@Mowgli Pouvoir est une chose, vouloir en est une autre...
C’est la manière dont fut résolu ce paradoxe en théologie classique : Dieu, sauf exception rarissime (miracle), s’abstient d’intervenir dans le monde qu’il a créé, parce qu’il délègue son pouvoir à ses créatures. Par conséquent, tout ce qui est corporel suit des lois physiques (édictées par Dieu), lesquelles sont rationnelles. Tout ce qui est spirituel est laissé autonome quant à sa définition du Bien et du Mal.
@sls0 La preuve, c’est quelque chose de binaire : vrai ou faux. C’est de la logique booléenne. S’il est question d’incertitude, alors, il n’y a plus de preuve, il y a une inconnue. Cette inconnue, c’est Dieu.
le fait de ne pas croire en dieu n’implique pas de se
comporter comme un salopard et de laisser crever son voisin comme vous
le dites.
Personne ne dit cela. Mais comme la religion a permis de raccorder ensemble, grâce à cette inconnue "Dieu", des discours dans tous les domaines et sur tous les plans, y compris celui du savoir-vivre, ceci depuis quelques milliers d’années, le refus du terme Dieu par l’athée revient à négliger certaines réflexions et autres expériences qui pourraient être intéressantes à cet endroit. C’est amusant que le système le plus criminel qui fut au XXe siècle, le système communiste était parfaitement athée : normal, se croyant neuf, il n’avait pu tirer parti des éventuelles retour d’expériences de l’application des religions.
Un véritable scientifique devrait pouvoir prendre n’importe quelle hypothèse pour point de départ de sa réflexion, comme par jeu, donc un véritable scientifique devrait pouvoir prendre en compte l’hypothèse Dieu. De toute façon, le point de départ étant inconnu, il faut prendre une entité inconnue pour point de départ théorique, et c’est ce qu’on désigne historiquement par Dieu.