@Gollum Bien-sûr que la quantique est une théorie. Je vous ai déjà évoqué l’expérience de la réfraction qui permet de vérifier à la fois la théorie corpusculaire de la lumière et la théorie ondulatoire de la lumière. Qu’une théorie soit vérifiée expérimentalement ne fait pas qu’elle n’en est plus une, pas plus qu’elle ne soit la seule apte à les expliquer.
Ensuite, c’est le principe même de la science de ne pas poser de prémisses contradictoire. Si vous construisez ce syllogisme avec des prémisses contradictoires :
1° Tout homme est mortel.
2° Aucun homme n’est mortel.
Or Socrate est mortel.
Donc ? Socrate est quoi ?
Aucune déduction n’est possible. C’est juste le contraire de la logique...
La science se construit avec des termes sans ambivalence, c’est le concept même de science ! La science s’appuie sur la raison, qui est un mode de pensée séquentiel et logique, dont les termes sont nécessairement sans contradiction entre eux. C’est cette précision dans les prémisses qui permet des déductions rigoureuses.
Maintenant, si vous posez à la racine d’une réflexion des termes ambivalents, c’est que vous ne souhaitez pas utiliser la capacité séquentielle et logique de votre intellect, mais sa capacité parallèle et analogique. Personnellement, j’aime beaucoup l’analogie et je m’y livre très souvent. Mais elle ne permet pas de faire de déductions précises sur la nature d’un chose, elle ne permet que de transposer la structure de la nature d’une chose sur la structure de la nature d’une autre chose : ce n’est pas de la déduction, mais de l’induction et cela agrandit la connaissance. Par exemple, toute la théorie de la conduction électrique fut construite en analogie de la théorie de la conduction thermique. Mais de cette analogie, on n’en déduit rien de la nature exacte du courant électrique.
@Gollum Je suis sceptique : En matière de chimie, le hasard n’existe pas comme il est prétendu dans cette vidéo. L’analogie du grain de sable est assez ridicule et assez révélatrice. Je doute que l’on ait vraiment compris l’ADN. Ce concept de petites briques qui s’assembleraient librement ne ressemble à rien de ce que l’on connaît en chimie. C’est à mon avis la trace d’une fonction qui n’a pas été compris par ceux qui l’ont découvert. Pour ma part, je tends plutôt à penser les rétrovirus comme de l’information génétique qui s’échappe des animaux, car les rétrovirus viennent bien de quelque part, n’est-ce pas ?
- La lumière a été posée à priori comme corpuscule par Descartes et Newton.
- La lumière a été posée à priori comme onde par Huygens et Fresnel.
Ces deux prémisses permettent d’expliquer la réfraction (la réfraction ne permet pas de trancher entre les deux modèles). La lumière corpuscule échoue, à ma connaissance, à expliquer la diffraction et la polarisation (d’où le fait que c’est le concept ondulatoire qui a été tenu pour correct au XIXe). Mais la lumière corpuscule permet d’expliquer le rayonnement du corps noir et l’effet photo-électrique (d’où la réintroduction, mais uniquement partielle, du concept corpusculaire début XXe...)
Cela dit, je suis certain qu’il serait possible, en se triturant un peu les neurones, d’expliquer tout ces phénomènes par un seul modèle.
Je préfère deux théories monovalentes qu’une seule ambivalente.
Prenez une analogie : vous semblerait-il pertinent de poser à la racine de la mécanique céleste à la fois le géocentrisme et l’héliocentrisme ? C’est contradictoire. C’est pareil pour la lumière. On ne doit pas poser deux conceptions contradictoires de la nature de la lumière pour une seule théorie.
Il est tout-à-fait possible, pour expliquer les mêmes faits, de poser des prémisses distinctes, auquel cas les deux modèles qui s’en déduisent, s’ils sont différents, sont pourtant simultanément valides.
Quant à la plus grande simplicité du géocentrisme. Ce n’est pas vrai. C’est l’héliocentrisme qui est le plus simple, car chaque orbite peut être modélisé dans ce modèle comme une ellipse dont le soleil est à un foyer.
Autre erreur de béotien : ce sont les hommes qui induisent les prémisses à partir des faits et des expériences. Les faits n’ont pas d’intelligence par eux-mêmes... Prenez l’exemple du fait de la réfraction lumineuse : de ce fait, l’on peut induire soit que la lumière est un corpuscule, soit qu’elle est une onde. L’induction implique toujours plusieurs chemins, sans savoir à priori lequel mène à bon port : face à un fait, il y a toujours plusieurs modèles possibles. La science ne peut que consister à développer toutes les alternatives, jusqu’à trouver des faits qui permettent de trancher entre les divers modèles : pas de dogme en science.
Point 6 : Oui, en effet, parmi les divers modèles possibles, il y a aussi celui que certains fossiles puissent être des animaux enfouis lors du déluge. C’est une alternative possible. Un sédimentologue, Jean Bertaud, a observé la manière dont se forment les couches sédimentaires à fort courant d’eau, et a observé des phénomènes très intéressants, comme la création de couches sédimentaires très rapidement, par granulo-classement. Maintenant, j’imagine aussi qu’il y a eu une expansion terrestre, la terre étant d’un rayon beaucoup plus réduit avant, d’où la quantité de fonds marins aujourd’hui à découvert. On voit bien que la forme de l’Amérique du Sud épouse bien celle de l’Afrique d’un coté, mais qu’elle partage les marsupiaux avec l’Australie de l’autre... Autre anecdote amusante : l’escargot de Quimper ne se trouve que dans deux lieux distants de plus de 1000 km : la Bretagne et la cordillère cantabrique... La Bretagne aurait-elle été autrefois en contact avec le nord de l’Espagne ? Bref, je digresse... Il y a quantité de théories et de modèles alternatifs qui aujourd’hui sont tout simplement mis de coté, en particulier en matière de géologie, ce qui montre que la recherche scientifique est totalement bloquée.
Sinon, je ne crois pas trop à l’arche de Noé... Si quelqu’un fut en situation de sauver toutes espèces animales, et même d’en créer d’autres après le déluge, c’est bien Dieu. Néanmoins, il reste que nombres de mythologies intègrent l’histoire d’un déluge : juifs, grecs, amérindiens, et aborigènes,...etc. Cela permet de penser à l’éventualité d’évènements catastrophiques dans le passé et cela nous emmène bien loin de la linéarité posée en principe par la théorie de l’évolution.
@Éric Guéguen Moi, j’en ai fait. En effet, c’est aussi tordu que tout ce qui s’est fait depuis le début du XXe. Que voulez-vous, quand on commence par poser les prémisses d’une science sur des paradoxes, on aboutit forcément à des choses paradoxales...
Une science, ça doit se fonder sur des prémisses précises.
C’est un point de l’histoire des sciences. Début XXe, il y eut une mode mathématique du concept tiers inclus, passagère. Mais elle a laissé ses traces en quantique.
Science vient du latin sciere, qui a donné aussi scier. C’est donc une habileté à trancher entre diverses alternatives. Or, poser des paradoxes à la racine d’une seule théorie, ce n’est pas trancher, c’est rester dans l’ambivalence. Mieux aurait valu avoir plusieurs théories, chacune avec des prémisses précises, plutôt qu’en avoir une seule avec des prémisses imprécises. Puisqu’elle est ambivalente, la quantique ne peut jamais être réfutée.
Une bonne théorie est monovalente, car c’est ainsi qu’elle peut être réfutée, et c’est ainsi, par cette réfutation éventuelle, que le savoir s’affine.
Mieux vaut plusieurs théorie monovalentes qu’une seule théorie ambivalente. Bref, la MQ, c’est du très mauvais travail : incompréhensible non seulement pour le commun, mais même pour des spécialistes. Or, une science incompréhensible n’est pas une science, par définition...