https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
rastapopulo - Agoravox TV

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

rastapopulo

rastapopulo

« FAUT-IL SCINDER LES BANQUES ? Oui, pour les sauver ! Comment ? En séparant épargne et spéculation », peut-on lire à la une de l’hebdomadaire financier belge Trends-Tendances du 22 septembre 2011
= retour à la tradition belge d’avoir casser les TBTF dès 1934

Tableau de bord

  • Premier article le 31/12/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 3 1464 86
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires




  • vote
    rastapopulo rastapopulo 4 décembre 2012 13:57

    Parce que libéralisme n’est pas une idéologie ? Les exemples historiques qui nuance avec succès cette idéologie sont nombreux, que ce soit Henri IV, Roosevelt ou les 30 glorieuses (quand ce n’est pas a contrario les désastres provoqués par les empires privatisé vénitien et britannique). Déjà à la base, défendre une production au maximum par pays est le seul levier vraiment démocratique pour un peuple en plus d’élever la créativité humaine au maximum partout. Maintenant, un outil dépassé n’a pas de sens mais c’est un tout autre débat.
     
    D’ailleurs les vrais de vrais libertarien n’ont rien contre les monopoles privés (ce qui dans certain cas comme le pétrole n’a pas donné des prix en hausse, contrairement aux habituelles magouilles géopolitiques qui serait comme par magie inexistante si tout était privatisé... comme du temps de l’empire britannique oui !).



  • vote
    rastapopulo rastapopulo 2 décembre 2012 04:16

    Ah et je supporte pas les planqués du bancor sans GlassSteagall qui après déclare "il faut complétement abolir la spéculation et non la limité au fonds propres"... Quelle pauvre type alors que c’est déjà mieux embarqué aux USA et en UK pour scinder les banques que chez nous ! Se la jouer grand seigneur pfff



  • vote
    rastapopulo rastapopulo 2 décembre 2012 04:05
    Produits dérivés

    Marchands et financiers vénitiens pouvaient compter sur des profits allant jusqu’à 40% par an sur des investissements à brève échéance (semestriels) et cela dans le contexte d’une économie mondiale où le profit réel, à savoir le « surplus » productif, atteignait dans les meilleurs cas les 3 à 4% (cf. Figure 2). Par ailleurs, les activités bancaires des Guelfes noirs florentins, qui étaient comme une sous-catégorie des manipulations financières vénitiennes, engendraient des taux de profit certes inférieurs à ceux de Venise, mais néanmoins suffisamment élevés pour miner la base productive de l’économie réelle.

    De 1275 à 1325, le rapport entre le prix moyen de l’or et celui de l’argent augmenta de manière continue, interrompue seulement par quelques brèves fluctuations. Le rapport passa ainsi de 8 pour 1 à 15 pour 1. C’est au cours de cette période que Venise, jouant sur son monopole de l’or mongol et africain, s’empara de l’abondante production d’argent européen. « Venise détenait la position centrale de marché mondial des lingots et sut attirer sur le Rialto le volume d’achats et de ventes en rapide croissance, stimulé par les fluctuations de prix des deux métaux précieux », écrit Lane. De 1290 jusqu’aux années 1330, les prix des biens les plus essentiels augmentèrent considérablement.

    Dans ce processus de spéculation accélérée, Venise « prit dans son piège les économies voisines, y compris l’allemande » où se trouvait concentrée la production d’argent, de fer et de produits ferreux. Après les 1320, les marchands vénitiens ne prirent plus la peine de se rendre en Allemagne, les Allemands furent contraints d’ouvrir des succursales à Venise, d’où le nom de « Fondego de’ tedeschi » (entrepôt des Allemands). Sur le Rialto, les transactions bancaires s’effectuaient sans numéraire ; les virements se faisaient entre comptes des marchands, on accordait des crédits sur un compte courant, on acceptait des découverts, on créait ainsi de l’« argent fiduciaire » sur lequel on pouvait spéculer. Les Vénitiens purent le faire parce qu’ils contrôlaient les réserves, et donc la spéculation monétaire.

    Les fameuses « lettres de change » des banquiers florentins représentaient en quelque sorte une forme bien plus primitive des « produits dérivés » tellement sophistiqués qui prolifèrent de nos jours, dévorant l’économie réelle. De fait, les banquiers florentins imposaient une taxe à quiconque faisait du commerce, dans la mesure où il fallait payer une commission sur chaque opération de change et qu’il y avait quantité de monnaies que chaque ville ou région faisaitcirculait dans sa propre juridiction. Cette commission prélevée sur le commerce, sous la formedes « lettres de change », devenait de plus en plus lourde puisqu’il fallait couvrir aussi les risques découlant des fluctuations dues au monopole vénitien des métaux précieux. Les lettres de change du XIVème siècle comportaient en moyenne 14% d’intérêt, un coût tout à fait comparable à des prêts usuraires.

    Venise obligea donc l’Europe à adopter le système d’or en pillant l’argent. Prenons l’exemple de l’Angleterre : de 1300 à 1309, elle importa 90 000 livres sterling d’argent pour la frappe, mais 30 ans plus tard, de 1330 à 1339, elle réussit à en acquérir seulement 1000. Mais pendant toute cette décennie, aucune pénurie d’argent ne fut enregistrée à Venise. Les banquiers florentins, avec leur fameux florin d’or eurent toute latitude pour spéculer.

    Néanmoins, durant la période 1325-1345, il y eut renversement de la situation. Le rapport entre le prix de l’or et celui de l’argent commença à chuter, passant de 15 pour 1 à 9 pour 1. Au moment où le prix de l’argent remontait, après 1330, l’offre était énorme à Venise. En 1340-50, « l’échange international de l’or et de l’argent s’intensifia considérablement », affirme Lane, qui documente en outre une nouvelle envolée des prix des biens.

    Les banquiers florentins se retrouvent du coup piégés. Tous leurs investissements sont en or, alors que le cours du métal jaune est en chute libre.

    Après l’écroulement de l’or provoqué par les Vénitiens avec leurs nouvelles pièces de monnaie, les Florentins ne firent de même qu’en 1334 lorsque c’était trop tard, le Roi de France attendit 1337 et le roi d’Angleterre 1340 avant de lancer la malheureuse tentative que nous avons mentionnée.

    Selon Lane : « La chute du prix de l’or, à laquelle les Vénitiens avaient résolument contribué par d’importantes exportations d’argent et importations d’or, en en tirant des profits, fut néfaste pour les Florentins. Bien qu’ils fussent les dirigeants de la finance internationale (...), les Florentins ne furent pas en mesure, contrairement aux Vénitiens, de tirer avantage des changements qui eurent lieu entre 1325 et 1345. »

    Les superprofits de la Sérénissime dans la spéculation globale continuèrent jusqu’aux désastres bancaires et à la désintégration du marché qui se produisirent en 1345-47 et au cours des années suivantes.

    Dans la période allant de 1330 à 1350, la Peste noire se répandit dans la Chine méridionale, tuant 15 à 20 millions de personnes, suite et fin logique du processus de pillage des Mongols. L’économie mongole se fondait sur d’innombrables troupeaux de chevaux qui ruinaient l’agriculture de tout l’immense domaine des Khans. Elle eut aussi pour effet de faire immigrer les rongeurs porteurs de la peste, confinés depuis des siècles dans une très petite région du Nord-Est de la Chine, aux régions du Sud et sur les routes allant vers l’Occident. En 1346, la cavalerie mongole diffusa la peste dans des villes de la Crimée, sur la Mer noire, d’où elle arriva, par les routes maritimes, en Sicile en 1347, et de là, à toute l’Europe. La démographie en Europe avait stagné depuis une quarantaine d’années et la population s’était concentrée de plus en plus dans des villes où l’infrastructure sanitaire et de l’eau était très insuffisante. Les fameux ponts de Florence, par exemple, avaient tous été édifiés au XIIIème siècle, aucun au XIVème. Le niveau alimentaire s’était dégradé suite au déclin de la production de céréales.

    Après le krach financier et la diffusion de la peste, le niveau démographique allait diminuer sur une centaine d’années, passant de près de 90 millions d’habitants à 60 millions.

     Venise : vers la défaite

    Dieu permet le mal car, en le combattant nous devenons des êtres meilleurs, écrivait Gottfried Leibniz, le philosophe et mathématicien allemand qui, au XVIIème siècle, fonda la science de l’économie physique. Aujourd’hui il y a ceux, et ils sont nombreux, qui pensent comme Thomas Malthus qu’une grande épidémie mortelle serait la meilleure manière de résoudre le problème de la prétendue « surpopulation ».

    Entre 1360 et 1370, Matteo Villani écrivait dans sa chronique qu’il s’attendait, après la peste, à ce qu’il y eût abondance de produits pour les survivants. En réalité, il y eut de nouvelles famines et des hausses de prix chaotiques. Les prix devaient augmenter pendant toute une génération et, à partir de 1380, on assista à une forte déflation et à l’effondrement des revenus.

    En 1401, le roi Martin Ier d’Aragon expulsa les « banquiers italiens » de son royaume. En 1403 Henri IV d’Angleterre imposa des réglementations très rigides à leur activité dans son pays. En 1409, en Flandre, les banquiers génois furent envoyés en prison. Un an plus tard, tous les marchands italiens furent expulsés de Paris. Lorsque Louis XI devint roi de France en 1461, il régla les affaires monétaires et financières du pays sous sa souveraineté pour faciliter la rapide reconstruction des villes et de l’infrastructure. Que ce soit dans la France de Louis XI ou l’Angleterre d’Henri VII, des « formes d’économie nationale mercantiliste se combinaient à une hostilité résolue à la technique financière italienne ».



  • vote
    rastapopulo rastapopulo 2 décembre 2012 03:55
    Venise, Monnaie mondiale

    Venise fut le plus grand succès commercial du Moyen Age - une ville sans industrie, à la seule exception de la construction navale militaire, réussit à dominer le monde méditerranéen et à contrôler un empire simplement à travers des entreprises commerciales. Braudel note : « On disait du Vénitien : "Non arat, non seminat, non vendemiat" (il ne laboure pas, ne sème pas, ne vendange pas). Construite dans la mer, manquant totalement de vignes et de champs cultivés, ainsi le doge Giovanni Soranzo décrit-il sa ville, en 1327. »

    Frederick Lane ajoute : « Les patriciens vénitiens étaient moins intéressés par les profits provenant de l’industrie que par ceux provenant du commerce entre les régions où l’or et l’argent avaient des cours différents ».

    Entre 1250 et 1350, les financiers vénitiens mirent sur pied une structure de spéculation mondiale sur les monnaies et sur les métaux précieux qui rappelle par certains aspects l’immense casino moderne de « produits dérivés ». Les dimensions de ce phénomène dépassaient de très loin la spéculation plus modeste sur la dette, sur les marchandises et sur le commerce des banques florentines. Les Vénitiens parvinrent à enlever aux monarques le monopole de l’émission et la circulation de la monnaie.

    Les banques vénitiennes pouvaient paraître plus petites et moins présentes que celles de Florence, mais en réalité elle disposaient de plus grandes ressources pour la spéculation. L’avantage résidait dans le fait que l’empire vénitien agissait comme un organisme unique, poursuivant ses propres intérêts non seulement à travers la banque, mais aussi le commerce, la diplomatie et l’espionnage. A cette époque, le commerce vénitien au loin se faisait au moyen de navires bâtis par le pouvoir vénitien, escortés par des convois navals bien armés, où tout était décidé par les organes de l’Etat, et on accordait aux marchands une participation. Le pouvoir de l’Etat centralisait également les activités de frappe de la monnaie ainsi que de trafics de métaux précieux.

    La documentation présentée par Frederick Lane indique que, pas plus tard qu’en 1310, les métaux précieux et la monnaie constituaient déjà le commerce principal des Vénitiens. Derrière les spéculateurs, il y avait bien sûr de grands « pools » financiers et des protections politiques, comme on en trouve aujourd’hui derrière des personnes comme Georges Soros.

    Deux fois par an, partait de Venise un « convoi des lingots » composé de 23 galères, armées et escortées à grand frais, qui naviguaient jusqu’à la côte de la Méditerranée orientale ou l’Egypte. Chargés principalement d’argent, les navires retournaient à Venise, transportant de l’or sous toutes ses formes : pièces de monnaies, lingots, barres, feuilles, etc. Les profits de ce commerce étaient bien plus grands que ceux venant de l’usure en Europe, même si les Vénitiens ne se privèrent pas de cette deuxième activité. Des documents de l’époque nous montrent que les financiers vénitiens instruisaient leurs agents à bord des convois d’obtenir un profit minimum de 8% pour chaque voyage de six mois, ce qui signifie un profit annuel de 16% et probablement en moyenne de 20%.

    Une idée de l’« esprit d’entreprise » vénitien est fournie par le célèbre discours du doge Tommaso Mocenigo, prononcé la veille de sa mort en 1423, devant le Conseil des Dix pour illustrer l’enrichissement fabuleux de Venise. Il déclara que le capital investi dans le commerce était de 10 millions de ducats l’an. Ces 10 millions rapportent, cite Braudel, « outre deux millions de revenu du capital, un profit marchand de deux millions. Les retours du commerce au loin sont ainsi à Venise, selon Mocenigo, de 40%, taux fabuleusement élevé (...). » Venise battait chaque année 1 200 000 ducats d’or et 800 000 ducats d’argent, dont 20 000 allaient annuellement en Egypte et en Syrie, 100 000 sur le territoire italien, 50 000 outre-mer et encore 100 000 en Angleterre et autant en France.

    Ce « succès » fut le résultat de l’usure érigée en « religion d’Etat ». A partir de la moitié du XIIème siècle, l’or oriental était pillé par les Mongols en Chine (qui jusque là avait possédé l’économie la plus riche du monde) et en Inde. Autrement, il était extrait de mines au Soudan et au Mali pour être vendu aux marchands vénitiens en échange du métal blanc européen tout à fait surévalué. Cet argent, provenant de mines en Allemagne, en Bohème et en Hongrie, était vendu de plus en plus exclusivement aux Vénitiens qui payaient en or. Les pièces non vénitiennes commencèrent à disparaître, tout d’abord dans l’empire byzantin au XIIème siècle, puis dans les domaines mongoles et enfin en Europe au cours du XIVème siècle.

    http://www.solidariteetprogres.org/documents-de-fond-7/economie/article/comment-venise-orchestra-le-plus-grand-desastre



  • vote
    rastapopulo rastapopulo 1er décembre 2012 13:25

    Parce que si c’est un fond off-shore qui dicte les investissements, il y a aucun risque ??? Lisez Nicholas Swaxson (malgré son titre) pour plus de nuance dans ce qui est privé et publique :

    A la conférence de Bretton Woods en 1944, où Keynes menait la délégation britannique [3], Roosevelt imposa un système de taux de change fixes destiné à permettre pour l’après-guerre l’émergence d’un monde d’Etats-nations souverains coopérant à leur développement, libres de toute oppression. Dans ce monde nouveau, l’Empire britannique ne pouvait plus subsister sous sa forme séculaire. Ainsi est née, nous révèle Shaxson, l’Empire financier offshore de la City, une simple mue de l’Empire britannique.

     The British Empire reloaded

    Alors que « l’empire formel britannique s’effondrait (…) quelque chose de nouveau émergea à Londres et allait remplacer le vieil empire ». Dès juin 1955, identifie Shaxson, alors que le pouvoir de la City reposait sur la domination mondiale de la livre sterling, les banques de la City commencèrent à contourner le système de contrôle des changes de Bretton Woods, en acceptant des dépôts en dollars sans lien avec leurs transactions commerciales, tout en offrant des taux d’intérêt « nettement supérieurs » à ce qu’autorisait la loi américaine. Les banques d’affaires londoniennes « basculèrent leur activité internationale de prêt de la livre sterling vers le dollar » ; c’est le début du marché des eurodollars (dont l’un des instruments est aujourd’hui le Libor) qui permit à la City de prendre progressivement le contrôle de la monnaie américaine et d’en faire un instrument clé du nouvel Empire britannique [4]. « La Banque d’Angleterre n’essaya ni de stopper ce nouveau business, ni de le réguler. Elle exigea simplement que les transactions n’aient pas lieu au Royaume-Uni ». Ces opérations allaient donc se dérouler hors d’Angleterre, mais « à l’intérieur de l’espace souverain britannique ».

    Shaxson relate que la première expérience réelle de plate-forme offshore débuta en 1959, lorsque l’argentier de la pègre euro-américaine, Meyer Lansky, dû évacuer en urgence de Cuba ses opérations de blanchiment. « Les Bahamas, ce vieux comptoir britannique qui servit à approvisionner en armes les Etats esclavagistes de la Confédération, étaient parfait (…) Londres semble avoir donné son feu-vert et Lansky bâtit son empire ». C’est à partir de là, puis des Iles Caïmans et des Bermudes, que s’est mis en place la filière londonienne qui visait à rétablir les liens entre la City et Wall Street, en permettant aux banques américaines de se soustraire à l’autorité de la loi Glass-Steagall instaurée en 1933 pour les museler.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur

Présidentielle 2012 Politique


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité