’urne pour élire le candidat de son parti préféré,

    est comme

    mettre un billet dans la caisse pour acheter le produit de sa marque fétiche.

     ?

    Sur ce point de l’analogie entre le système politique actuel (art 4 de la constitution : les partis concourent au suffrage) et système économique (les entreprises concourent au marché), ce n’est pas moi qui vais vous contredire... Les partis sont aux suffrages comme les corporations au marché.

     

    En effet, les conditions de délibération sont totalement différentes, car dans le premier cas, il y a délibération, mais dans l’autre, il n’y en a pas... C’est aussi que le but est plus concret. Dans le premier cas, il y a la punition à infliger à quelqu’un, ce qui implique de se pencher sur des faits. Dans le second, il y a à choisir entre plusieurs personnes pour un même poste politique, avec pour toute matière des discours illusoires.



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    ffi 20 mai 2015 13:20

    @Éric Guéguen
    Si l’on est redevable, on n’est pas libre, puisqu’il faut rendre.

    Une société est fondée sur la relation, qui est un lien, qui nous unit d’un certain coté, mais qui nous entrave de l’autre. L’individu libre, c’est la dissociété.

    Une cité divisée par elle-même périt.

     

    Le thème de la liberté n’est pas bon pour fonder le politique, au contraire... Pourquoi l’homme se lierait-il à sa société ? C’est nécessairement parce qu’elle lui apporte un bénéfice qui lui apporte d’avantage que le déficit de liberté qu’il lui endure. 

    Tous les autres peuvent apporter à soi bien plus que ce que l’on ne pourra jamais s’apporter à soi-même. Ce n’est pas vrai qu’en terme d’avoir, mais aussi en terme d’être. Si la société nous perfectionne, alors elle est désirable. L’homme naît perfectionnable et perfectionniste, c’est pourquoi il aime être en société, quand celle-ci le perfectionne.



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    ffi 20 mai 2015 12:56

    @Gollum
    Tout savoir est une croyance qui s’ignore.

    La partie de mon message que vous n’avez pas trouvée claire vous expliquerait pourquoi je ne peux croire en une communion actuelle en Dieu. Si elle existe, c’est nécessairement après la mort. L’âme de l’homme n’est fait que de chair. Dieu est toujours externe, quelques soient les efforts qu’on puisse faire. Par exemple, si vous adorez votre voiture, l’intensité de votre dévotion, l’abandon de vous-même à votre voiture, ne fera pas que tout-à-coup votre voiture vienne se situer en vous... Vous n’avez en vous qu’une représentation de votre voiture, et c’est sur cette représentation subjective que vous travaillez.

     

    Face à une situation, nous avons un sentiment global. Cette situation nous vient par les 5 sens, 5 genres de perceptions, mises en relation avec la mémoire, que je désignerais en tant que reperception. On voit ici que le siège du sentiment fait d’une multiplicité (les 5 sens), par une opération (perceptions * reperceptions), une unité (le sentiment). Le siège du sentiment prend donc les choses en parallèle, mais il ne les prend pas précisément. Pour montrer le principe, supposons que chaque sens vienne par une lumière monochromatique, le siège des sentiment ne prendra que la figure d’interférence engendrée, qui sera confrontée aux figures d’interférence mémorisées : l’hologramme perçu sera mis en rapport avec les hologrammes reperçus. Bref, le siège des sentiments, qui est le coeur de la subjectivité, n’est sensible qu’à la trame des choses.

    Ce fonctionnement doit être distingué de celui de la raison logique, qui prend les choses en séquentiel.

     

    Il s’ensuit que les discours non séquentiels ne sont pas recevables par la raison, mais seront pris directement au niveau inférieur, celui du sentiment et des affections, le seul qui puisse manier ces données en parallèle. Ce genre de discours est celui des paraboles, des analogies, des métaphores, des symboles,... etc ; tous genres de discours, non logiques au sens propre, que l’on trouve dans les religions (mais aussi la pub et la propagande politique).

     

    Ces genre de discours parlent aux sentiments et peuvent donc influencer nos affects, à un niveau sub-conscient, donc notre subjectivité elle-même. 

     

    C’est là que joue le discours religieux : leurs métaphores sont mises en mémoires. Pour reprendre l’analogie ci-dessus, cela forme des hologrammes mémorisés, qui seront mis en rapport par reperception aux hologrammes issus de la perception. Cela permet donc d’ancrer les subjectivités de manière bien plus solide que des discours rationnels.

     

    Ainsi, une subjectivité qui aurait des travers pourrait être corrigée par ce biais, via des discours métaphoriques. Mais cette influence n’est pas nécessairement bénéfique. Certains discours métaphoriques pourraient engendrer des travers. Et puis, ceci dépend aussi de la subjectivité interne : un discours métaphorique peut très bien corriger des travers chez l’un mais engendrer des travers chez l’autre.

     

    Il y a une question des métaphores mémorisées, qui sont souvent des choses culturelles. J’ai connu bien des gens, déchristianisés, mais culturellement chrétiens, qui se sont précipités sur les religions exotiques (chamanisme, bouddhisme) : le résultat a le plus souvent été néfaste, avec accroissement des problèmes psychiques, jusqu’à la psychiatrie... Bon, faut dire que le coktail était agrémenté de prise de stupéfiant, ce qui n’arrangea rien.

     

    Bref, Dieu est externe à soi et externe au monde comme soi est externe au monde. Pour faire évoluer sa propre subjectivité, nul besoin de s’infliger des croyances illusoires sur le monde. Dans ce cadre, toutes les métaphores que l’on peut se faire ne concernent ni le monde, ni Dieu, mais soi-même.



  • vote
    ffi 20 mai 2015 11:45

    @Éric Guéguen
    Sur le point TROIS, vous n’avez pas tord, et c’est aussi un défaut de la démocratie : la démocratie pure, pour toute décision, ferait appel au peuple dans son ensemble, c’est-à-dire à la fois aux gens concernés mais aussi aux gens non-concernés. La démocratie ne distingue pas qui est concerné de qui ne l’est pas.

    En pratique, les gens concernés par une décision seront souvent minoritaires par rapport à ceux qui ne sont pas concernés. Le dirigeant, avec la légitimité démocratique qui lui est donnée à priori par l’élection, peut donc s’assoir sur l’avis des gens concernés minoritaire, en faisant appel aux gens non-concernés qui sont majoritaires. La démocratie, de ce point de vue, c’est aussi tout le monde qui se mêle des affaires de tout le monde.

     

    Pour le point UN, considérez comment les élites politiques étaient rémunérées sous l’ancien régime : ils étaient dépositaire d’une rente, c’est-à-dire d’une certaine faculté à prélever des impôts. Si aucun impôt ne rentrait, ils n’avaient pas de revenu, mais ils gardaient les charges. Dans ma ville, par exemple, le duc devaient entretenir, à ses frais, sur ses biens propres, des cellules pour les prisonniers, des gardiens pour les garder, des cuisiniers pour les nourrir, des gens d’armes...etc. C’était la même chose pour le Roi, à un niveau plus élevé. Les finances de l’État étaient le compte personnel du Roi. C’est bien parce que les finances personnelles de Louis XVI étaient à sec qu’il a accepté la réunion des états généraux. Bref, les rois ont toujours eu besoin d’argent. Par exemple, certains se firent prêter de l’argent par des banquiers de Florence, la banque des Médicis, famille qui a donné ensuite à la France plusieurs reines.

     

    Pour le point DEUX, d’un point de vue politique, l’aspect technique reste secondaire. La politique, c’est d’abord la faculté de MENER les hommes. L’aspect technique, c’est d’arriver à bon port. Si à priori les hommes ne souhaitent pas être amenés quelque part, la question technique ne se pose même pas. Ne généralise pas trop ce qui se passe dans les jurés populaires, c’est un cas très particulier, où celui qui est mené n’a pas son mot à dire, car encadré par des gens d’arme. Ce n’est pas certain que l’on puisse transposer cette situation à toutes les situations politiques. En particulier, il y a toutes les situations où l’homme politique doit susciter l’adhésion des gens libres.

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