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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 9 janvier 2016 02:39

    @Heptistika
    Le problème de la théorie de l’évolution, ce n’est pas qu’elle est incompatible avec Dieu, mais qu’elle est incompatible avec les observations factuelles : de visu, il n’a jamais été constaté ni évolution d’une espèce - et encore moins naissance d’une nouvelle, tout au plus quelques variations de caractères secondaires, ni génération spontanée -la vie ne naît que de la vie. Alors, certes on peut bien faire des constructions hypothétiques à partir des fossiles, mais cela reste une construction hypothétique.

    Le créationnisme est lui aussi hypothétique, mais au moins il ne contredit pas les observations factuelles de la biologie (celles que j’ai citées ci-dessus), et, surtout, historiquement, il a servi d’arrière-plan philosophiques, pour justifier les notion de loi physique et morale, vues comme le gouvernement de Dieu sur la nature et les hommes.

    Je trouve que bazarder tant les constats expérimentaux que les fondements philosophiques et des sciences naturelles et des sciences humaines, ça fait un peu beaucoup pour une hypothèse, surtout quand celle-ci n’apporte aucune application pratique d’un strict point de vue matériel.



  • 5 votes
    ffi 8 janvier 2016 20:48

    Ils auront beau dépenser tout l’argent possible et imaginable, détourné par les plus sophistiqués montages financiers, pour financer leur philosophie, vu les résultats piteux à sa mise en pratique, ça ne servira à rien. On reconnaît l’arbre à ses fruits.



  • vote
    ffi 8 janvier 2016 20:39

    @Heptistika
    La raison consiste à rapporter des affirmations à des prémisses pour en tirer des conclusions.

    Mais quand les gens ont des prémisses différents, leurs raisonnements ne peuvent pas converger jamais, d’où discussions sans fin, et c’est ça qui énerve...

    On pourrait dire que c’est irrationnel de toujours vouloir avoir raison... Mais non, c’est rationnel par rapport à un égo hypertrophié... Le cœur est premier, la raison seconde, ainsi en est-il chez l’homme.

    Pour en revenir au sujet : les prémisses évolutionnistes et créationnistes sont incompatibles. La prémisse évolutionniste viole des principes bien établis, la stabilité des espèces et l’absence de génération spontanée, lesquels ont été maintes fois prouvé par l’expérimentation.



  • vote
    ffi 7 janvier 2016 10:52

    @Qaspard Delanuit
    Certes, mais vous voyez bien que cette « meilleure source de définition possible », propose deux définitions contradictoires :

    Certitude plus ou moins grande par laquelle l’esprit admet la vérité ou la réalité de quelque chose.

    Adhésion de l’esprit qui, sans être entièrement rationnelle, exclut le doute et comporte une part de conviction personnelle, de persuasion intime (cf. adhésion ex. 21)

    En effet, pour une adhésion qui exclut le doute, il n’est nul question d’un degré d’incertitude, puisque la certitude est totale. C’est une contradiction. Comment expliquer ces deux définitions contradictoires ?

    C’est que cette « meilleure source de définition » se reporte à l’usage littéraire. Or, l’on sait bien qu’il y a divers courants littéraires, selon leur idéologie sous-jacente, et qu’à ceux-ci correspondent à divers usages des mots. Parmi ces courants, il y a le courant littéraire athée, qui considère la croyance, par postulat, donc sans même avoir à en douter, comme une adhésion sans le moindre esprit critique. Voyons donc les auteurs cités à la seconde définition. D’abord, Albert Béguin, au sujet duquel le site de la revue Esprit, dont il fut le président, écrit : “ Alors qu’il prend la relève délicate du fondateur et dirige la revue durant une période difficile, celle pendant laquelle le « philocommunisme » et l’esprit des compagnons de route pèsent fortement ”... L’autre auteur donné en référence n’est pas évoqué, mais l’on voit clairement sa préoccupation de contrer le catholicisme quand il affirme : “ Il ne faut pas (...) assimiler la croyance en un Dieu suprême au monothéisme”.

    Par conséquent, si vous souhaitez savoir comment des croyants définissent le fait de leur croyance, ce serait une erreur de vous reportez à la définition qu’en donne les incroyants, puisque ceux-ci, qui sont étrangers à toute forme de croyance, comme ils disent, ne sauraient en donner une bonne définition... Comment pourriez-vous définir un chat si vous n’en aviez jamais vu ? La nuit, dit-on, tous les chats sont gris. Les athées, qui ne croient pas, ne peuvent définir correctement ce qu’est la croyance.

    Mais, pour aller plus loin, cette différence d’acception est nichée aux cœurs des deux modèles :

    - Le croyant, totalement persuadé de l’existence de Dieu, doit continuer à se référer à l’axiome divin. Or, cet axiome est à jamais mystérieux et pour toujours incomplètement défini, donc éternellement source de doutes et d’interrogations. C’est donc impossible pour croyant, s’il est de bonne foi, d’ignorer le devoir de s’interroger : c’est son devoir d’interroger Dieu par la prière.

    - En revanche, chez l’athée, les axiomes doivent toujours être parfaitement définis, puisqu’il y manque l’axiome divin, cet axiome de l’irréductible incertitude dans les choses. C’est pourquoi un athée peut totalement ignorer le doute, et donc se tromper totalement si ses axiomes sont faux. De fait, les divers idéologies athées ont bien montré leur capacité à faire sombrer les peuples dans le fanatisme, le gauchiste en étant la caricature moderne, incapable de douter par lui-même de la véracité de ses postulats...

    De ces deux modèles distincts - le premier comportant un axiome incomplètement défini (Dieu), l’autre ne comportant que des axiomes précisément définis, c’est finalement logique de parvenir à deux définitions différentes de la croyance, correspondant à ces deux courants de pensée qui traversent la France : la définition du courant catholique, chez lequel la croyance comporte un degré d’incertitude, personnalisé par Dieu ; la définition du courant athéiste, chez lequel la croyance ne comporte aucun degré d’incertitude. De fait, trouver le savoir définitif ici-bas est tenu pour impossible en catholicisme, tandis qu’il est tenu pour possible en athéisme. Autrement dit, le catholique pense croire, et quand il se trompe, c’est un peu, puisque le degré d’incertitude consenti l’a mené à être prudent, tandis que l’athée pense savoir, et quand il se trompe, c’est totalement, puisque aucun degré d’incertitude n’est venu modérer son point de vue.



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    ffi 5 janvier 2016 13:57

    @Qaspard Delanuit
    J’ai l’impression que vous avez des difficultés à comprendre le sens de cette phrase :

    Croire, c’est un état intellectuel, globalement affirmatif, où l’affirmation est dominante, mais néanmoins mâtinée de doute.

    Si je doute, je ne crois pas : c’est un état intellectuel purement interrogatif. Si je sais, je ne crois pas : c’est un état intellectuel purement affirmatif. Est-ce ma propre conception, ou bien le magistère de l’église l’entend-il ainsi ? Reportons-y nous :

    -------------------------------------------------------------------------------------

    PREMIERE PARTIE LA PROFESSION DE LA FOI

    • PREMIERE SECTION "JE CROIS" – "NOUS CROYONS"
      • CHAPITRE PREMIER L’HOMME EST "CAPABLE" DE DIEU
        • IV. Comment parler de Dieu ?

    40 Puisque notre connaissance de Dieu est limitée, notre langage sur Dieu l’est également.

    [...]

    --------------------------------------------------------------------------------------------

    Le fait de croire, qui est défini ici par le magistère comme « avoir une connaissance limitée », se montre clairement différent du fait de savoir, qui est défini comme « Appréhender par l’esprit, avoir la connaissance complète de, pouvoir affirmer l’existence de.  ». Or une connaissance limitée laisse la place à des questionnements, tandis qu’une connaissance complète n’y laisse aucune place. Donc croire, pour l’église catholique, c’est une affirmation incluant questionnement, un savoir incluant le doute.

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