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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 26 mars 2015 18:09

    @maQiavel
    Ce n’est pas parce que quelque chose renforce votre intuition qu’elle est vraie... Ce fait montre justement que vous avez bien de la peine à mépriser votre intuition première, en dépit que vous affirmiez pourtant "ne mépriser que ce que vous aimez". Manifestement, vous aimez cette intuition, et ne la méprisez nullement, puisque vous vous enorgueillissez de la voir ainsi confortée.

    C’est d’ailleurs bien ce qui caractérise généralement les Nietzschéen, incapables de "ne mépriser que ce qu’ils aiment", car cela signifierait d’annihiler en eux toute volonté, ils finissent par se contenter de "ne mépriser que ce qu’aiment les autres". Onfray en est un bel exemple. Et vous aussi.

    Pour le reste, vous êtes fort discret sur le reste de ma démonstration, sur laquelle vous ne vous risquez pas d’opposer des arguments. Je considère donc qu’elle est correcte.



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    ffi 26 mars 2015 10:22

    Bref : Ainsi, l’école Nietzschéenne est l’école du mépris systématique, donc la voie de la nolonté. On comprends mieux les expressions du visage d’Onfray et autres Nietzschéens... Mais ce n’est pas de la philosophie, c’est de la phobosophie.



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    ffi 26 mars 2015 10:08

    @maQiavel
    Désolé,

    mais lorsque le mot amour a pour synonyme : estime, goût, affection, intérêt ;

    Tandis que le mot mépris a pour synonyme : mésestime, goût, désaffection, désintérêt ;

    Lesquels sont chacun parfaitement antonymes les uns des autres, ce n’est pas très difficile de percevoir que Aimer est globalement antonyme de Mépriser, que le premier marque une attirance, tandis que l’autre marque une répulsion.

     

    Vous dîtes que votre conception du langage est utilitariste, que le langage ne comporte intrinsèquement aucune vérité ? C’est pour avoir raison je suppose mais le problème pour vous est que cela vous fait prétendre en même temps que ce que vous ne dites ne comporte jamais aucune vérité. Difficile de prétendre à avoir raison en dehors de toute vérité...

     

    Laissons la description sur les méandre de l’intellect. Vous n’y avez pas accès apparemment.

     

    C’est dommage. Je pourrais entendre que le mépris puisse être un remède à un amour déraisonnable et excessif et c’est évidemment parce qu’il s’oppose à cet amour déraisonnable pource qu’il le réprime en l’intellect. En effet, c’est un moyen qui est rapporté en spiritualité chrétienne, par exemple comme partie du remède à la luxure, par mépris des plaisirs charnels. Mais ce n’est qu’un étape, la première, et c’est l’amour de Dieu qui doit être placé tout en haut.

     

    Pour revenir à ce que dit Zaratoustra, « ce n’est que de l’amour que doit s’élever le mépris ». Je note déjà que sur cette assertion, vous succombez, loin d’être un Lion, mais comme un mouton, à ce « Tu dois » de Zaratoustra... Ensuite, cette phrase est évidemment très excessive et il y manque une nuance essentielle, comme souvent avec Nietzsche, ce qui en restreint considérablement la portée : Le mépris peut être éventuellement un remède, mais seulement partiel, d’un amour excessif et déraisonnable, afin de le réprimer intellectuellement, et d’annihiler en soi, par l’intellect, toute velléité d’y succomber. Mais ceci n’est vrai que pour un amour déraisonnable, il n’y a aucune raison de réprimer en soi un amour raisonnable par le mépris.

     

    La trop grande généralité de la phrase nous fait bien comprendre la raison de l’apathie terminale de Nietzsche : il a réprimé en lui-même, systématiquement, et sans discernement, toute forme d’amour, ce sentiment qui déclenche le mouvement volontaire vers l’Objet d’affection, qu’il soit raisonnable ou non. Ayant achevé de détruire en lui-même toute impulsion affective d’agir, par son mépris systématique de ce qu’il aurait pu vouloir, il n’eut alors plus aucun moyen d’agir, d’où sa prostration finale, du fait de la perte effective de sa volonté. 

     

    Cela montre bien que Nietzsche, loin d’apporter une philosophie qui apporte une force de volonté, apporte une philosophie qui l’annihile, c’est du nihilisme, et il finit logiquement dans le rien, dans le néant. Ses odes à la volonté paraissent ainsi comme parfaitement pathétiques, des incantations désespérées pour tenter de retrouver ce qu’il perd, la volonté. En plein paradoxe, sa raison le pousse à détruire en lui-même, ce qu’il appelle pourtant de ses vœux d’avoir.



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    ffi 25 mars 2015 17:59

    @maQiavel

    Déjà, je ne ferais pas une analyse selon toute les langues, puisque je ne les parle pas. Je pense dans la langue que je connais. Toi non plus d’ailleurs tu ne les connais pas, donc ce genre d’argument est parfaitement illusoire et virtuel.

     
    Il faut mettre en rapport les cas cliniques des malades de la volonté. Les apathiques, par exemple, ils n’ont aucun problème pour définir ce qu’il serait bien qu’ils fassent, leur faculté de délibération étant intacte, ils leur manque juste le moteur du passage à l’acte qu’ils sont incapable de produire. Il y a des exemples de gens dans ce genre d’état, et Nietzsche en fut un. Mais parfois, certains qui restaient ainsi prostrés pendant des heures, suite à un acte de bravoure (sauver une dame de l’écrasement par une voiture par exemple), se sont trouvés complètement guéris de leur apathie. C’est qu’ils avaient retrouvé leur estime d’eux-même.

     

    Ainsi, se définir quelque chose comme Bien en Soi ne suffit pas.

    En fait, ce que tu n’a pas compris est assez simple : le fruit d’une délibération intellectuelle (par exemple juger la valeur d’un Objet) est mis, dans un second temps et dans l’intellect, mais à un niveau plus inconscient, en rapport avec Soi. De cette mise en rapport émerge une nouveau fruit dans l’intellect, qui décide de la mise en mouvement volontaire.

    Si "Je" se définit comme "Bien", et si "Je" définit l’Objet perçu comme "Bien", il y a alors sympathie (en l’intellect) entre "Je" et l’Objet perçu, donc affinité de "Je" pour l’Objet perçu, c’est-à-dire attirance pour le Bien tel que "Je" se l’est défini.

    Inversement, si "Je" se définit comme Bien, mais que "Je" définit l’Objet perçu comme Mal, alors il y a antipathie (en l’intellect) entre "Je" et l’Objet perçu, donc aversion de "Je" pour l’Objet perçu, donc répulsion loin du Mal tel que "Je" se l’est défini.

    Le cas pervers inverse les termes :

    Si "Je" se définit comme Mal, et que "Je" définit l’Objet perçu comme "Bien", alors il y a antipathie (en l’intellect) entre "Je" et l’Objet perçu, donc aversion de "Je" pour l’Objet perçu, c’est-à-dire répulsion loin du Bien tel que "Je" se l’est défini.

    Inversement, si "Je" se définit comme Mal, et que "Je" définit l’Objet comme "Mal", alors il y a sympathie entre "Je" et "Lui", donc affinité de "Je" pour l’Objet, c’est-à-dire attirance pour le Mal tel que "Je" se l’est défini.

     

    Le cas pervers résulte en souffrance par l’incapacité d’agir selon ce qu’on estime Bien, donc soit en attitudes suicidaires, soit en l’inhibition par soi-même de toute forme d’action pour éviter de faire des bêtises. C’est ce que la psychanalyse et autres méthodes de régulation morale essayent de soigner. Ce soin passe par une prise de conscience de soi et un travail moral à cet endroit, pour rétablir une bonne estime de Soi (réconforter, se réconcilier avec soi-même).

     

    Mais puisque tu es en bonne santé morale, c’est donc que tu racontes n’importe quoi :

    quelques synonymes de mépris : dédain, affront, refus, rebuffade, mésestime, camouflet, avanie, inconsidération, indignité, morgue, négation, pilori, pitié, hauteur, désintérêt, désaffection, dérision, dégoût, déconsidération, distance, couleuvre, arrogance, superbe.

    quelques synonymes d’amour : passion, attachement, affection, flirt, amourette, caprice, tendresse, coeur, adoration, fanatisme, galanterie, liaison, inclination, dévotion, désir, bagatelle, badinage, ardeur, chaleur, goût, toquade, passade, fantaisie, enthousiasme, béguin, vénération, sentiment, intrigue, engouement, dévouement, tendance, sens, relation, penchant, flamme, culte, bluette, plaisir, grâce, feu, délicatesse, bouillonnement, aventure, amitié, mouvement, intérêt, idolâtrie, ferveur, entente, concupiscence, bricole, batifolage, babiole, piété, marivaudage, folie, charité, association, amusement, altruisme, admiration, mariage, mysticisme, pulsion, sensibilité, éros, fréquentation, fraternité, ange, biquet, enfant, estime, fièvre, dilection, faible, fleurette, hymen, hyménée, ivresse, maladie, passionnette, philanthropie, putto, touche, coup de foudre, coquetterie, Cupidon, Vénus, affect, amativité, archer, archerot, baise, concubinage, conquête, contemplation, Aphrodite...

    En me disant que tu ne peux mépriser que ce que tu aimes, tu me dis que tu ne peux mésestimer que ce que tu estime, te désintéresser que de ce qui t’intéresse, être dégoûté que par ce que tu goûtes, être distant qu’avec ce qui t’attache, à quoi tu t’associes et à quoi tu te lies, tenir en désaffection que ce que tu tiens en affection, refuser que ce vers quoi tu inclines et ce vers quoi tu penches, faire affront qu’à l’objet de ton dévouement, envoyer des rebuffades qu’à l’objet de ta galanterie, donner des camouflets qu’a l’objet de ta tendresse, déconsidérer que l’objet de ton engouement,...etc

     

    Il y a des limites à raconter n’importe quoi...



  • vote
    ffi 25 mars 2015 16:23

    @cathy30
    L’or ne me semble pas un bon étalon monétaire, même si c’est au moins un étalon. Ce qui est analogue à la monnaie, qui permet le travail économique, d’un point de vue physique, c’est la puissance, qui permet le travail au sens physique.

    Une monnaie crédible doit donc se fonder sur une puissance physique.

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