@njama La trinité n’est pas une hérésie, mais une observation dans la Bible. Ce sont les trois manifestations de Dieu dans la Bible : la voie dans le ciel (le Père), l’esprit de Dieu (celui qui descend sur Jésus lors de son baptême ou qui féconde Marie), puis le verbe du Christ.
N’oubliez pas qu’en latin Personna est un masque de théâtre. La trinité est trois masques d’une même entité. L’homme ne perçoit que les masques que prend Dieu. On ne perçoit que les moyens des manifestations de Dieu, et les moyens de ces manifestations sont trines.
@medialter Tu te fourvoies totalement sur le christianisme.
Il faut bien comprendre que la fin du moyen-âge a été le cadre de deux évènements majeurs : un refroidissement climatique (fin de l’optimum climatique médiéval), Mais surtout les épidémies de grandes pestes (quasiment la moitié de la population européenne y est passé, la France passant de 17 millions d’habitant en 1340 à 10 millions en 1440).
On ne peut pas juger d’une époque sans se mettre dans le contexte des connaissances d’alors. Imagine ; Cette multitude de morts. Les gens ne connaissent pas les virus, ni les microbes, le microscope n’existant pas. Les populations, affolées, ont cherché des explications : les juifs qui empoisonnaient les puits, des sorciers qui faisaient des maléfices, ou bien Dieu qui mettaient à l’épreuve à cause d’hérésie qui s’étendait ?
La fin du moyen-âge sombra dans le pessimisme, et les populations s’en prirent à des boucs émissaires, tendance toujours sous-jacente aujourd’hui. Mais l’Église, bien loin de servir de moteur à ces phénomènes, servit de frein. Elle a par exemple défini le concept de maladie mentale au XVIIe [les critères de la possession sont précis, il faut avoir des capacité surhumaines (force surhumaine, connaissance d’une langue que l’on a jamais appris, connaissance de choses cachées...etc), caractère que ne présente pas le trouble mental].
L’Église a aussi appuyé pour que chacun ait le droit d’avoir un avocat (paraclet). La justice alors n’était pas centralisée comme aujourd’hui, cela s’est fait progressivement à partir de Louis XIV, la justice était alors très locale, et indépendante de l’église Romaine (laïque).
Ce que tu appelles ici obscurantisme est ici la justice populaire, de peuples pris dans une tragédie qu’il ne comprend pas, et ce qui s’est passé en Europe fut très loin de ce qui se passa en Amérique, avec la ritualisation du sacrifice humain chez les Amérindiens.
Aujourd’hui, avec la connaissance des microbes, et des fluctuations climatiques, je ne crois pas que ce genre de phénomènes sociaux pourrait se reproduire. Quoique les phénomènes d’épouvante collective puisse encore survenir.
Mais encore une fois, l’Église Romaine a joué un gros rôle de frein aux émois collectifs : ce n’est pas sans raison que la chasse aux sorcières fut bien plus intense dans les pays protestants. Tu t’en prends injustement à l’institution qui nous a précisément permis de surpasser nombre de superstitions (qui existent encore dans de nombreuses régions du monde aujourd’hui).
Coup de projecteur intéressant. Qu’une telle association, si étendue, soit tellement inconnue, montre bien que le travail des médias est bien souvent de ne pas montrer la réalité... Cela m’appelle trois réflexions :
1° Le racisme originel : normal, le concept d’existence en philosophie s’étant sur-ajouté à celui d’essence aristotélicienne, pendant la période scolastique (ce qui se retrouve dans la nuance entre les verbes ser / estar en espagnol. Pour dire vite, voyez la controverse de Valladolid -> les indiens sont une humanité en un certain "état"), les tenant de la contre-église n’avait plus que le concept d’essence pour juger des choses, d’où la montée du racisme essentialiste fin XIXe, avec les conséquences que l’on sait.
2° Le coté pro-palestinien : c’est à mon avis pas tellement signifiant. C’est typiquement le genre de société qui cherche toujours à s’afficher en faveur de celui qui souffre. C’est le meilleur moyen de passer pour un homme "bien", donc de maintenir son influence. Mais je doute que ce genre de posture soit réellement sincère. Une bonne illustration est le racisme virulent de la fin XIXe,... qui a laissé sa place à l’anti-racisme virulent de la fin du XXe... Le pro-palestinianisme actuel peut vite laisser la place, selon les circonstances.
3° La séparation de la maçonnerie et de l’État. C’est une des solutions, à laquelle j’ai souvent pensé, mais ce n’est pas la seule. En effet, un État séparé de tout n’aurait plus aucun sens. L’État doit être en lien avec ce qui existe dans le pays. Par conséquent, parfois, je serais plutôt en faveur de faire entrer toutes les religions dans l’État, afin qu’elles se surveillent toutes mutuellement. Mais je n’ai pas encore vraiment réfléchi aux modalités, c’est une idée plutôt intuitive que j’évoque ici.
@voltmètre il eût mieux valu qu’il soit une jeune femme à la peau mat.
Mais, là, un vieux mâle blanc, aucune chance. Il a beau faire le gauchiste autant qu’il peu, avant ça eut payé, mais maintenant, ça ne paye plus. Quand le génome n’est pas bon, il n’est pas bon.