merci pour la précision qui confirme ce que je disait de manière très sommaire.
Pour ce que vous écrivez à la fin, si vous voulez la perfection, pourquoi accepter les tares du système actuel ?
La question à laquelle il faut répondre est de savoir lequel est le plus conforme à votre éthique et/ou le plus viable et soutenable.
Je vais vous donner un exemple de manière de raisonner et de poser les éléments de bases.
Le principe du mérite personnel implique la juste rétribution sur la base où c’est le temps de vie des êtres qui est la mesure de la valeur de la redistribution qui fera le montant de votre propre rétribution.
Ce temps de vie ne se mesure pas par l’égalité absolue, mais l’égalité relative et qu’on appelle l’équité.
Aussi, il faut considérer plusieurs variables dont il faut calculer les rapports d’équilibre entre ces variables.
Autrement dit, entre la connaissance, maitrise, expérience, dangerosité, pénibilité, et le besoin pour satisfaire aux besoins de production d’une manière génélrale.
après, il y a la compétence, l’inventivité, l’innovation ou encore le gain de rendement qui permet de réduire le coût humain en terme de temps dédié à la production. Dans un tel système,
Cela nécessite donc d’utiliser les bourses, mais leurs réglages ne sont plus les mêmes.
Bref, ce sont les besoins et aspirations secondaires limités par les contraintes de manière générale disons environnementales de chacun qui vont définir la somme de temps nécessaire à dédier à l’activité productrice qui va commander. Au delà, on est dans l’activité non productrice !
J’oublia, vous évoquez Daniel Costel, j’adorait son ou ses émissions racontant l’histoire comme des inventions ou de l’aviation. Sa voix m’hypnotisait, rendait son récit fascinant. j’ai jamais retrouvé cette impression chez un autre narrateur.
On peut noter qu’en même temps où la population était moins nombreuse, les moyens d’exploiter la terre l’était tout autant. Aujourd’hui, un seul agriculteur avec les machines qu’il dispose peut produire autant que 100, voir 1 000 personnes tout seul. Et l’usage d’engrais, de graines génétiquement modifiées et des produits phytosanitaires, font que son rendement se voit d’autant plus décuplé.
Autrement dit, même si vous êtes peu nombreux, si vous ressources sont faible et que des conditions climatiques ruine votre récolte et que vous provision sont faible, vous avez alors le choix entre l’autophagie ou aller voir chez le voisin. Les vikings sont connus pour cette pratique !
D’autant que dès lors où vous cultivez la terre et que vous vous sédentarisez, cela attire l’intérêt de ceux qui ne cultivent pas. Idem pour les éleveurs.
Ensuite, le facteur déterminant pour définir la hiérarchie est la compétence. Celui qui fait preuve le plus de bravoure et d’intelligence pour attaquer ou défendre avec le maximum d’économie de moyens s’impose souvent très rapidement et s’il y a un chef qui fait preuve d’incompétence, le remplace généralement très vite.
Après, il y a le jeu des alliances et coalitions telles que vous les avez soulignez.
Ainsi, 10 hommes avec de grands talents au combats, peuvent s’imposer à 100 hommes voir beaucoup plus qui n’ont pas le même talent et ne sont pas organisés ou un chef incompétent. Par exemple, quand Darius fuit devant Alexandre le Grand, il finira par être assassiné par ses hommes pour son incompétence.
On trouve dans l’histoire des cas fameux où une poignée d’hommes résolus et très bien organisés vont résister voir s’imposer face à un ennemi 10 fois voir beaucoup plus en nombre.
Le cas fameux des 300 dans la Grèce antique. Ou bien d’un Surcouf qui avec 14 hommes d’équipage a attaqué et pris d’assaut un navire amiral espagnol avec je crois plus de 400 marins et soldats. Un exploit qu’on croirait sortie d’un film d’Hollywood et impossible dans la réalité. Pour motiver ses hommes, il leur avait bien dit qu’il n’y avait pas de solution de repli, c’était vaincre ou mourir. Si Napoléon lui avait donné le commandement de la flotte français à Trafalgar, je doute que les anglais aurait gagné,l’homme était bien trop malin et rusé pour se laisser berner par Nelson. Mais Napoléon lui avait dit qu’il ne le pouvait pas, alors Surcouf est reparti de son coté !
La guerre est par définition un état d’urgence permanent qui nécessite un chef, que ce soit pour attaquer ou se défendre, c’est le principe même de la guerre lorsqu’elle implique un nombre conséquent d’homme qui impose le chef. Après, toute la difficulté est de maintenir son statut de chef en temps de paix et c’est là qu’entre en jeu de trouver les moyens de sacraliser, sanctuariser ce statut lorsqu’il n’y a plus d’ennemi déclaré. Chacun sa méthode. Chez les romains, Rome était devenu une ville sous la seule autorité de l’empereur avec sa garde prétorienne et qui interdisait à l’armée d’entrer dans Rome ! L’astuce étant que celui qui veut prendre la succession, à lui aussi besoin de sanctuariser sa position et donc, cela l’oblige à respecter la loi ou bien de trouver un meilleur moyen.
Chez les loups, l’organisation hiérarchique est fondamentale et d’une rare intelligence collective. Le chef n’est pas celui qui est le plus féroce et sanguinaire, mais celui qui sait être le plus habile. Les vieux et les jeunes loups sont tous protégés à l’intérieur de la meute par les loups les plus forts.
Lorsque la situation d’une communauté devient critique, soit elle est détruite, soit celui qui démontre sa compétence en trouvant la solution qui sauve la communauté devient le chef et le précédent, s’il en existe un, est remplacé.
Autrement dit, à l’intérieur d’une communauté, ce n’est pas la compétition entre les membres qui doit s’imposer, mais la compétition entre les projets ou ici, dans sa capacité à trouver la solution à la menace et vaincre. C’est exactement le même principe qui s’applique dans une entreprise ! Le pdg de Total qui a été assassiné en Russie était passé de simple agent à pdg, donc, a gravit les échelons en relativement peut de temps en démontrant ses extra-ordinaires compétences.
Donc, il est bien impossible de séparer les deux principes de compétition et de coopération, car ils forment ensemble une dualité inclusive, c’est à dire, que l’un sert l’autre et qu’il s’agit alors de savoir quand c’est un sens qui commande plutôt que l’autre.
C’est pourtant facile à voir et comprendre, une fois qu’on l’a vu ! Principe de " fractalisation" de l’espace-temps.
merci pour votre commentaire qui exprime bien ma pensée, mieux que saurais le faire.
On retrouver d’ailleurs ce principe pour sacraliser le roi dans l’occident.
Alors, la forme peut différer d’un lieu à l’autre, comme en Asie où le chef suprême peut être aussi le chef spirituel ou dans l’Egypte ancienne ou en Amérique du Sud, mais pour imprimer cette idée de sacralité du chef, cela peut passer que par la relation au monde des esprits.
Je retiens le terme "hétérarchique" que je ne connaissais pas et on peut observer qu’en Amérique du Nord, ceux-ci vont conserver le rapport hétérarchique et qui va permettre l’interdiction de la prise de pouvoir du chef à l’intérieur de la communauté ou nation. Son pouvoir de commandement étant uniquement en cas de guerre avec un ennemi extérieur.
je reviens sur votre commentaire et pour complémenter ma réponse précédente.
Vous écrivez
Je
rappelle que nous parlons bien de la configuration du prédateur humain qui s’empare
du pouvoir grâce à la guerre ou à la menace de guerre. Ça veut donc dire qu’avant
la guerre ou la menace de guerre qui permet de créer l’état d’urgence et tout
ce que vous avez mentionné, ce prédateur avait déjà à disposition des soldats qui
lui obéissent. Et c’est logique : son armée est ici l’arme qui lui permet
de créer une situation d’urgence pour s’emparer du pouvoir et prélever l’impôt.
Pas nécessairement !
de mon point de vue, la constitution d’une armée peut se faire en réaction à une menace extérieure et c’est même souvent de cette façon qu’elle se constitue. Autrefois, cela fonctionnait comme cela, des tribus ou communautés réduites en nombre mais partageant des liens familiaux et culturels s’unissant pour résister à un envahisseur, lui même pouvant être motivé à aller voir ailleurs en raison de problèmes de limites de ses ressources où plutôt que de pratiquer l’autophagie, va lancer des expéditions de pillages voir coloniser d’autres espaces environnant.
Dans les deux cas, il faut désigner un chef de guerre.
Lorsque la menace devient permanente, alors, elle va nécessiter d’avoir une armée permanente et donc, un chef permanent qui va pouvoir asseoir sa domination, car il aura le temps de s’imprimer dans l’imaginaire collectif.
Maintenant, le choix du chef se fait sur la base de celui qui s’impose de par sa force,, intelligence ou charisme ou tout à la fois. Une fois établie, tout l’art est alors de maintenir cet ascendant et d’arriver à le transmettre à sa progéniture. Il pourra donc se maintenir d’autant plus que la menace extérieure est permanente. Il ne faut pas oublier aussi que le respect de l’autorité du chef suprême par les chefs subalterne, implique aussi leur propre autorité à leur propre niveau.
Cela ne va pas fonctionner forcément du premier coup. Après, il y a tout ce que j’ai pu écrire dans le précédent commentaire. le processus est donc long et fonctionne par récurrence et itération consistant à multiplier les tentatives en modifiant la méthode jusqu’à trouver la bonne. La récursion qui définit l’ordre premier étant la volonté de prédation ou domination sur ses congénères.
Cela aboutit à l’édification d’une société divisé en castes d’autant plus que cette société est structuré sur la division du travail, donc, la spécialisation. Là où la division du travail n’existe pas, l’émergence de caste ou classe sociale est moins marqué, voir inexistante.
ainsi, si vous prenez l’histoire de France, c’est ce que vous pouvez observer, mais vous pouvez l’observer aussi en Chine, en Amérique ou en Afrique.
Mais on retrouve toujours comme fondement de base à l’émergence du culte du chef, la résistance à l’ennemi extérieur ou bien pour envahir un territoire extérieur.
Il y a donc un lien de causalité avec la démographie et les limites des ressources disponibles qui sera le moteur de la colonisation de la terre avec la volonté de prédation.
De mon point de vue, si la noblesse anglaise s’est associée à la bourgeoisie contre le roi, c’est qu’elle avait bien comprise que sans elle, elle ne pourrait pas conquérir des territoires déjà peuplé, il lui fallait pour cela détenir des armes lui permettant avec peu d’hommes de vaincre des peuplades 10 ou 100 fois plus nombreux.
Or, l’intérêt ne se commande pas par la contrainte, mais par l’appât du gain.
Mais le but reste bien le même, exercer sa prédation sur autrui. Seul les moyens ou la forme évoluent, jamais le fond qui reste toujours invariant quelle que soit l’échelle ou le domaine auquel on l’applique.
Merci pour la précision, mais il n’en reste pas moins vrai que ce n’est pas eux qui en ont tiré un profit en terme de milliards si ce n’est la reconnaissance de la communauté scientifique.
ils ont considérés qu’ils tiraient leur intérêt de leur utilité, tandis qu’un pur prédateur capitaliste lui fait l’inverse, il tirent son utilité de son intérêts, autrement dit, ils considèrent uniquement leur intérêt et non l’utilité qui fait que par exemple, si vendre du poison comme médicament leur permet d’engranger d’énormes profits, ils n’hésiteront pas un instant, tout comme polluer l’environnement et laisser la merde à ceux qui y vivent, etc.
Bref, la relation n’est pas commutative !
Ainsi, l’intérêt général ne peut pas être la somme des intérêts particuliers, mais uniquement la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale qui définit l’intérêt général.
Ceci, parce que les intérêts de chacun ne sont pas tous convergents, mais pour une bonne partie divergents et plus rarement, indifférents l’un à l’autre. De fait, on peut uniquement considérer l’utilité d’où chacun peut tirer son intérêt. Autrement dit, plus on trouve le moyen d’être utile, plus on pourra en exiger une récompense en relation avec les autres. Soit en terme monétaire soit en terme immobilier soit les deux.
Ce qui renvoi à la maxime selon laquelle nul ne devrait pouvoir prétendre à plus de droits (monétaire et immobilier) qu’il accomplit de devoirs par lui même et nul ne devrait se voir exiger plus de devoirs qu’il réclame de droits pour lui même.
Bon, un tel système comporte ses propres défauts et limites, mais aucun système est parfait, il est seulement adapté à un environnement là où un autre voit ses défauts menacer l’équilibre précaire de la société.