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  • Premier article le 16/05/2015
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  • vote
    ffi 23 décembre 2015 10:36

    D’ailleurs, on voit que cette confusion « domaine publique » vs « domaine étatique », si j’en juge par l’article wikipédia, date peu ou prou de la même période que celle qui vit l’adoption de la loi sur la Laïcité.

    Le domaine public comprend

    ...

    -> « le domaine public artificiel de la commune et des autres collectivités territoriales, constitué par exemple par les lavoirs publics, des promenades publiques aménagées, des édifices cultuels existants avant la loi de séparation de 1905, et dont la propriété a été attribué aux Communes et à l’État par la loi du 17 avril 1906 et le décret du 4 juillet 1912. »



  • vote
    ffi 23 décembre 2015 10:24

    @maQiavel & @Bainville.

    Bon questionnement que de chercher à distinguer entre État et domaine publique...

    D’abord, qu’est-ce-que l’état, en général ? L’état est, pour une existence, une situation propre, qui, contrairement à la substance de cette existence (laquelle subsiste), est susceptible de changement, donc s’actualise. Par exemple, un objet peut être dans un certain état, plus ou moins bon, et on peut améliorer ou dégrader son état. Qu’est-ce qu’une existence en politique ? C’est tout ce qui est reconnu comme tel par le pouvoir politique, donc tout ce qui est sujet de droit.

    Le pouvoir politique mémorise l’état de ses sujets de droits, puis l’actualise dès que cet état change. D’où que l’État a une quantité de registres, registre d’État civil, registre du commerce,...etc. L’État est donc une administration, gérée par un pouvoir politique, qui maintient des registres sur l’état de ses sujets de droit, afin de les gouverner. L’État enregistre notre état.

    Le domaine public, quant-à-lui, est un objet, sujet de droit, qui n’appartient à personne en propre - son état est qu’il n’est pas appropriable par quelqu’un. Une voie de circulation, par exemple, est prévu pour l’usage commun, personne ne peut se l’approprier. C’est là qu’il peut y avoir confusion, on pourrait croire que tout le domaine publique « appartient » au pouvoir politique, qu’il peut en disposer à sa guise. Mais tel n’est pas vrai. À vrai dire, il y a ces deux définitions contradictoires dans la législation. En droit civil, la définition est celle que je viens de donner (choses ne pouvant faire objet de droit de propriété). En droit public, le domaine public est défini comme ce qui appartient à une personne morale de droit public (c’est-à-dire un sujet de droit qui est émane de l’État).

    Cette confusion se trouve donc déjà dans la législation. On pourrait désigner cette seconde notion du terme par un autre terme, par exemple « domaine étatique », pour pouvoir la distinguer de la première. On aurait alors, d’une part, le domaine public, « qui n’appartient à personne en propre », à l’usage de tous, moyennant utilisation modérée, nécessairement transitoire, et toujours sans exclusive, et, d’autre part, le domaine étatique, « qui appartient à l’administration d’État », dont l’usage regarde son propriétaire, l’État.

    Cette distinction opérée, on peut alors concevoir deux modalités d’application de la laïcité, l’une dans le domaine public, l’autre dans le domaine étatique. Il me semble que lorsque la loi dit que l’État ne reconnaît aucun culte, le domaine impliqué par la loi est le domaine étatique, où les religions n’ont pas droit de cité. Mais cela n’empêche pas que les religions, comme toute collectivité, toute association, ou toute personne, puisse faire un usage raisonnable du domaine public.



  • 2 votes
    ffi 21 décembre 2015 13:00

    @Emile
    Les enfants sont les premiers à demander aux adultes des réponses sur le monde qu’ils voient. Pourquoi ? Parce que, par leur bon sens, ils perçoivent bien que les adultes ont plus d’expérience qu’eux. Ils le font spontanément, parce que c’est l’ordre naturel.

    Quant à cette idée que l’adulte n’aurait pas à « interférer » dans la construction de l’intelligence de l’enfant... Autant prôner l’abandon des enfants... En effet, un enfant abandonné apprend de lui-même... Mais si la roue existe, pourquoi l’enfant devrait-il la réinventer pour en profiter ? Autant qu’un adulte lui montre qu’elle existe, ça lui fera gagner du temps, non ?

    Voyez-vous, un homme, dans sa propre vie, n’aurait pas le temps de découvrir toutes les découvertes opérées par l’humanité au gré des millénaires précédents : de fait un homme est seul, quand l’humanité est nombreuse, et il vivra environ un siècle, quand l’humanité existe depuis des millénaires... C’est pourquoi, c’est fort utile que les adultes instruisent les enfants, puisque cela permet de leur faire profiter des connaissances développées par l’humanité toute entière depuis qu’elle existe, ce dont ils ne pourraient pas profiter s’ils étaient laissés livrés à eux-mêmes.

    Ce genre de proposition est typiquement le genre de principe qui, une fois appliqué, se fracasserait derechef sur les dures réalités...



  • 1 vote
    ffi 20 décembre 2015 18:55

    @maQiavel
    C’est que votre propos fut tellement caricatural, qu’il n’y avait rien à y comprendre de profond. De fait, la caricature reprend les mêmes ficelles que celles que vous dénoncez, ceci pour se moquer de ce qui est considéré comme un Mal.

    Mais ayant vu l’entretien, je n’ai rien constaté que ce que vous avez dit, j’ai vu quelqu’un de plutôt mesuré et nuancé.

    Entendons-nous bien par rapport à « l’anti-France » : Le manichéisme est de son fait. Ses tenants furent élevé dans ce bain, celui de la bataille révolutionnaire « des lumières » contre « l’obscurantisme », celui des « idées nouvelles » contre « les idées anciennes », ils prêchent une démocratie « droite » contre « gauche », ils prêchent une économie « égo » contre « égo » pour les libéraux ou « classe » contre « classe » pour les marxistes.

    Il n’y a aucune analyse profonde chez les tenants de l’anti-france : les principes qui sous-tendent leurs analyses ne sont qu’une compilation des discours subversifs révolutionnaires, dont la finalité fut d’abord d’abolir le régime royal - d’où le coté manichéen de leur analyses. De fait, chaque fois qu’ils furent appliqués, ces principes ont montré leur inanité.

    « L’anti-France », c’est l’idéologie Franc-Maçonne.

    Or, la Franc-Maçonnerie professe une gnose manichéenne, dont, le Mal, transposé en politique, est « ce qui a fondé la France », d’où sa désignation par le terme « anti-France », puisque c’est le terme qui synthétise le mieux la motivation de ses actions.



  • vote
    ffi 20 décembre 2015 09:08

    @Avlula
    1° Pourquoi organiser la solidarité à l’échelle de la Nation ? Cela oblige à produire de gigantesques intermédiaires bureaucratiques, ce qui a des inconvénients. Solidarité vient de solide, or, le système actuel semble fragile. Il me semble que la solidarité n’a de sens que dans la proximité, la localité, de proche en proche.

    2° C’est aussi logique de ne permettre la venue des étrangers que lorsqu’ils ont obtenu un travail, car ils sont alors en capacité de faire face à leurs besoins vitaux ici, ce qui n’est pas le cas s’ils n’en ont pas. Aux USA, c’est comme ça que cela se passe. Au pire, ce sont des milliards de gens qui peuvent débarquer ici sans travail, ce qui mettrait le système immédiatement en faillite : On voit bien que les principes actuels ne sont pas adaptés. Il faut faire en sorte que les principes politiques soient tenables selon toutes les hypothèses, des plus favorables aux plus défavorables. Un principe politique qui prend le risque de se fracasser sur les réalités, c’est un principe faux, qu’il faut changer.

    3° En revenant au premier point : clairement, si toute solidarité se fait uniquement par une gigantesque administration bureaucratique nationale, c’est en fait l’absence de solidarité dans les faits, puisque cela rend inutile toute solidarité entre les personnes qui se côtoient. Paradoxalement, de cette solidarité nationale, qui est surtout une solidarité étatique et bureaucratique, il en découle une décomposition sociale - dans social, il y associé -, puisque, chacun se retrouvant de fait associé à l’État, chacun n’a plus aucune utilité à s’associer à son voisin. Les citoyens français n’ont pas besoin de leurs voisins, ils n’ont besoin que de leur État.

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