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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 24 septembre 2015 23:34

    @Joe Chip
    Oui, je ne sais pas pourquoi, mais depuis 2 ans, Lordon bloque sur Spinoza... Il semble avoir décidé à priori que Spinoza disait vrai. J’aurais préféré pour ma part qu’il eût un petit plus de références en arrière-plan, et qu’il les exposât sans parti-pris, histoire que l’on eût une variété de conceptions sur ce même thème, et donc matière à penser, plutôt que d’être contraint de penser selon son parti-pris.

    Lordon, c’est l’intellectuel symptomatique de gauche : il se met lui-même des œillères. Il n’est pas passé par une étape préliminaire d’éclectisme, avant d’opter pour ses références. Il s’est interdit certaines lectures à priori, et s’est attaché à cheminer sur un chemin déjà balisé. Mais comme les références « de gauche » sont des théories approximatives... Du genre Spinoza qui prétend que « la pierre veut tomber »... il doit mobiliser des sommes considérables d’intelligence, pour parvenir à des conclusions approximatives... Alors, vas-y que je te sors des mots compliqués et ronflants. C’est la voie sophistique. Le génie se remarque par sa simplicité et sa clarté. Lordon n’est pas un génie et comme Spinoza est médiocre... Le génie, c’est Leibniz. La monadologie est d’une limpidité...

    Lordon manque de caractère. Pour être bien vu, il ne parcourt que les chemins autorisés. Du coup, il retombe sur les principes de la propagandes des régimes fasciste, nazie et communistes. Mais, ça, ça a déjà été tenté début XXe, avec les succès que l’on connaît.



  • 2 votes
    ffi 23 septembre 2015 17:23

    Il nous fait l’apologie d’une propagande étatique massive...
     
    En vérité, le système pour lequel il plaide est déjà en place, sauf que ceux qui en ont les manettes, des gens de gauche en général, ont tellement failli que nombreux sont ceux qui ne prennent pas cette propagande au sérieux...
     
    Une de ses erreurs est de parler des « affects » comme une chose générale, qui serait possible de manier à distance. Mais l’affect est toujours une chose personnelle, et il se régule par la spiritualité, à coup de métaphores.
     
    Mais la gauche s’est démunie de toute spiritualité, sauf quelques niaiseries par-ci par-là, donc les partisans de gauche sont soit fanatiques, soit apathiques. C’est le fruit logique de l’idéologie socialiste, qui est matérialiste : fatalement, ses ouailles finissent démunis de toute volonté propre, ce qui les rend ou amorphes, ou manipulables. 
     
    Lordon plaide donc pour manipuler les foules des gauchistes apathiques, afin de les fanatiser pour les mettre en mouvement dans une direction qui lui sied.



  • vote
    ffi 22 septembre 2015 20:01

    @Pierre Régnier
    Si, l’humanité n’est qu’une catégorie logique.

    Si l’humanité était une communauté, tous les hommes qu’elle comprend seraient reliés par des buts communs. Or, ce n’est pas le cas : l’humanité est travaillée par de nombreuses dissensions, traversée par de nombreuses divisions, d’où les conflits qui s’y produisent.

    Pour prendre un exemple simple : Imagine deux hommes qui convoitent la même femme. Ceux-ci sont bien évidemment des membres de l’humanité. Pourtant, ils sont divisés et s’opposent car leurs buts sont inconciliables.

    Ainsi, partir du principe que l’humanité est la communauté, c’est déjà nier toutes les dissensions qui peuvent la travailler, donc s’interdire à priori de régler les conflits aux moments où ils sont encore gérables, c’est-à-dire le plus tôt possible.

    De mon point de vue, politiquement, c’est de la niaiserie.

    Les migrations n’ont de toute façon pas que des raisons économiques. Et si tel est le cas, c’est aussi par une convoitise, dont nos gouvernements devraient nous défendre, puisque ce qui est ici appartient déjà à ceux qui vivent ici.

    Le socialisme n’apporte aucune solution particulière, c’est juste une division supplémentaire de l’humanité, entre ses partisans et ses opposants.



  • vote
    ffi 21 septembre 2015 19:47

    @Pierre Régnier
    Il me semble que c’est une erreur de considérer l’humanité comme une communauté d’appartenance politique. L’universel logique et abstrait, l’essence de nous tous, l’humanité, ne désigne pas une communauté politique. Une communauté politique est liée à l’existence concrète des personnes : elle est un ensemble de gens amenés à se fréquenter, car reliés par des buts communs. 

    Il ne faut pas confondre un ensemble abstrait, dont l’appartenance repose sur l’essence commune, l’humanité, avec un ensemble concret, dont l’appartenance repose sur l’existence commune : communauté familiale, de voisinage, amicales, confessionnelle, professionnelle,...etc. L’art politique reste un art concret.

    On ne peut rien construire politiquement à partir de l’universel seul, car c’est d’abord un concept logique. Si la politique était seulement question de logique, ça se saurait. C’est une grande erreur de la révolution, un grand sophisme.

    Une entité politique doit chercher à concilier entre elles les diverses communautés sur lesquelles il exerce son pouvoir et aussi à faire en sorte que les personnes soient respectées au sein des communautés qu’ils fréquentes. Au-delà, entre entités politiques, les choses ne peuvent se régler que par la diplomatie, en lien avec les communautés qui les composent. En Europe, la diplomatie a été éradiquée, les désaccords ne peuvent donc y aller que croissant.

    D’autre part, la Nation n’est pas une communauté au sens propre. La Nation, ce n’est rien d’autre que l’ensemble des sujets du souverain, l’ensemble de ceux qui admettent sa loi, et dont le souverain a la charge.



  • vote
    ffi 20 septembre 2015 21:50

    @Pierre Régnier
    Groupe d’appartenance (définition) : Groupe primaire (groupe où chaque membre connaît tous les autres et où les relations sont directes) auquel appartient (dont fait partie actuellement) un individu.

    L’appartenance dont il est question ici est une appartenance existentielle, factuelle et concrète, faite de convivialité effective ; Ce n’est pas une appartenance logique et abstraite comme celle de l’individu qui appartient à l’humanité.

    Cette convivialité effective peut certes s’affranchir, dans une certaine mesure, de la localité, grâce aux moyens de communication, mais bon...

    Que serait une société où les gens amenés à se côtoyer s’ignoreraient, mais connaîtraient uniquement ceux qu’ils ne sont jamais amenés à côtoyer  ?

    Ce n’est même pas possible... Mais c’est vrai que ça rappelle furieusement notre société actuelle... Celle-ci qui se décompose sous nos yeux.

    Le groupe d’appartenance lié aux lieux de vie est le groupe social et politique.

    Le groupe d’appartenance lié aux liens du sang est le groupe familial et ethnique.

    Il faudra bien pouvoir accorder ces deux genres d’appartenance, sinon, ce sera le chaos social, politique, familiale et ethnique.

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