@grandi Le problème est surtout que toute expérimentation scientifique donne toujours un résultat actuel. En cela, la méthode scientifique ne donnera toujours ses preuves que pour ici et maintenant. Comme disait Poincaré : en définitive, nous n’aurons jamais de preuves d’un passé irrémédiablement révolu. Un discours sur l’origine n’est donc pas scientifique, mais métaphysique. [métaphysique = recherche des premiers principes]
Le paradigme Divin est nécessaire : Puisque l’origine est inconnue, il faut un terme indéfini comme premier principe, et ce principe, historiquement, c’est Dieu, la cause du tout (c’est d’ailleurs aussi la fin, inconnue elle-aussi). Introduire Dieu dans le modèle, c’est donc introduire une énigme. Mieux vaut introduire une énigme là où on sait pertinemment que l’on ne sait pas, plutôt que d’affirmer que l’on saurait alors qu’en vérité l’on en sait rien.
Ce n’est pas une entité qui complique tout, mais une entité qui permet de raccorder des connaissances qui ne sont pas possibles, pour l’heure, à raccorder ensemble dans une seule théorie (plan physique, plan moral,..etc)
@medialter Sais-tu, faire porter la responsabilité des épidémies à des juifs qui auraient empoisonné des puits ou bien à des sorciers qui auraient jeté un sort, cela n’a finalement pas grand-chose à voir avec le diable. Le canon de l’église est très clair sur ce point : le diable a déjà été vaincu par le Christ, il n’y a donc rien à craindre de la part du diable.
Quant à l’illettrisme... L’école de la catholicité a éduqué les générations qui ont produit la révolution scientifique, une révolution comme peu de pays à travers les ages en ont connu. Comment nier que cette révolution s’est faite en Europe ? Les registres d’archives montrent bien que la quasi-totalité des gens savaient signer de leur main. Les premiers décrets de généralisation de l’école primaire datent de Louis XIV, et
Quant à la congrégation de la doctrine de la Foi : c’est tout-à-fait normal que l’Église Romaine étudie certaines affirmations afin pour voir si celles-ci correspondent à la foi qu’elle professe. Cela ne me choque pas. N’importe quel parti fait de même dans ses bureaux politiques.
De plus, tu me sors un évènement du IVe siècle, au sujet de la mort d’Hypathie d’Alexandrie, dont on ne sait rien, si ce n’est qu’un de ses grands amis était l’évêque de Ptolemaïs. Cela montre que tu mélanges tous les temps et que ce n’est pas trop sérieux.
Ceci d’autant plus quand tu dis : "Je ne nie pas que ces institutions n’aient pas fait que de la merde,
mais n’importe quelle organisation politique aurait pu faire la même
chose, en plus rapide toutefois". Cela montre que tu sembles croire que toute institution politique était soumise à l’Église de Rome, ce qui montre bien que tu n’as aucune notion du fonctionnement de l’ancien régime, qui n’avait rien d’une état centralisé comme le nôtre, mais qui était véritablement une fédération de fiefs indépendants, donc une juxtaposition de justices indépendantes, ces fiefs étant seulement liés en un seul état par l’hommage commun au même roi (voire, pendant la guerre de cent ans, dans l’ouest, parfois un double hommage au Roi d’Angleterre et au Roi de France...).
@9HY9HY Ce terme de "valeurs", qui a été jeté depuis quelque temps dans le débat, sans que jamais ne lui soit donné de contenu précis, est d’ailleurs assez insolite. Je parlerais plutôt de principes pour ma part.
Il y a en effet que si l’on est contre les principes Républicain que l’on n’est pas Républicain. Maintenant, la chose publique étant, par définition, publique, personne ne peut s’en emparer pour en faire sa chose propre et privée. Ainsi, donner des brevets de Républicanisme, c’est déjà, en soi, atteindre au principe fondamental de la République, qui fait de la politique une chose publique.
Paradoxal pour le fondateur du site "Boulevard Voltaire", qui devrait se battre pour que même celui qui n’est pas d’accord avec lui ait le droit de s’exprimer.