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Gaspard Delanuit

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    Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 11 septembre 17:29

    @micnet

    "S’il s’agissait seulement de confronter l’avis personnel de Guénolé à celui de Soral, je serais parfaitement d’accord avec vous et il n’y aurait aucune raison que ce soit Soral qui ait à prouver ses dires et pas Guénolé. Sauf que là, on ne parle pas d’un individu en particulier mais bien d’un consensus historique reconnu comme tel par la plupart des historiens. Donc c’est différent."

    Je ne vois pas ce que cela change. Même si je voulais discuter avec un "platiste", je ne considérerais pas que mon interlocuteur doit produire des preuves plus importantes que moi. Je trouve cette idée tordue. Il est probable que je ne perdrais pas trop mon temps avec un platiste, mais ceci est une autre question. Si on débat, on débat avec les mêmes règles, point barre. 

    Le problème de ce débat est que Guénolé croit qu’il instruit et conduit un procès, en se prenant pour un procureur et un juge à la fois. Il veut principalement prouver que Soral est un "antisémite"  ce qui est un objectif très con (avec en plus une définition du terme révisée et très éloignée de l’étymologie historique)  terme dans lequel Soral ne se reconnaît pas. En revanche, Soral se dit "judéophobe" en employant ce mot dans un sens conforme à sa construction étymologique. Il fallait partir de là !

    Tout apprenti dialecticien sait qu’un débat polémique doit commencer par ce que chacun admet sur lui-même. Si je débat avec un "platiste" qui me dit que ce mot ne correspond pas à sa conception de la forme de la terre, je ne vais pas commencer par tenter de lui dire qu’il a tort et que c’est moi qui ait raison de le nommer ainsi. Je lui demanderai tout simplement quel terme lui convient pour désigner sa thèse et se désigner lui-même, et nous partirons sur cette base pour discuter des FAITS... et non des mots. 

    Maintenant, Micnet, réfléchissez à cela : pourquoi, à votre avis, Guénolé tient tant à "prouver" du début à la fin, que Soral est "antisémite", alors qu’il serait tout à fait possible de discuter vertement et de manière bien tranchée, de l’histoire, de la politique, du sionisme, et de tous les sujets qui ont été abordés en partant du principe que Soral à un point de vue "judéophobe", comme il le dit lui-même ? Cela n’empêcherait pas de remettre les pendules à l’heure, de montrer que Soral se trompe, se contredit ou croit à des trucs délirants, aveuglé par sa judéophobie. Au passage, des thèses erronées seraient démontées, des vérités rétablies, des références de documents apportées, etc., bref mission accomplie ! Alors qu’on voit au contraire que les faits ne sont évoqués QUE pour tenter de prouver "Soral est antisémite" en suivant un déroulé obsessionnel qui reste essentiellement "linguistique" dans son objectif final. Pourquoi ? 

     smiley




  • 1 vote
    Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 11 septembre 16:26

    @micnet

    "Alors oui, je sais bien qu’une version officielle n’est jamais gage de vérité absolue, c’est entendu, mais elle fait tout de même autorité jusqu’à ce qu’une nouvelle version officielle s’impose à l’actuelle. Que ce soit en Histoire, en science ou dans n’importe quel domaine, il y a ce qu’on appelle un "consensus historique, scientifique,..." qui s’impose et c’est bien normal."

    C’est une "norme" sociale, mais cela ne s’impose évidemment pas dans l’expérience de connaissance d’un adulte. L’enfant n’a pas d’autre choix que de subir ce "consensus", mais devenu adulte l’être humain intellectuellement exigeant se doit de pouvoir tout remettre en question, surtout quand il entreprend d’étudier un domaine particulier avec attention. C’est toujours de cette manière que la connaissance et les techniques progressent : un individu s’interroge sur un sujet qui l’intrigue, défiant la norme et ses prétendus vérités établies. Le fait que des insensés pensent par erreur avoir raison contre le monde entier n’y change rien. Vue de loin, le génie et le fou semblent avoir la même démarche. Il faut s’approcher pour voir la différence. 

    Ce qu’on appelle consensus aujourd’hui n’est pas du tout ce qu’on croit naïvement. Ce n’est pas mille savants qui ont fait chacun de leur côté une expérience dont les résultats ont concordé avec les résultats des neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuf

    autres. C’est souvent un petit groupe détenant une position dominante grâce à laquelle il a réussi à imposer une certaine interprétation du réel. Le consensus n’est pas un évènement culturel autogéré, il a son économie et sa politique. C’est particulièrement évident quand une thèse se prétend à la fois académiquement consensuelle et juridiquement incontestable. Le bon sens doit rester perplexe face à l’idée même d’un consensus auquel il serait obligatoire de consentir. 

    Par ailleurs, celui qui se fait l’avocat d’un véritable consensus fondée sur l’intelligence commune ne devrait avoir aucune peine à dessiner la carte des chemins de pensée qui ont conduit un grand nombre de chercheurs qualifiés et indépendants aux mêmes conclusions. Tandis que celui qui conteste un consensus doit ramer à contre-courant de la mer des idées reçues et n’a aucune amirauté derrière lui. Je ne vois donc pas pourquoi il faudrait déséquilibrer davantage le débat en augmentant son devoir de produire des preuves. Ou plutôt je vois que c’est surtout parce que l’être humain est intellectuellement paresseux et craint d’être dérangé dans son confort intellectuel, d’être obligé de réfléchir par lui-même.



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    Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 11 septembre 00:56

    @micnet

    "il y a un fait qui ne trompe pas et qui montre que Guénolé a dominé ce débat : si des types tels que Reynouard ou Conversano veulent maintenant débattre face à lui, c’est qu’ils estiment que Soral s’est fait mettre minable. Si ça avait été l’inverse, ils n’auraient même pas réagi."

    Il est plutôt étrange votre raisonnement. Déjà, je ne vois pas pourquoi Conversano et Renouyard auraient la même motivation. Ensuite, le raisonnement inverse marche aussi bien : Ils ont vu Soral s’amuser avec un punching-ball en forme de clown gauchiste et s’offrir ainsi facilement une bonne audience, donc ils veulent en croquer aussi. Je ne dis pas que c’est ce que je pense mais seulement que cette explication marche aussi bien que la vôtre. Peut-être que c’est plus simple, qu’ils aiment bien bavarder en public et sautent sur la moindre occasion, comme tous les youtoubeux compulsifs. 




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    Gaspard Delanuit Gaspard Delanuit 11 septembre 00:23

    Quelques témoignages, qui en disent plus, à mon avis, que le long débat de nos deux intellectuels.
    Les derniers témoins des camps de la mort :
    https://www.youtube.com/watch?v=3Yee42NBdpg

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