@Et Hop ! Au contraire des plans américains de colonisation de la France, je doute qu’une victoire exclusive de la Russie stalinienne ait autorisé le rétablissement d’un gouvernement vichiste chez nous.
De Gaulle a justement épargné à la France tout à la fois l’installation d’un gouvernement communiste soumis aux Russes et le retour d’un gouvernement pro-fasciste soumis aux Américains. Concernant cette dernière option, certains lui reprochent même d’avoir mis fin un peu trop tôt à l’épuration des criminels.
Par ailleurs, si les Américains avaient bien comme plan de prendre le pouvoir en débarquant, on peut difficilement accuser les Français qui ont pris part aux opérations, d’« occupation » d’un territoire qui était le leur, ou leur reprocher d’en avoir repris la gestion et le contrôle en accédant au pouvoir politique.
Quant à Pétain, on peut disserter sur ce qu’il aurait pensé en son for intérieur, il n’en reste pas moins que la majeure partie de son gouvernement et de son administration a eu une façon pour le moins singulière de « résister » aux Allemands durant l’occupation.
@nono le simplet « voui ... en fait si je te comprends »... Ne faites-vous pas juste mine de ne pas comprendre ?! C’est pourtant clair et simple : militairement de Gaulle leur était indispensable, mais politiquement il entravait leurs plans, notamment en ce qui concerne la gouvernance de la France.
Quant aux Russes (si tant est que ce soit le sujet, car ils n’ont pas mis le pieds sur notre territoire), leur colonisation de l’Europe de l’Est ne justifiait en rien que les Américains fassent de même avec nous... À moins bien sûr d’admettre que leurs dirigeants qu’ils défendaient des intérêts passablement contraires aux nôtres ou ne valaient pas mieux que Staline. Et là, je parle bien de la colonisation d’après-guerre, pas de la reconquête militaire des territoires occupés par les forces allemandes.
Si la France a pu retrouver un place internationale de premier plan, c’est bien grâce à de Gaulle et à l’action des troupes françaises et de la Résistance qui ont reconnu son autorité, et en dépit des plans américains pour notre pays (qu’ils avaient d’ailleurs échafaudés bien avant le début de la guerre). C’est l’intransigeance de l’homme et son sens du devoir envers la Nation qui lui ont permis d’arracher des concessions à des alliés réticents, pendant et après la guerre.
De Gaulle était avait la stature d’un homme d’État, honnête et droit dans ses bottes, et il avait ses convictions. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait pu paraître imbuvable et agressif envers des gens qui le fréquentaient par intérêt ou en raison de leur fonction, ou qui étaient objectivement ses adversaires (particulièrement chez les « alliés »). Est-il nécessaire de rappeler que dans le domaine militaire comme en politique, il n’y a pas de « copain sympa » qui vaille ?
@nono le simplet Le problème n’est-il pas plutôt votre refus d’y voir une volonté affichée, comme c’était déjà le cas avec le « marteau » et l’« enclume », mais avec la divulgation de la stratégie militaire en moins ?
Politiquement parlant, de Gaulle n’a pas été « mis » à l’écart, mais il était plutôt considéré comme n’ayant aucune légitimité par les anglo-saxons, lesquels voyaient en la France un pays vaincu depuis 1940.
Mais l’homme leur était utile militairement, afin de mener leur action dans les meilleures conditions, l’implication des forces françaises coloniales et de l’intérieur leur permettant de limiter leurs propres pertes et de préparer le terrain sur notre territoire.
C’est donc de Gaulle qui s’est imposé à eux, difficilement, en se rendant indispensable, et non pas l’inverse. Pour eux, il était plutôt une épine dans le pied avec laquelle ils devaient composer (son assassinat a même été envisagé), et certainement pas un choix délibéré pour diriger une France rétablie dans ses droits.
D’ailleurs, les anglo-saxons n’ont jamais eu l’intention d’associer les Français à leur victoire. De fait, la France n’a pu que contre-signer, en tant que simple témoin, les deux actes de la capitulation allemande (à Reims le 7 mai 1945 par le général Sevez dépêché in extremis, et le 8 mai à Berlin par le général de Lattre de Tassigny). C’est donc à la Force expéditionnaire alliée sous commandement américain et à l’Armée rouge que les Allemands se sont rendus, et non pas aux forces françaises, pourtant présentes et identifiées en tant que telles, mais que les anglo-saxons utilisaient juste comme de la chair à canon, un moyen pratique de parvenir à leurs fins.
Depuis lors, les Américains n’ont de cesse d’œuvrer à une colonisation du pays que de Gaulle a eu l’habileté de leur confisquer. Et aujourd’hui, force est de constater que leur projet a bien avancé.
@mmbbb : « ... la suite de cette guerre dépendra de l’élection américaine. Si Trump est élu, je ne pense pas qu’il veuille continuer celle-ci ... » Qu’il ne veuille pas la continuer, peut-être. Qu’il ne la continue pas, rien n’est moins sûr. En effet, je m’interroge sur sa liberté de manœuvre face aux pouvoirs qui contrôlent la politique américaine (« État profond », complexe militaro-industriel, ...).
Quoi qu’il en soit, même si les États-Unis arrêtent effectivement de soutenir et de participer indirectement à la guerre (financement, armement, soutien logistique, actions militaires clandestines), cela ne signifie pas que leurs alliés fassent de même (ni que l’Oncle Sam les y autorise). Les déclarations et les accords récents passés par certains de nos dirigeants suggèrent plutôt que l’UE et/ou les pays de l’OTAN sont en passe de se substituer aux Américains afin de continuer et d’envenimer seuls ce conflit, évitant ainsi à ces derniers d’en subir les conséquences et leur permettant de s’investir dans d’autres guerres.
Le leitmotiv « jusqu’au dernier Ukrainien » pourrait bien se transformer en « jusqu’au dernier Européen », avec ou sans vitrification des belligérants encore en lice, puisque le mot d’ordre est d’abattre l’ours russe quoi qu’il en coûte.
@juanyves Pour rappel, le débat (pseudo-)scientifique sur les énergies a été très antérieur à celui de l’injection anti-covid, et il a abouti au résultat qu’on connaît, à savoir le sabotage de notre filière nucléaire, et notamment de la surrégénération, au profit des nouvelles EnR (lesquelles s’avèrent relativement polluantes et peu efficaces, servent de prétexte à un vaste racket et, parce que non-pilotables, restent adossées aux filières fossiles — charbon et gaz, principalement).
De plus, à notre échelle, la durée de vie du CO2 (dont la présence dans l’atmosphère est physiquement incontrôlable) n’a pas grand chose à envier à celle de l’uranium ou du plutonium.
Parce qu’ils sont sous une forme solide, ces derniers restent maîtrisés dans les usages civils. Même les accidents passés n’ont en réalité causé qu’un nombre très réduit de victimes. Quoi qu’il en soit, même en comptant leurs usages militaires (incluant les deux bombes larguées sur le Japon et les différentes disséminations délibérées), jusque maintenant ils ont tué beaucoup moins de monde que les émissions anthropiques de CO2.
Comme on s’est déjà habitué à vivre avec le virus et qu’il faudra dans le meilleur des cas beaucoup de temps pour reconstituer notre filière nucléaire, je dirai qu’il faudra plutôt s’habituer à vivre avec une augmentation du taux de CO2 et une accélération des changements délétères que nous avons déjà commencé à ressentir.