ffi - Agoravox TV

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

ffi

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 16/05/2015
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 4440 21
1 mois 0 8 0
5 jours 0 0 0


Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires




  • vote
    ffi 12 février 2016 00:42

    @Heptistika
    En outre, être voir jeté dans un fleuve torrentiel sans même une bouée peut difficilement être perçu tel que de la liberté...

    C’est là que vous vous trompez : le libre-arbitre n’est pas synonyme de liberté. Considérez cette définition (voir ici, onglet 2) :
    Libre arbitre ou, vx, franc arbitre. Pouvoir de choisir ou de ne pas choisir un acte, de choisir entre le bien et le mal ;

    -> Même jeté dans un fleuve torrentiel, on garde ce pouvoir de choisir de nager avec ou contre le courant. C’est donc bien une illustration du libre-arbitre.

    Dieu se rit de ceux qui déplorent les conséquences des causes qu’ils chérissent...




  • 1 vote
    ffi 11 février 2016 22:36

    @Heptistika
    Non point : Ce n’est pas parce que tu sais tout et que tu peux tout que tu fais tout.

    Ceux que tu aimes, tu leur laisse vivre leur propre expérience.

    Un enfant dont les parents feraient tout à sa place aurait dû mal à grandir... Imagine le prof qui produit les exercices, puis qui y répond à la place des élèves. Sa classe aurait certes une moyenne parfaite, mais le niveau des enfants serait exécrable.

    Éduquer, c’est faire faire. Dieu nous fait faire car il nous éduque.



  • vote
    ffi 11 février 2016 22:29

    @Rounga
    L’exemple de la pierre chez Spinoza manque quelque chose d’essentiel : le déterminisme, au sens scientifique du terme, implique un agent extérieur comme cause de l’effet.

    Pour la pierre, la cause de l’effet est la pesanteur, et son effet est immédiat. Le mouvement de la pierre est donc entièrement déterminée par les conditions extérieures.

    En revanche, pour un homme, la cause qu’il poursuit, autrement dit, sa volonté, dépend de son intériorité, ce qui nous met donc hors du déterminisme scientifique... Que l’état de son intériorité soit entièrement déterminé ou non, peu importe, on peut le supputer et le croire, mais, en vérité, on l’ignore : l’âme est un peu comme une boite noire. De plus, il est certain que ces éventuelles déterminations ne sont pas immédiates - cela dépend de l’état d’âme, contrairement à ce qu’il en est pour le déterminisme physique.

    C’est pourquoi, en ce qui concerne l’homme ou l’animal, on peut dire qu’il se détermine, puisque c’est de lui-même qu’il tire sa volonté, tandis que de la pierre, on peut dire qu’elle est déterminée, puisque c’est de la pesanteur qu’elle tire sa volonté, mais pas d’elle-même.

    Par conséquent, pour une science qui concerne la matière inerte, il n’est besoin que de la notion de causalité efficiente, mais pour penser une science de l’homme il faut encore ajouter à cette causalité efficiente la notion de cause finale, puisque l’homme, par son âme, se détermine.

    C’est la grande erreur moderne d’avoir voulu reconfigurer les sciences humaines (morales et politiques) selon les canons de la science physique.

    Enfin, il vous manque la notion d’État pour compléter celle de Nature.



  • vote
    ffi 10 février 2016 23:25

    Par ailleurs, il ne me semble pas évident du tout que la gauche penche du coté du libre-arbitre. Au contraire.
    Du coté marxiste, l’histoire est déterminée matériellement.
    Du coté gauchiste, la délinquance est expliquée systématiquement par le recours à des déterminismes sociaux.
    Du coté libéral, l’homme est déterminé par son égoïsme.
     
    Toute la science actuelle a évacué la question du libre-arbitre, en plaquant le modèle des sciences physiques sur l’ensemble des phénomènes. C’est le scientisme. Le socialisme est scientiste.

    On le voit bien en faisant un peu d’histoire des sciences : la notion de cause finale a été évacuée, il n’y reste plus que la cause efficiente. Pour un objet inerte, je ne suis pas contre.

    Mais pour un être vivant ? La cause finale peut être vue, pour l’homme, comme la cause qu’il se détermine, autrement dit, sa volonté propre. Du coup, nos scientistes politiques ignorent superbement les volontés. De fait, pour nos politiques, les hommes n’ont plus leur volonté propre, qu’il faudrait servir dans les limites du Bien Commun, il n’existe plus que ou bien la volonté générale du peuple, ou bien la volonté de certaines parties du peuple (classe, genre, inclination sexuelle...etc).
     
    C’est normal : le socialisme récuse la propriété. Or ce qui nous est propre, c’est notre volonté, chose que l’on se détermine par soi-même. C’est pourquoi, par cette dénégation de la propriété de nos volontés, le socialisme peut parler de « volonté générale », ce qui n’a aucun sens, une volonté étant toujours un attribut personnel.
     
    Bref : on se détermine une volonté, pas à partir de rien, mais à partir de ce qu’on fut déterminé à connaître, et c’est ça le libre-arbitre, et c’est cette détermination interne à notre esprit que Dieu jugera.



  • vote
    ffi 10 février 2016 22:55

    Je me demande quand même s’il ne conviendrait pas de mieux distinguer prédestination et détermination, car être déterminé par certaine contraintes (matérielles) n’est pas nécessairement être prédestiné par Dieu.
     
    Au sens large, je dirais que l’homme est à priori prédestiné au paradis. Mais cela dépend de ce comment il se comporte ici-bas, comme il sera jugé par Dieu.

    Les critères divins restent mystérieux. Cependant, si l’on en croit les évangiles, il reste plus facile d’accéder au paradis pour celui qui a le plus de déterminations matérielles contre lui (le pauvre, le malade, le faible) que pour celui qui a le plus de facilités pour lui (le riche, le vaillant, le fort). Être richement doté implique une plus grande responsabilité devant Dieu.
     
    Je serais plutôt enclin à dire que l’homme, d’une part, par son corps, est déterminé matériellement, tandis que, d’autre part, par son esprit, se détermine.
     
    Il faut continuer à regarder les choses ainsi, parce que c’est le support logique des sciences humaines. Une matière inerte n’a pas de finalité propre, elle n’est déterminée que par des agents extérieurs (c’est le principe d’inertie). En revanche, tout être vivant a ses finalités propres, qu’il se détermine, ce qui l’anime de manière imprévisible à priori. Le signe de ceci chez l’homme, c’est sa volonté.
     
    Que l’homme ne soit pas absolument libre, peut-être, mais ce qui est sûr, c’est qu’il est bien plus libre qu’une pierre. On peut donc imaginer certains degrés de liberté selon les créatures, les pierres étant les créatures les moins libres, les plantes l’étant un peu plus, les animaux encore plus, et l’homme le plus d’entre tous. Mais il l’est forcément moins que Dieu lui-même.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur

Psychologie


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité