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2703 visites 30 mar. 2012 | 21 réactions | rastapopulo + Partager
5262 visites 11 mar. 2012 | 59 réactions | rastapopulo + Partager
Même si cela semble une critique rationnelle, les USA ont toujours eu et dès le départ de bonne relation avec les russes. Pour Larouche, la guerre froide n’avait aucun sens et c’est impossible de dire que Churchill jouait la détente. C’est en tout cas circonstancié au possible comme position de la part de Larouche. C’est pas un simple nous gentilles toi méchant.
Le plus énorme texte que j’ai trouvé chez eux date de 95 et établie un parallèle entre la crise financière à venir et l’empire vénitien (manip’ des MP, domination totale de la finance et alliance militaires de revers avant le crash des banques Bardi et Peruzzi). http://www.solidariteetprogres.org/documents-de-fond-7/histoire/article/terrorisme-islamiste-les.html
Les vidéos de sa campagne en 95 sont aussi superbe quand il ’attaque déjà l’€ :
http://www.ina.fr/politique/presidents-de-la-republique/video/PAC02040797/politique-portrait-jacques-cheminade.fr.html
L’histoire du combat politique de Cheminade est en soit incroyable. Il reçoit pour son mouvement (0 enrichissemen personnel) 10% de la fortune d’une veuve d’un avocat d’affaire qui retrouve le discours anti-kissinger de son défunt mari en Cheminade ? Il gagne le 1° procès contre les héritiers monté contre lui mais perd le 2° après qu’une note du FBI le fichant comme dangereux anti-british "à la" Larouche soit diffusé ! Il se présente aux élections en utilisant toutes les failles du système : 500 signature, obligation théorique de même temps de parole,... ? Il est accusé de tout dans les media : ami de saddam (? ??), extrême droite (alors qu’il se mobilisera politiquement suite aux noyés algériens dans la Seine), raciste (Amelia Robinson des droits civiques soutien pourtant Cheminade et larouche), antisem (Cheminade défend pourtant l’apport de Mendelshon dans la renaissance européenne ou l’apport de Hein ou l’apport de Eisntein en soulignant qu’ils sont plus dignes que les Rotschilds en pleine élection... Aie on peut pas dire ça aux pays des banques qu’est redevenu la France) !
Ses comptes de campagnes seront refusé en 95 pour... prêt sans intérêt requalifié en don et c’était sans recours possible à l’époque (contrairement à Sarko maintenant). En fait Cheminade est le seul candidat qui n’a jamais obtenu une avance bancaire pour ses dépenses de campagnes (pourtant automatiquement remboursé à tous le monde). Avec la réputation qu’il lui avait été collé, il s’est retrouvé à demander des avances à ses militants, avances de militants prévu sans intérêts évidement ! Tout ça parce que c’est aussi le premier à avoir protester contre la fin de la séparation bancaire en France, premier pays à être revenu aux to big to fail dès 86 (7 ans avant la décision de l’UE). J’adore aussi leur réunion avec des invités pointu (Bassam tahan, Eric Verhaege,...), leur relecture de l’histoire contre toute forme d’impérialisme,...
Maintenant leur grand problème est de trop insister parfois. Newton ne serait que le demi-père du calcul différentiel (l’apport de Leibnitz est bien établi) voir pas le père du tout d’après eux, ce qui met à dos tous les scientifiques orthodoxes qui aime bien le coté pure chiffre de Newton. L’impérialisme ne serait que désolation et leur vision de Venise le prouve mais le Solidus romain qui a tenu 800 ans les contredit au moins en partie. Ils se veulent fondamentalement anti-libéraux ce qui est rafraichissant pour des mercantilistes mais Adam Smith lui même demandait la plus grande prudence avec les banques.
J’ai du mal à comprendre le délire des français anti ou pro représentation avec la chance qu’ils ont de l’avoir mais d’un point de vue formelle, c’est encore plus savoureux.
C’est donc assez tardif et, au vue de l’énormité des retrocom du contrat Al Yamamah entre les british et les saoud’s ("épées des wahabites" dixit l’historien Jacques Benoist-Méchin), presque anecdotique.
Plus important (et contre l’anti-americanisme primaire), les british n’ont jamais eu d’autres valeur à proposer que le malthusianisme aux pays musulmans. Les USA eux sont issue historiquement d’une culture anti-impérialisme via le développement productif. Ce principe fondamentale des USA revient périodiquement (livraison de locomotive à la Chine par Lincoln, fin de la doctrine Monroe par roosevelt,...). Bien que les USA n’y font plus appelle depuis Kennedy, il y a véritablement une autre vision des intérêts géostratégiques que celle de la rareté organisé d’après Solidaritéetprogrès. As tu lu leur position sur la vision de Roosevelt, Eisenhower et Kennedy pour le moyen orient ? C’est très détaillé.
...
Après sa rencontre avec Ibn Saoud, qu’il avait trouvé complètement désabusé (par les british), Roosevelt confia à Frances Perkins,
sa secrétaire au Travail et l’une de ses plus proches collaboratrices :
« Pourquoi le Proche-Orient est-il si instable ? Parce que les gens y
sont pauvres. Ils n’ont pas de quoi manger. Ils n’ont pas de quoi
s’occuper de façon normale. Ils ont besoin de ravitaillement, et ils ont
besoin d’en trouver chez eux. Cela seul, à mon avis, ferait plus que
tout le reste pour diminuer les risques d’explosion dans ces régions.
Voyez ce que les Juifs font en Palestine. Ils ne cessent d’inventer de
nouveaux procédés pour exploiter le désert. (…) Quand je ne serai plus
Président et que cette sacrée guerre sera finie, je crois que nous irons
au Proche-Orient avec Eleanor [sa femme, Nda], pour voir si l’on peut y
monter une entreprise comme le système du bassin du Tennessee et faire
vraiment quelque chose de ce pays ; ça m’intéresserait beaucoup. »
...
C’est la crise du canal de Suez, en 1956, qui fit entrer sur la scène
mondiale le panislamisme britannico-saoudien. Lorsque le Président
américain Dwight Eisenhower insista pour que cesse l’agression anglo-franco-israélienne contre Nasser
en Égypte, les Frères musulmans et d’autres mouvements religieux
devinrent clés pour la déstabilisation de l’Égypte et de toute autre
nation musulmane qui aspirait à la décolonisation.
...
Les choses s’empirèrent encore pour les Britanniques lorsque des
officiers républicains renversèrent le sultan du Yémen en 1962. Les
républicains étaient soutenus par Nasser, et l’administration Kennedy
reconnut la république du Yémen immédiatement après le coup. Le sultan
s’enfuit en Arabie Saoudite et engagea le combat depuis la frontière
avec l’aide des Saoudiens et d’armes importées de Grande-Bretagne par le
trafiquant Adnan Khashoggi, qui ferait encore parler de lui par la suite.
La principale faille de la politique américaine envers les forces anti-britanniques était l’idéologie de la Guerre froide, qui faisait de chaque anti-impérialiste un « communiste ». C’était là une partie de la politique du rideau de fer instiguée par Churchill qui, avec l’aide de présidents américains anglophiles tels que Harry Truman, et de conseillers présidentiels comme John Foster Dulles, George Schultz et Henry Kissinger, tourna les États-Unis du côté des monarchies féodales soutenues par les Britanniques dans les pays non-développés, et contre le Mouvement des pays non-alignés.
Les Frères musulmans devinrent une épine dans le pied du président égyptien Nasser et de tout gouvernement arabe nationaliste, notamment en Syrie et en Tunisie. La Syrie avait forgé une alliance avec l’Égypte de Nasser, donnant naissance à la République arabe unie ; les royaumes saoudien, irakien et jordanien avaient formé une alliance pour contrer ce front égypto-syrien. En 1958, le roi Saoud ben Abdel Aziz donna deux millions de livres sterling à des terroristes pour assassiner le président syrien Shukri al-Kuwatli et le président égyptien Nasser, et mener un coup d’état dans les deux pays à la fois. La tentative échoua, mais divisa le monde arabe pour les décennies à venir.
Selon des fuites parmi certains dirigeants des Frères musulmans, les Saoudiens soutinrent plusieurs autres tentatives d’assassinat contre Nasser, faisant entrer clandestinement des armes du Soudan vers l’Égypte. L’Arabie Saoudite était devenue le principal appui des Frères musulmans, qui firent des ravages avant d’être démantelés en Égypte, en Syrie et en Tunisie. Il est intéressant de noter que les dirigeants de l’organisation dans ces trois pays sont aujourd’hui réfugiés à Londres : Ali al-Bayanouni (Syrie), Rashid al-Ghannoushi (Tunisie) et Kamal al-Halbawi (Égypte). Ils sont encore actifs politiquement et mènent des activités de subversion contre leurs gouvernements respectifs.
En août 1969, de soi-disant terroristes israéliens brûlèrent la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, ouvrant la voie aux premiers cris panislamiques. Le roi saoudien Fayçal appela à l’établissement d’un mouvement panislamique qui donna naissance à l’Organisation de la conférence islamique, dont le siège est à Djeddah, en Arabie Saoudite ; le but étant de remplacer le nationalisme anti-colonial par le panislamisme.
En 1973, durant la guerre israélo-arabe du Kippour, l’Arabie Saoudite et l’Iran entrèrent dans le jeu d’Henry Kissinger en retirant le pétrole du marché pour protester contre le soutien occidental envers Israël, faisant quadrupler les prix [6]
Le 6 octobre 1973, l’Égypte et la Syrie envahirent Israël, déclenchant la guerre du Kippour. Henry Kissinger, qui était déjà conseiller national à la Sécurité de Nixon (on le surnommait le « tsar » du renseignement américain), s’était arrangé pour être également nommé secrétaire d’État dans les semaines qui avaient précédé l’attaque. Étant un intime de l’ambassadeur israélien à Washington et assurant la liaison avec le camp égypto-syrien, il sema le trouble dans les relations entre les deux parties pour s’assurer d’une réponse israélienne musclée.
À la mi-octobre, le gouvernement allemand avisa les États-Unis qu’ils resteraient neutres dans le conflit israélo-arabe et ne permettrait pas aux américains de réapprovisionner Israël à partir des bases militaires allemandes. Nixon, conseillé par Kissinger, répondit sèchement que l’impartialité allemande était inenvisageable. Par contre, le Royaume-Uni fut autorisé à déclarer tranquillement sa neutralité.
Le 16 octobre, l’OPEP procéda à une augmentation de 70 % du prix du baril de pétrole (le baril passant de 3 à 5 dollars). Le même jour, les membres des pays arabes de l’OPEP, arguant du soutien américain à Israël dans la guerre du Golfe, déclarèrent un embargo sur toutes les ventes destinées aux États-Unis et à la Hollande, Rotterdam étant le principal port pétrolier d’Europe de l’Ouest. Le premier choc pétrolier mondial était déclenché. Le Royaume-Uni, qui avait pu affirmé sa neutralité, évita l’embargo.
Le 1er janvier 1974, le shah d’Iran, obéissant à Kissinger (dont le département d’État ne connaissait même pas les manœuvres, surprit tout le monde en exigeant une deuxième augmentation du prix du pétrole de plus de 100 %, amenant le prix du baril de pétrole de l’OPEP à 11,65 dollars. L’augmentation de 400 % « prévue » par le groupe de Bilderberg à Saltsjöbaden devenait ainsi un fait accompli.
Cette envolée du prix du pétrole de l’OPEP eut pour conséquence de rendre rentables les centaines de millions de dollars investis notamment par British Petroleum et Royal Dutch Shell en mer du Nord, dont l’exploitation était difficile. De plus, l’Agence monétaire saoudienne fut directement conseillée par un jeune banquier de Wall Street, David Mulford, pour guider les pétrodollars saoudiens vers les banques londoniennes et new-yorkaises.
Le plan du groupe de Bilderberg, qui avait été de ramener vers les cartels financiers anglo-américains un dollar en chute libre après le démantèlement des accords de Bretton Woods, avait ainsi réussi. Henry Kissinger, qui faisait lui-même partie du groupe de Bilderberg, fut une pièce maîtresse de l’échiquier. Il était à la fois conseiller national à la Sécurité et secrétaire d’État, une double casquette que personne avant lui et personne après lui n’obtint jamais. Son influence à la Maison Blanche se trouva encore renforcée lorsque le scandale du Watergate prit toute son ampleur fin 1973, braquant les projecteurs sur Nixon. Cerise sur le gâteau, Kissinger obtint le prix Nobel de la paix dans le courant de l’année 1973.
Le 10 mai 1982, dans un discours au Royal Institute of International Affairs de Londres, Henry Kissinger reconnu publiquement que lorsqu’il était secrétaire d’Etat, les britanniques participaient directement aux délibérations internes de la diplomatie américaine et qu’il entretenait des liens plus étroit avec le Foreign office britannique qu’avec son propre département d’Etat ! ]]. Le roi Fayçal devint ainsi à son tour le héros du monde musulman ; les États-Unis et Israël devinrent le nouvel ennemi, en lieu et place des Britanniques qui gardaient profil bas en se concentrant sur leurs bénéfices financiers réalisés grâce aux pétrodollars générés par la crise.
Tu as largement raison (en plus du bon mot) mais il y a du changement dans la prise de pouvoir des USA sur le wahabisme largement british à la base. J’ai du mal à expliquer le renversement des talibans, largement arrosé par les retrocom de Al Yamamah, sans cette composante. La monté en puissance du Qatar dans la géopolitique après avoir mouillé un max dans le 11/9 les saoudi, largement établie au Londonistan, ne me contredit pas à priori. Le prince BandarBush a simplement doublé les british en recevant la promesse d’être mieux soutenu pour accéder au trône par les USA ! Un grand rififi qui utilise habilement le malthusianisme (normalité des guerres dans un monde sans progrès technique pour tous) largement mélanger au patriotisme et à la religion pour la façade. ;)
Par soucis d’exactitude :
Salafisme et wahhabismeUne grande partie des actes terroristes les plus récents ont été commis par des groupes qui se qualifient eux-mêmes de « salafistes » ou de « wahhabites », branches de la religion musulmane très proches l’une de l’autre.
Au milieu du XVIIIème siècle, Mohammed ibn Abd al-Wahhab (1703-1792) fonda le wahhabisme dans le désert du Nejd, au centre de la péninsule arabique. Son but était de faire revivre la tradition salafiste. Ce mouvement est, encore aujourd’hui, une forme puritaine et fondamentaliste de l’islam sunnite, rejetant toute lecture rationnelle du Coran et de la tradition du prophète Mahomet. Les wahhabites extrémistes interprètent littéralement et strictement les mots du Coran ; pour eux, une grande partie des traditions du Prophète sont infondées, notamment lorsqu’elles concernent l’éducation morale et spirituelle. Ibn Abd al-Wahhab affirmait que sa théologie était une forme « purifiée » de l’islam et qu’elle avait pour fonction de faire revenir tous les musulmans aux vrais principes de la foi. Les wahhabites, en tant qu’islamistes radicaux, prônent le « tarhib » (contrainte) pour imposer l’islam, tandis que les musulmans modérés sont pour l’« etabligh » (persuasion).
Les wahhabites se propagèrent dans les villages à travers le désert, pillant les villages alentour et attaquant les caravanes ou les pèlerins shiites. Les gorges des hommes étaient tranchées, les biens et les animaux volés, et les femmes et les enfants étaient réduits à l’esclavage.
En 1744, Ibn Abd al-Wahhab s’allia au chef tribal Mohammed ibn Saoud (1710-1765), faisant du wahhabisme non plus un simple mouvement religieux, mais un mouvement politique, comme c’est toujours le cas aujourd’hui. Étendant sa domination guerrière vers les régions de l’Arabie orientale, Ibn Saoud s’engagea à répandre l’enseignement wahhabite [1].
[1] L’historien Jacques Benoist-Méchin a dit de cette alliance, dans sa biographie d’Ibn Saoud : « Le guerrier cherchait une doctrine ; le prédicateur cherchait une épée. »
Arrive l’Empire britanniqueL’Empire britannique, qui au milieu du XIXème siècle contrôlait de grandes parties de l’Asie, notamment l’Inde, eut besoin de sécuriser ses routes commerciales vers l’Europe. Les Britanniques conclurent donc des accords avec les chefs des tribus occupant les territoires situés le long des côtes de la mer Rouge, de la mer d’Oman et du golfe Persique : armes et or furent allègrement distribués, de même que des promesses de protection militaire ; en échange ces tribus devaient empêcher les autres puissances coloniales (en particulier l’Empire ottoman) d’approcher ces terres.
Ces régions en tant que telles n’avaient pas de réelle signification stratégique jusqu’à ce que l’Allemagne lance la construction de la ligne ferroviaire Berlin-Bagdad, au tout début du XXème siècle, et que de grandes quantités de pétrole ne soient découvertes au sein de ce qui devint l’Irak et l’Arabie Saoudite [2]. Les Britanniques utilisèrent parfaitement leur méthode de « diviser pour régner » en lançant les chefs tribaux les uns contre les autres, intervenant au bon moment pour soutenir l’un, puis l’autre. Les tribus devinrent ainsi totalement dépendantes des Britanniques.
Dès la fin des années 1880, l’alliance Saoud-wahhabites commença à empiéter sur les territoires ottomans, qui contrôlaient ce qui est aujourd’hui l’Irak, la Grande Syrie et la partie ouest de l’Arabie, où se trouvent La Mecque et Médine. Manquant des moyens financiers et du matériel de guerre moderne nécessaire pour faire face à l’Empire ottoman, le chef Abdel Aziz Ibn Saoud (1880-1953) se reposa sur les Britanniques pour se les procurer.
Pragmatisme islamiste et collaboration avec les « infidèles »...
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