@ekran Cela dit, ekran, tous les monothéismes ne sont pas des messianismes politiques, avec cette perspective de créer le paradis sur Terre.
Par exemple, Saint-Augustin en particulier, et le catholicisme en général, distinguent entre la cité terrestre, qui est nécessairement imparfaite, et la cité céleste qui est la seule cité parfaite. Comme on dit chez nous, l’enfer est pavé de bonnes intentions...
Ce messianisme politique est plutôt propre au judaïsme et à l’islamisme, c’est du moins ce qu’il me semble, sur ce que je connais de ces deux religions.
@vesjem Ca se comprend bien en considérant qu’affirmer Dieu, revient à affirmer que l’on ne peut pas tout comprendre du fait de nos limites, ce qui est rigoureusement exact, tandis que l’affirmation inverse serait fausse.
Affirmer Dieu = Affirmer qu’il y a des raisons que je ne sais pas (les voies de Dieu sont impénétrables). Je connais Dieu = Je ne sais pas tout.
Le moteur de l’action, ce qui déclenche la mise en mouvement, c’est l’amour.
Le mépris, c’est le contraire, c’est l’inhibition de la mise en mouvement.
La méprisophie de Nietzsche, qui déborde de mépris, est inhibitrice, c’est pourquoi Nietzsche a fini prostré dans l’apathie la plus totale, ayant achevé de détruire en lui-même ce moteur vital qui génère l’acte volontaire, l’amour.
@maQiavel Par définition, quand tu aimes, tu as envie de prendre (C’est le genre de définition que l’on trouvera dans le Menon de Platon, par exemple). Si tu aimes beaucoup manger des glaces, alors tu prends souvent des glaces.
Or, si tu méprends, c’est que tu ne veux pas prendre, c’est donc que tu n’aimes pas.
@Chitine Quand on voit un philosophe dont la philosophie produit sur lui l’effet exactement inverse de celui qu’il souhaiterait qu’elle ait, un philosophe qui appelle la volonté en obtenant l’apathie, un philosophe qui appelle la puissance en obtenant l’impuissance, il fait la preuve par son existence-même de ce combien sa philosophie est inepte.
En fait, Nietzsche n’est pas vraiment philosophe, mais plutôt phobosophe, car c’est la phobie qui guide sa pensée, d’où sa prostration terminale, une fois qu’il eût fait en sorte que ces phobies inhibitrices envahissent tout son intellect.
Théodule Armand Ribot a bien montré, dans son ouvrage les maladies de la volonté, dès la fin du XIXème siècle, par le rappel d’un certain nombre de faits cliniques, que la mise en mouvement volontaire, dépend, en-dessous de la faculté intellectuelle, d’un état d’affectif "positif". Or, on voit bien que Nietzsche, dans ses écrits, souffre d’un état d’affection négative, qui l’inhibe, en conséquence de quoi, ses écrits marquent l’incantation d’une volonté qu’il aimerait obtenir mais qu’il n’obtient jamais. La fin de sa vie, passée prostré dans l’apathie, le prouve.