@Mao-Tsé-Toung L’hypnose démontre, en pratique, la capacité d’influence des suggestions sur les états affectifs, sans qu’il ne soit besoin d’avoir une théorie pour l’expliquer. Le « magnétisme » propose une explication théorique, mais ne peut apporter d’autre preuve que cette capacité d’influence des suggestions sur les états affectifs, telle que montrée par l’hypnose.
Le « magnétisme » est donc un à priori théorique proposé pour justifier une pratique empirique,et, de ce point de vue, il est à l’image de ce qu’est la psychanalyse. Or je pense qu’il faut d’abord étudier précisément les faits avant de proposer une théorie pour les expliquer. Faire à l’inverse, c’est se donner des œillères.
L’étude de l’hypnose implique d’ouvrir les deux yeux pour voir ce qu’il se passe en pratique, en tant qu’énigme à découvrir. L’étude du « magnétisme » implique de fermer un œil pour voir selon ce qu’on veut voir, qui a déjà été posé à priori.
@pegase Les médications des psychiatres cherchent à réguler ces processus excitateurs/inhibiteurs. Hélas, l’apport extérieur de drogue fait perdre au patient l’habileté de la produire par lui-même, bien qu’il en ait potentiellement la faculté, d’où sa dépendance à la drogue prescrite, et indirectement, à son prescripteur, celui qui a pris ce pouvoir de réguler intérieurement le patient.
Or, ce n’est pas ce qu’il convient : il convient que chacun puisse réguler ses humeurs de lui-même. Les psychiatres sont comme des écrivains publics pour illettrés. Plutôt que faire un service public d’écrivains publics, mieux vaut que chacun apprenne à écrire. Donner un poisson pour nourrir un jour, apprendre à pécher pour nourrir toujours, dit-on.
Idem pour la luminothérapie, il implique de posséder un objet externe au patient, qui doit être acheté. Ce n’est donc pas ce qu’il convient non plus, au mieux un pis-allé. Puisqu’il existe des gens dont l’humeur est bien réglée, c’est que nous avons en nous-même tous ce qu’il faut, naturellement, pour régler notre humeur.
Je t’ai expliqué un moyen, ci-dessus, qui consiste à imaginer varier les qualités sensibles de l’objet idéel sur lequel l’attention s’est fixée à l’évocation d’un mal qui nous travaille.
Je t’ai appris une manière de pécher, et maintenant, tu fais la fine bouche... Comme quoi, faut pas donner ses perles aux cochons... Donc, maintenant, lit bien ceci : tout ce que j’ai écrit, ce n’était qu’une blague.
@Qaspard Delanuit 1° Bien-sûr que l’autorité des rois peut être contestée. C’est du fait que le Roi est un être de chair et d’os, et qu’il donne, de manière visible, un contenu à la Nation, avec lequel on peut s’accorder ou non. Donc l’existence d’un Roi implique la capacité de contester.
Mais la Nation est une abstraction, à définir. Comment contester une abstraction d’autorité ?
2° Une généralisation abusive est un sophisme, qu’elle porte le doux terme de synecdoque n’y change rien. Mais j’éprouve les pires difficultés à analyser cette phrase, qui me semble prendre des détours considérables au moyen de concepts flous (conscience politique, conscience élargie...) :
« LA NATION EST ACTUELLEMENT LA DIMENSION A LAQUELLE L’HUMANITE PEUT LE
MIEUX EXERCER SA CONSCIENCE POLITIQUE ET CE SERAIT UNE ERREUR DE
PRETENDRE LA SUPPRIMER AU PROFIT D’UNE CONSCIENCE PLUS ELARGIE
(CONTINENT OU MONDE). »
Je peux reformuler ces 219 caractères en 69, soit 150 caractères de moins :
« La nation est le cadre politique actuel. L’élargir serait une erreur. »
Je sais que parfois moi aussi j’écris des tartines, mais bon... Le génie est minimaliste. Mieux vaut ôter qu’ajouter.
« L’apôtre Jean le dit en ces
termes : Il n’y a pas de crainte dans l’amour (1Jean 4.18).
Il n’y a pas de place pour la peur dans l’amour. La peur et l’amour sont
incompatibles. Tout comme l’eau et l’huile, ils ne peuvent pas se mélanger car
l’un chasse l’autre. Jean complète ce verset en déclarant, Au contraire,
le parfait amour bannit la crainte. »
Si l’on assigne à la peur le rôle de processus inhibiteurs, et à l’amour, celui de processus excitateur, alors en effet, c’est bien dit...