Oubliez un peu Erwanet et les libéraux et osez dire que la phrase de Hollande vous paraît morale et justifiée. Si encore cet argent allait dans l’investissement... mais non, on est en train de créer un golem social : qu’arrivera-t-il, selon vous, le jour où l’Etat ne sera plus en mesure de prendre en charge toutes ces dépenses sociales, notamment dans les "quartiers" ? Pour le moment les socialistes peuvent encore compter - de moins en moins - sur la docilité de la classe moyenne qui tire encore quelques bénéfices - de moins en moins - du système. Mais ça ne va pas durer. Quand les taux d’emprunt vont remonter, la claque va être terrible.
Moi je ne suis pas libéral et je connais la contribution de l’Etat à l’histoire de France. D’ailleurs, Thatcher en Angleterre s’est appuyé paradoxalement sur un Etat fort et autoritaire pour appliquer sa politique, puisant de manière très peu libérale dans la "rente" pétrolière pour baisser les impôts.
Mais aujourd’hui nous avons un Etat à la fois omniprésent et faible, notamment en matière d’investissement dans la recherche, de défense, de sécurité, de patrimoine (vente des alliances françaises aux 4 coins du monde, de nos ambassades, etc.) là où il devrait être concentré et fort.
Si vous jugez sur les faits, alors ne transformez pas la situation. Ici, ce n’est pas la mendicité qui est interdite mais la charité privée. Dans un pays qui se dit "libéral", une personne devrait être libre d’en aider une autre, vous ne croyez pas ? A l’inverse, estimer que la politique sociale devrait relever exclusivement de l’Etat et de la force publique est la porte ouverte à des dérives malthusiennes. L’idée même de parquer les pauvres dans un coin de la ville et de les laisser à la charge de l’Etat n’est pas nouvelle puisque c’était le principe des funestes "workouses" de la période victorienne, où l’on enfermait mendiants, indigents, malades mentaux, mères célibataires, chômeurs, fainéants...
C’est un cercle vicieux. Si on veut que le méchant gouvernement protège davantage notre vie privée, il faudra d’abord lui demander de nous protéger de nous-même... ce qui justifie a priori le flicage de nos comportements.
C’est peut-être l’adversaire qui a raison à notre sujet.
Le titre idiot ne fait que refléter l’amalgame qu’Azoug Begag commet lui-même en confondant religion, race et démographie (cf. mon commentaire ci-dessus).