On peut dire que Nietzsche eut une fougue parfaitement virtuelle, posée par écrit, car il a fini sa vie dans la prostration la plus totale, quasi-végétatif, est-il écrit sur wikipédia.
Son agitation interne n’avait d’égal que son inaction externe.
Sa recherche livresque de la volonté n’était rien d’autre que la complainte de l’absence d’efficience de sa volonté dans le monde réel.
Nietzsche s’est consumé de l’intérieur, frénétiquement, il a bouffé toute son énergie vitale par l’incapacité de réguler ses agitations internes. C’est pourquoi Nietzsche, finalement, n’a fait que se complaindre, il n’a fait qu’appeler de ses voeux, ce qui lui manquait et qu’il n’a jamais pu trouver. C’est l’histoire d’un homme impuissant et sans volonté, qui écrit frénétiquement sur la volonté de puissance...
@Éric Guéguen C’est plutôt un Bien d’avoir une ligne directrice pour des choses qui sont de l’ordre de l’opinion sur une révélation que personne n’est en capacité de prouver d’aucune manière, et dont toute discussion ne pourrait que se terminer en querelles sans fin, jusqu’en effet à la guerre civile.
C’est la même chose en science, lorsque ceux qui contestent les mythologies naturalistes (Big-Bang, Évolution,...etc) ou autres théories dominantes (relativité, MQ, réchauffement climatique) ou proposent des voies novatrices un peu trop révolutionnaire (mémoire de l’eau, fusion froide) sont privés de publication par leurs pairs. Ce n’est pas la mise à l’index par les pères, mais la mise à l’index par les Pairs... Une façon démocratique, entre spécialistes, en somme...Les gens sentent bien qu’il faut progresser d’une manière ordonnée dans une même direction. En général, ils l’acceptent.
Parfois, il faut prendre une direction, et insister dans cette voie, même si l’on n’est pas sûr que ce soit la bonne.
Pour votre dualité horizontalité/exotérisme et verticalité/ésotérisme (au sens étendu). Disons que ce qui est facile d’accès est aisément communicable, tandis que ce qui est difficile d’accès l’est beaucoup moins. Les congrégations de gens spécialisés tendent assez rapidement a produire du jargon, qui devient vite obscure et abscons pour le béotien. Cela finit par produire fatalement une coupure entre le peuple et ses élites, linguistique et sociale, d’où une place pour des tensions politiques, qui, si elles ne sont pas résolues, dégénèrent en scission puis sécession. Les élites devraient toujours garder le contact avec le bon sens populaire.
@Eric Guéguen : Le dogme, c’est une manière de lire le texte. Ce n’est pas une question que les âmes ne soit pas apprêtées à lire de telle autre manière, mais que la manière dont il faut comprendre est celle-ci, indiquée par le dogme. C’est une norme de compréhension de la révélation, qui s’applique à tous les membres de l’église romaine, du plus grand au plus petit, du Pape au croyant de base : on peut très bien opposer au pape de transgresser un dogme (ex : sédévacantisme).
@Gollum :
Quand Éric Guéguen emploie un terme qui peut être entendu de diverses façons (comme ésotérisme), il est normal que je lui demande de préciser la chose, par souci de comprendre ce qu’il veut dire, même si le second terme utilisé, exotérisme, n’a pas la même ambigüité.
@Gollum Les choses sont bien plus simples et nul n’est besoin de ce couper les cheveux en quatre. Vous parlez maintenant de particularités, mais vous disiez précédemment que c’était universel, et c’est alors que vous aviez raison, pour une raison très simple :
Dans un monde où toute religion fut attaqué à un moment ou un autre dans son histoire, toute religion qui subsistât sut donc nécessairement développer les arguments moraux pour se défendre et combattre, sinon, elle n’existerait plus aujourd’hui...
Et c’est très légitime de se défendre. Une bonne religion doit pouvoir permettre de développer ces arguments. Un des moyens de subversion est d’ailleurs d’empêcher une société de développer les arguments qui la mobilise à se défendre, afin de pouvoir la vaincre sans qu’elle ne combatte.