Comme il est banquier, je veux bien le croire sur parole sur le fonctionnement du système monétaire.
En revanche, quand il dit que toute production économique pourrait être du fait de robots, j’ai un gros doute : c’est vraiment l’avis d’un gars dont le métier se bornait à rester dans son bureau sur son ordinateur...
Dès qu’il faut adapter la production aux besoins, il faut une intelligence. Or le robot n’en a pas, c’est l’artisan qui en a. Le robot n’est bon qu’à faire toujours la même chose, le plus vite possible. La robotisation implique d’adapter les besoins à la production. Par exemple, pour produire des vêtements via des robots, il faut produire du prêt-à-porter, aux dimensions standardisées, qui ne collent pas exactement avec chacun d’entre nous. Il n’y a que le tailleur qui peut produire sur mesure. Et dans tous les domaines, c’est pareil. Si je veux un meuble spécifique, parfaitement adapté à l’intérieur de ma maison, je ne vais pas aller acheter du prêt-à-meubler de chez ikéa, mais il me faut le faire faire sur-mesure par un menuisier.
Bref, la robotisation totale est une vue de l’esprit. L’excès de robotisation aboutit à une certaine désadaptation entre l’offre et la demande, ce qui aboutit à augmenter la quantité de déchets.
Il reste que le système monétaire actuel, comme il crée tout argent contre intérêts, ce qui implique que les sommes remboursées sont toujours supérieures aux sommes avancées, ne fait jamais qu’en détruire.
Maurice Allais l’avait bien remarqué dans son analyse des crises cycliques qui se passent toujours en deux temps :
1° Un premier temps de création monétaire, mais contre intérêt, qui produit une bulle financière, ce qui suscite une frénésie d’investissement.
2° Un second temps de remboursement monétaire, au terme des prêts, où la bulle financière éclate et les faillites s’accumulent.
@yoananda Favoriser l’investissement ne permet pas nécessairement de créer de l’emploi : imaginez qu’une entreprise investisse dans une chaîne de production hyper-automatisée, qui permet de diviser le personnel par deux....
Par exemple, un supermarché investit dans des caisses automatiques.
Ensuite, produire plein d’infrastructure, si elles sont bien pensées au départ, a certes un certain effet sur la productivité globale, mais dans un premier temps seulement, car, dans un second temps, les besoins de maintenance explosent, ce qui coûte très cher : le capital s’use. À la fin, plutôt que de rénover un capital vieillot, une vieille chaine de production de Renault par exemple, il est plus simple de construire une nouvelle chaîne de production ailleurs, en Roumanie par exemple.
Tout cela est extraordinairement complexe, mais hélas, tous nos économistes prennent le sujet selon leurs idées préconçues (libéralisme, marxisme,...). Quand les théories sont en échec, il faut partir du réel.
@matthius Qu’est-ce qu’une remarque libérale ? Réponse dénuée de sens...
Que n’ayez vous encore envisagé que les théories physiques aient connu la même décrépitude que les théories économiques avec la modernité ? Je préfère m’interroger sur les fondements que répéter en boucle le même prêchi-prêcha. Ça fait un siècle que les scientifiques ne pensent plus.
Ce qui est simple est faux, ce qui est compliqué est inutilisable (Paul Valéry).