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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 4 janvier 2016 13:51

    @lupus
    1° Pour se conformer aux règles de déduction d’une théorie, encore faut-il croire en ses axiomes... Croire est ainsi, y compris en science, premier.

    2° Pour être capable de se conformer à des règles logiques, encore faut-il avoir toute sa raison, ce qui est impossible ni quand on est tout apeuré par un Mal qu’on perçoit, qu’il soit réel ou imaginaire, ni quand on est tout surexcité par un Bien qu’on perçoit, qu’il soient réel ou imaginaire. Or, Croire, c’est adopter dans l’imaginaire. Donc il suffit de Croire en un Bien plus grand que le Mal perçu, en cas de peur excessive, ou en Mal plus grand que le Bien perçu, en cas de surexcitation, pour rétablir l’équilibre, et ainsi retrouver la raison. Ici encore, la croyance est démontrée première.

    3° Les brebis ont besoin du bon berger, pas de celui-là qui les manipule, mais de celui qui cherche leur équilibre. Les brebis sont menés par leurs travers affectifs, soit l’excès d’effroi, soit l’excès d’excitation. Or tout le 20ème siècle, où la raison fut pourtant prônée comme la valeur suprême, montre combien les brebis de ce siècle furent menées à sombrer par leurs travers : excès d’excitation patriotique en 14, excès d’angoisse phobique en 40. C’est que les bergers ne sont pas bons. Voyez aujourd’hui comme certains jouent, par la pub, à leur extorquer le maximum d’argent. Le dernier avatar de cette tactique est la peur du « changement climatique ».



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    ffi 3 janvier 2016 13:42

    @Lisa Sion
    Rien ne montre que l’État n’ait pour lui une plus grande faculté de considérer les choses à long terme. La perspective des échéances électorales pourrait pousser les hommes d’État à agir à court terme.

    Pour penser à long terme, un homme doit s’inscrire dans une dynastie, au sens où il sait qu’il a reçu de ses pères et qu’il va transmettre à ses fils. Or l’élection brise cette manière de compréhension : Hollande se pense-t-il comme le fils de Sarkozy ? Hollande se pense-t-il le père du prochain président ? Hollande se veut comme son propre père et comme son propre fils...



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    ffi 3 janvier 2016 13:09

    @Qaspard Delanuit
    Cette capacité n’est pas toujours utilisable, particulièrement en France, où parfois la simple évocation des différences d’aspiration entre sa propre partie de l’humanité et d’autres que la sienne peut mener directement devant les tribunaux...

    De plus, lorsque cette capacité de communiquer et de discuter n’est pas voulue par deux parties inflexibles, c’est la guerre entre celles-ci, ce qui est arrivé aussi de nombreuses fois dans l’histoire, n’est-ce pas ?

    La capacité de discuter, c’est chose potentielle. Mais il faut encore qu’il existe une volonté pour donner à ce potentiel une réalité.



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    ffi 3 janvier 2016 09:54

    @Qaspard Delanuit
    Ok, j’avais bien compris : Par transpositions successives de la réflexion, parfois on finit par dire des choses qui n’ont plus de sens, surtout quand s’y nichent diverses synecdoques et autres ellipses...

    Pour en revenir à ma remarque précédente : l’humanité est caractérisée par une conscience, de même que l’humanité est caractérisée par une capacité de reproduction. Mais, l’humanité étant une classe, une catégorie d’êtres, elle est une abstraction, une idée. Or, dans une abstraction, les caractéristiques ne sont pas encore fonctionnelles. Pour qu’elles le soient, il faut d’abord faire de l’être abstrait un être concret. En philosophie classique scolastique, on dirait qu’il faut d’abord donner l’existence à l’essence. En philosophie classique aristotélicienne, on dirait que l’essence s’actualise par accident. En informatique, on dirait qu’il faut « instancier » l’objet à partir de la classe.

    « L’humanité se caractérise par » n’est pas synonyme de « l’humanité a ». « Avoir », c’est ce que l’on possède en propre à soi. Or l’humanité ne possède rien qui soit propre à « Soi », puisque l’humanité n’est pas un « Soi », elle est un point commun entre une multitude de « Soi », un modèle générique sans existence concrète.

    Bref, à l’étape de l’abstraction, on ne peut pas donner un contenu précis, et encore moins une étendue, aux facultés qui caractérise l’humanité comme cette faculté d’avoir conscience. Sinon, on se retrouverait face à une contradiction : Dans la conscience d’un homme, il y a la conscience de soi, et la conscience des autres. Si on voulait transposer ces facultés existentielles au plan abstrait de l’humanité, on ne pourrait transposer si simplement la conscience des autres, puisque les autres sont eux-aussi humains... La conscience des autres serait transposée comme une conscience de l’humanité, donc une conscience de soi... Mais ce serait alors oublier la conscience de l’altérité, qui est une caractéristique fondamentale de l’humanité, puisqu’elle implique la composante politique de l’existence humaine, ce qui reviendrait à mal concevoir l’humanité, puisqu’elle se caractérise par une conscience de l’altérité, comme celles des nations, des voisins, des parent, des collègues,...etc



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    ffi 3 janvier 2016 08:32

    @matthius
    Et bien, s’il était scientifique, il connaîtrait ce paradoxe qui fait qu’il est impossible de penser l’humanité comme un ensemble : L’humanité est l’essence de l’homme, et l’essence ne peut être pensée comme un ensemble, mais doit l’être comme une catégorie.

    La catégorie humaine contient non seulement l’ensemble des hommes, mais encore les relations qui lient les hommes entre eux. Parmi ces relations relient les hommes, il y a l’adhésion à une cause commune. Or il y a une grande variété de causes communes, chacune étant propres et singulières aux diverses parties de l’humanité, chacune de ces causes étant potentiellement contradictoires avec les causes que poursuivent d’autres parties de l’humanité.

    Si une partie de l’humanité dit : « voici la cause commune que je poursuis, et voici cette cause que je veux servir », elle ne doit pas croire que cette cause est universelle. Il y a certainement d’autres parties de l’humanité qui aspirent à d’autres causes qui soient contradictoires d’avec la sienne.

    Le programme « Pour servir à la cause de l’humanité » est ainsi déjà un programme qui repose sur un « oubli », une forme d’aveuglement, qui nie une des spécificités des diverses sociétés humaines, celle qui fait que chaque société aspire à sa propre cause.

    Quand les principes que l’on se tient pour vrais sont faux, toutes les déductions que l’on en tire sont erronées.

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