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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 10 janvier 2016 22:18

    @Heptistika
    Mais votre déduction se fonde aussi sur un « peut-être », celui d’une infection hypothétique dans un passé très lointain, ceci pour en déduire ce que vous aviez déjà supputé à priori (l’évolution), un « peut-être » situé dans le passé révolu, donc indéterminable par l’expérimentation.

    En revanche, mon « peut-être » est actuel : Mais d’abord, je prends d’abord acte du fait qu’une même séquence ADN situé dans des environnements génétiques similaires, donne lieu à une migration d’information génétique vers l’environnement naturel, sous forme d’ARN contenu dans un rétro-virus. Cette coïncidence permet de penser qu’il existe des lois de « migration de l’information génétique », qui restent à établir clairement, ce qui permet d’envisager tout un programme de recherche, avec ses nombreuses expériences pour déterminer ces lois. Ces lois, une fois déterminées, pourraient donner des applications pratiques.

    La science s’expérimente au présent, donc vos supputations sur un passé révolu n’ont aucun intérêt : il n’y a pas moyen de déterminer sans contestation une cause du passé, qui est à jamais révolu. En revanche, une cause actuelle peut être déterminée sans contestation, grâce à l’expérimentation. 

    Ainsi, d’un même fait, vous tirez des considérations mythologiques (une hypothétique infection), reliquat d’un passé révolu et inconnu, sans possibilité de tester votre hypothèse par l’expérimentation, ce qui laisse la réflexion dans l’hypothétique, tandis que j’en tire des considérations actuelles (la nécessité de migration d’information génétique selon la configuration génétique), qui sont possibles à tester par l’expérimentation, qui permettent d’envisager des applications pratiques, ce qui est donc susceptible d’accroître les connaissance.

    La science se fait au présent ; le passé, c’est le royaume du mythe.



  • vote
    ffi 10 janvier 2016 09:56

    @Heptistika
    La classification de Linée précède la théorie de Darwin.

    Pour cette vidéo, qui cherchent surtout à éblouir en égrainant longuement des considérations probabilistes. : il y a un certains nombres de prémisses qui viennent entacher ces beaux arguments.

    1° Il y a celui qu’a rappelé mouche du coche : en matière de chimie, ce serait bien étonnant que les molécules s’agencent au hasard. On peut même dire que si le hasard était permis dans l’agencement des molécules biologiques, en premier lieu dans l’ADN, alors la vie serait impossible. Une séquence ADN ne peut se placer que dans un lieu chimiquement compatible.

    2° Il y a aussi la supposition que ces séquences ADN viendraient d’une infection virale ancienne. Mais qu’en sait-on ? Y était-on ? Peut-être certaines séquences ADN des organismes ont-elle cette faculté de s’échapper dans l’atmosphère, sous forme de rétrovirus, à la mort de l’organisme par exemple. De fait, il faut bien expliquer d’où viennent les virus, qui ne sont pas des êtres vivants autonomes. On pourrait ainsi les voir comme des sortes d’émanations génétiques, ou de pollution génétique si vous voulez, issus d’organismes vivants préexistants. Et si cette émanation n’est possible que pour quelques séquences d’ADN spécifiques, car elles auraient quelques propriétés particulières pour le permettre, alors il n’y aurait rien d’étonnant à ce que ces séquences identiques donnent lieu au même phénomène : la possibilité de migrer hors du corps, sous forme de rétrovirus. Du coup, ces séquences ADN rejoignent l’ensemble du patrimoine génétique commun entre le Chimpanzé et l’humain, présent initialement chez ces deux êtres.



  • 3 votes
    ffi 9 janvier 2016 20:06

    @CauseToujours
    Tu pourrais en parler à Todd, lui qui évoque dans ses ouvrages que la manière d’être en famille est d’une grande variété selon les civilisations, la famille française étant, selon lui, une des plus égalitaires qui soit depuis des siècles.

    Cela dit, il ne peut pas y avoir égalité entre le parent et l’enfant, le premier torchant le cul du second. Un adulte a beaucoup plus d’expérience qu’un enfant. Ce serait idiot de mettre les deux sur le même plan.

    De fait, les parents sont légalement responsables des agissements de leurs enfants.



  • vote
    ffi 9 janvier 2016 11:49

    Il faut donc distinguer entre l’hypothèse de l’évolution, qui est une proposition simple, et la théorie de l’évolution qui est un ensemble de propositions.

    L’hypothèse de l’évolution est, grosso-modo, que les spécificités des lignées biologiques peuvent varier au gré des générations, par le moyen d’une sélection naturelle.

    NOTE : Encore faudrait-il définir à ce stade ce que l’on entend par spécificité - Du point de vue créationniste, une spécificité est l’idée qu’a eu Dieu en créant l’être en question, ce qui se traduit notamment : 1° par un principe de fonctionnement organique, propre à son espèce (cause efficiente) ; 2 ° par un rôle précis assigné à son espèce dans l’écosystème (cause finale).

    Maintenant, pour aller de l’hypothèse de l’évolution à la théorie de l’évolution, il y a encore de nombreuses hypothèses à ajouter :

    1° Pour la reconstitution des lignées : puisque les espèces varient au gré des générations, cela implique que les principes organiques varient, donc aussi les morphologies. Reconstruire l’histoire de ces variations implique des choix : peut-être qu’une génération de souris a accouché d’une vache, puis que cette vache a accouché d’une mouche, puis que cette mouche a accouché d’un éléphant, et enfin, que cet éléphant a accouché d’un homme ? Ce serait incroyable, certes, mais possible, puisque les principes de fonctionnement organiques ne sont pas supposés stables. Le plus sage est donc de supposer que ces variations sont graduelles, par petits pas : c’est une nouvelle hypothèse ! Et c’est l’hypothèse qu’ajouta Darwin (hypothèse réfutée depuis).

    2° Pour la datation des formes fossiles : il faut importer des hypothèses issues de la physique, à savoir que la décroissance radioactive des éléments chimiques se fait selon un taux constant dans le temps, quel que soit son environnement physique (sous la terre, en surface, bombardement de rayons cosmiques ou pas, raviné par l’eau ou pas, sans tenir compte de la diffusion des éléments qu’ils contiennent), quelle que soit l’époque (ce taux était le même il y a 1000 ans).

    ...etc

    La théorie de l’évolution implique donc de nombreuses hypothèses. Parmi ces hypothèses, certaines peuvent varier selon les écoles, toutes, sauf une : la prémisse majeure, l’hypothèse de l’évolution.



  • 1 vote
    ffi 9 janvier 2016 11:01

    Au début, le monsieur s’embrouille sur la distinction entre hypothèse et théorie :

    Une hypothèse, c’est une seule proposition.
    Une théorie, c’est plusieurs propositions cohérentes.
     
    Pour déduire quelque chose, il faut au moins deux hypothèses, deux propositions simples, les prémisses. Par exemple, pour le syllogisme suivant :

    L’homme est mortel
    Or Socrate est un homme.
    Donc Socrate est mortel.
     
    J’ai ici deux hypothèses, la prémisse majeure (l’homme est mortel) et la prémisse mineure (Socrate est un homme). C’est par la mise en rapport de ces deux hypothèses que je peux en déduire que Socrate est mortel.

    Ainsi, la « théorie de la mortalité de Socrate » repose sur deux hypothèses, celle de « la mortalité de l’homme » et celle de « l’humanité de Socrate ». Si l’une de ces deux hypothèses est fausse, si l’homme n’était pas mortel tout compte fait, ou bien si Socrate n’était pas un homme, alors la déduction serait fausse, et la théorie ne serait donc pas valide.
     
    Le degré de certitude n’a rien à voir dans la distinction entre hypothèse et théorie. Nous sommes ici dans la pure logique. Une théorie est fondée sur un ensemble d’hypothèses. Une théorie est une synthèse [du grec  ????????, poser ensemble] d’hypothèses [du grec : hupóthesis (« posé en dessous »)] à contempler [ ??????, contemplation] par l’intellect.

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