@Gollum Point 1 : On a maintes fois parlé de cette notion du Bien / Mal. Cette position que tu as, on la retrouve aussi chez Leibniz, c’est un argument très classique. Mais étant de formation scientifique, j’admets être assez limité en théologie.
Point 2 : le propre d’une religion, c’est justement cette possibilité de lecture symbolique. C’est ce qui fait sa souplesse et son adaptabilité. En science, une telle souplesse n’est pas possible, la prémisse étant définie la plus précisément possible.
Point 3 : moulinet de pêche. Résumé : En 1980, un pêcheur du Tennessee, Dan Jones, découvrit un objet
familier (un moulinet de canne à pêche) incrusté dans un rocher de la
rivière. Cette roche caractéristique des Appalaches, la phyllithe, est
donnée pour s’être formée lors de la séparation de l’Amérique et de
l’Afrique, il y a 300 millions d’années !.. Or les faits montrent que le
moulinet était présent lorsque la roche s’est formée. Dan Jones soumit
le problème au département de géologie de l’Université, qui ne sut que
dire. Une source : http://lesmoutonsenrages.fr/2014/09/22/datation-et-geologie-ce-moulinet-nexiste-pas-officiellement/
Note : Très célèbre, mais je n’ai pas eu les moyens de vérifier la chose par moi-même, bien évidemment. Je ne le présente donc pas comme une vérité, mais comme une chose à creuser. Pour le reste, on peut très bien opter pour une lecture littérale et interpréter les faits à cette aune. C’est possible en recherche, où l’on peut poser les principes que l’on veut pour voir la théorie qui s’en dégage. Par exemple, en physique, la lumière fut posée à priori comme corpuscule et comme onde, les deux théories ayant aboutit à deux modèles distincts qui avaient chacun leur vertu explicative. Tout modèle se construit sur des prémisses qui sont volontairement choisies. Des prémisses distinctes mis en rapport avec les mêmes faits produisent deux construction théoriques différentes (Autre exemple : géocentrisme / héliocentrisme).
Point 4 & 5 : Le modèle évolutionniste actuel ne peut supputer la stabilité jusqu’au bout, pour la simple raison que la génération spontanée n’a jamais été constatée... Il y a donc bien une exception quelque part... Mais à la limite, là n’est pas tellement le problème en matière de datation. Vous comprenez bien que, étant données les immenses durées prétendues (des centaines de millions d’années), les théories sur le sujet de la formation des roches n’ont évidemment pas été prouvées par l’expérimentation, mais simplement supputées.
Point 6 : Les fossiles étaient facilement compris comme les êtres vivants noyés lors du déluge. On trouve aussi certains arbres fossilisés à travers divers couches géologiques, dont l’écart de datation entre le haut et le bas se compte en millions d’années... Mais, à mon avis, il y a aussi un phénomène d’expansion terrestre qui est compris faussement comme une dérive des continents.
@Gollum 1° Le Mal est l’absence de Bien. L’existence du Mal dans le monde, n’implique pas que Dieu contienne du Mal, puisque le monde ne s’identifie pas à Dieu. Dieu étant le Bien, l’existence du Mal dans le monde implique la possibilité donné par Dieu à sa création de s’écarter de lui.
2° Il y a quatre types de lecture de la Bible : littérale, allégorique, tropologique, anagogique.
3° Maintenant, il faudrait aussi être un petit peu plus rigoureux en terme scientifique. Pour ce qui concerne les datations : celles-ci ne sont jamais sans hypothèse sous-jacente. Il existe par exemple un exemple de contradiction flagrante : un moulinet de pèche du XIXe siècle incrusté dans une pierre datée... de 5 millions d’années... Il faut bien comprendre que l’on ne comprend pas la cause des désintégrations radioactives : tout ce que l’on a à ce sujet sont des lois statistiques.
4° Il faut aussi être attentif à ce que peut proposer la science : La science ne peut que déterminer des lois actuelles, car elle ne peut effectuer que des expériences au présent. Prétendre que les lois passées, par exemple en matière de désintégration radio-active, furent identiques à celles d’aujourd’hui est déjà une hypothèse susceptible de contestation.
5° En ce sens, faire de la mythologie à coup d’hypothèses scientifiques n’est pas de l’ordre de la science. Toute théorie se fonde toujours sur des hypothèses. Quand ces hypothèses sont vérifiables par l’expérience, alors elles sont pertinentes. Mais comment vérifier l’hypothèse du Big-Bang ? Qui peut le reproduire en éprouvette ? La science "du passé" est à contre-sens. Par sa nature, la méthode scientifique consiste à cheminer vers le futur, de la cause à la conséquence. Remonter des conséquences aux causes, c’est le domaine de la métaphysique.
6° Big-bang et évolution sont issus d’une métaphysique athée. Les hypothèses à la racine de cette métaphysique ont été posée à priori pour contredire la révélation.
@Mao-Tsé-Toung C’est justement le propre des religions d’avoir des discours symboliques et analogiques, la science fonctionnant sur un autre plan, par discours explicite et logique.
En cela, la religion touche à une partie plus profonde de notre intellect, celle qui sait penser en parallèle, notre affect, tandis que la science ne peut s’adresser qu’à sa partie la plus consciente, notre raison, celle qui ne sait penser qu’en logique séquentielle.
@Éric Guéguen Cela n’a rien à voir avec le libéralisme : celui-ci prône l’anti-société, puisqu’il est fondé sur la concurrence. Ce n’est pas pour rien que la révolution a explicitement interdit toutes associations ouvrières (Loi le Chapelier, décret Allarde). Leur autorisation, par la loi Waldeck-Rousseau, les a refondé sur la base... de la lutte des classes, nouvel avatar de la concurrence...
L’État n’est pas l’instrument du Tout. Le Tout n’est pas une chose concrète, il n’agit pas, il n’a donc pas d’instrument. L’État est l’instrument du souverain. Le souverain peut utiliser l’État comme bon lui semble, soit pour renforcer le lien social, soit pour le dissoudre, soit pour le favoriser, soit pour l’entraver. L’État moderne est pensé pour que le lien social soit inutile, et en effet, il l’est devenu. Mais c’est au prix d’une très grande fragilité sociale.
Quant à ce qui est sclérosant, ce sont les institutions, qui tendent généralement à se corrompre. Il faut périodiquement renouveler les institutions. Si l’on veut la société comme une totalité dynamique, il faut que les hommes soient reliés par des liens dynamiques. Une institution est un lien par trop rigide, qui tend à s’étendre exagérément à travers les générations, jusqu’à éventuellement étouffer la société qui la porte. C’est comme pour les arbres fruitiers. L’excès de leurs branchages réduit la quantité et la qualité de leurs fruits : Tous les ans, il faut tailler l’arbre pour que la récolte soit bonne.